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Elu avec 36,56% : Le parlement ne souffre pas d’illégitimité
Publié le samedi 17 decembre 2011   |  Nord-Sud




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Même s’il est loin des 50%, le taux de participation au scrutin législatif est largement au-dessus des projections du Front populaire ivoirien (Fpi) qui parlait tantôt de 14%, tantôt de 20%. La question cruciale demeure toutefois. Elu avec 36,56%, ce parlement est-il légitime ? Mardi, le chef de la mission d’observateurs électoraux du Comité interparlementaire de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Cip-Uémoa) s’est prononcé sur la question.

« A partir de quel pourcentage juge-t-on le taux de participation d’une élection législative suffisant pour légitimer un parlement ? », s’est interrogé Abdourahmane Saw. L’on venait de lui demander si le taux de participation au scrutin ne posait pas le problème de la légitimité de l’Assemblée nationale. Le député sénégalais a fait remarquer qu’il ne faut pas comparer le taux de participation au présidentielles à celui des législatives. Le second scrutin, a-t-il confié, suscite généralement moins d’engouement.

« On ne peut pas faire de comparaison entre ces deux élections mais entre les taux de participations de diverses législatives », a-t-il suggéré. Abdourahmane Saw a rappelé qu’en 1990, les électeurs ont voté à hauteur de 32% tandis qu’en 2000, ils sont 33% à l’avoir fait. Mais là, a-t-il argumenté, c’était au moment où la Côte d’Ivoire était stable. Et, de préconiser : « il faut éviter de partir du taux de participation pour dire que le parlement est légitime ou pas. Surtout que cela peut être le résultat de problèmes politiques. La légitimité des députés vient du travail qu’ils feront au parlement ».

Pourtant, dans un contexte de longue crise postélectorale, 36,56% des Ivoiriens ont voté. Un chiffre au-dessus de ceux de 1990 et de 2000. De quoi clouer le bec à ceux qui brandissaient l’épouvante d’un probable faible taux de participation pour se convaincre de leur importance dans le microcosme politique.

Bamba K. Inza

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