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Au Pays-Bas pour la Noël : Koenders refuse de voir Gbagbo
Publié le samedi 24 decembre 2011   |  Le Mandat


Onuci
© Abidjan.net par EMMA
Onuci : Albert Koenders à Abidjan - Abidjan.net
Lundi 24 octobre 2011. Abidjan. Albert Gerard Koenders, le nouveau chef de l`Opération des Nations unies en Côte d`Ivoire (Onuci) accueilli à l’aéroport d’Abidjan


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Le Néerlandais Bert Koenders, patron de l’Onuci, présent depuis le jeudi 23 décembre dernier aux Pays-Bas pour les fêtes de Noël, en a profité pour effectuer un passage de 30 minutes sur la Radio 1 [Première chaine publique d`actualité en termes d’audience]. C’était ce jeudi soir, au micro de Margreet Reijntjes, animatrice de l’émission « Twee dingen » qui passe tous les jours ouvrables, entre 20h et 20h30. Durant cette demi-heure, Koenders a parlé de sa vie au quotidien en Côte-d’Ivoire, sans aborder les questions de fonds. On peut retenir de cette apparition que le politicien social-démocrate Koenders est heureux de retrouver sa famille et ses amis. Il s’est dit content de retrouver une liberté de mouvements qu’il n’a pas en Côte-d’Ivoire, où il est constamment sous la protection de gardes du corps. «Je dois éviter les polémiques et une telle visite n’est pas un bon signe. Elle n’est pas opportune pour mon fonctionnement, j’ai de lourdes responsabilités. Je dois savoir rester indépendant. Gbagbo n’est plus sous la responsabilité de l’Onuci», argumentera Bert. Surtout que l’ancien président Laurent Gbagbo est incarcéré à la prison de La Haye. «La situation retrouve la normalité, mais reste difficile sur le plan humanitaire et sécuritaire. C’est une expérience intéressante, mais être constamment sous protection, même à mon domicile d’Abidjan, n’est pas chose facile. Il m’a fallu m’y habituer, ainsi qu’à la misère et aux souffrances des populations. La violence, même si elle n’est pas comparable à celle durant la crise postélectorale avec des cadavres dans les rues, reste présente de façon sporadique», a dit Koenders, avant de citer en exemple les dernières tueries commises par «les forces gouvernementales» à Vavoua. «La Côte-d’Ivoire est un pays très français par la langue, le système politique, les petites manières, l’histoire. L’Afrique, un continent en pleine croissance, connait d’autres habitudes» et Koenders qui a plus de 90% de son personnel non Européen a du apprendre à s’y faire. «Le style de management est aussi différent», affirmera-t-il. «Au Pays-Bas, nous sommes plus directs dans nos contacts et plus rapides dans nos prises de décisions. Les collaborateurs n’attendent pas tout du patron. Là-bas, sans être un « dictateur » j’ai appris à donner des ordres, appris à être plus ferme. Ils attendent presque tout du patron. Il y a plus de hiérarchie dans leur système, comme en France, dans les relations professionnelles. Récemment en visite dans un camp de refugiés/déplacés j’ai du personnellement et urgemment ordonner l’évacuation de 4 malades qui, n’eut été ma présence ce jour, seraient décédés. J’étais très en colère contre les responsables Onuci de ce camp qui ont laissé les choses trainer. Je parcours le pays tout entier, surtout la région Ouest. J’ai aussi appris, en tant que le chef, à arriver aux rendez-vous à l’heure. Ce qui n’est pas une de mes qualités, comme peuvent en témoigner mes anciens collègues de parti, députés ou ministres, à La Haye». Globalement, on peut retenir que Koenders est en Hollande pour quelques jours et que son retour sur Abidjan pourrait être précipité, si la Cour constitutionnelle termine son travail et qu’il est appelé à aller certifier les résultats des législatives. Enfin qu’il ne rendra pas visite à Laurent Gbagbo dans sa prison de La Haye.

Patrick N’Guessan

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