Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Annonces    Cuisine    Nécrologie    Publicité
class=logo NEWS


Accueil
News
Société
Article



Dernières dépêches



Comment

Société

Interview / Anne Désirée Ouloto previent : “Les actions vont se poursuivre”
Publié le mardi 17 janvier 2012   |  Le Patriote


2è
© Abidjan.net par Prisca
2è tour de la présidentielle 2010: Le porte-parole principal du candidat du RHDP, Albert Mabri Toikeusse face à la presse
Mercredi 17 novembre 2010. Abidjan. Maison du RHDP à Cocody Ste-Marie. Le porte-parole principal du candidat Alassane Ouattara, Albert Mabri Toikeusse anime une conférence de presse, entouré de son équipe composée de Maurice Kakou Guikahué, Joël N’Guessan et Mme Anne Ouloto (photo)


Vos outils
height=28

PARTAGEZ


Après six mois passés à la tête du ministère de la Salubrité urbaine, Anne Désirée Ouloto a rencontré la presse pour faire le bilan de son action. Dans cet entretien, elle fait le bilan.

Le Patriote : Mme le Ministre, après six mois passés à la tête de ce département ministériel
quel bilan faites-vous de vos actions ?

Anne Désirée Ouloto : Je reste insatisfaite. Je trouve le bilan mitigé. Les populations ne se sont pas encore appropriées l'opération pays propre. Il y a toujours des risques de rechute, des tentatives de recolonisation des sites déguerpis. A certain endroits la ville est toujours sale. Or, nous voulons que la ville soit toujours propre.

L.P. : Qu'est-ce qui n'a pas marché ?

A.D.O. : C'est le manque de relais dans les communes. C'est également le manque d'adhésion des populations.

LP : Ce ne sont plus les bulldozers qui viennent détruire les sites, mais vous tenez plutôt des séances de sensibilisations avec des populations cibles.

A.D.O. : Il n'y a pas de changement de cap en tant que tel. Et les actions vont se poursuivre. Nous voulons aller au fond des choses. Mais régler les problèmes à la racine. Et la racine, c'est l'éducation des populations. Nous voulons un comportement nouveau. Pour obtenir cela, il nous faut l'adhésion des populations. D'où la nécessité des séances de sensibilisation. Mais il faut que la population comprenne que la sensibilisation sera assortie de sanction. Car si on sensibilise, c'est parce qu'on considère que la population doit s'approprier ce nouveau mode de vie. Il y aura donc des sanctions.

L.P. : Vous avez commencé par les transporteurs et les commerçants. Jusqu'où comptez-vous aller?

A.D.O. : Nous comptons parler avec toutes les personnes concernées par les questions de salubrité. Nous allons également approcher les forces de défense et de sécurité. Vous constatez qu'il y a énormément de tas d'immondices dans les corridors et postes de police. Ces lieux sont devenus des poches d'insalubrité. Les populations déversent les ordures devant nos forces de l'ordre (policiers et gendarmes) sans qu'elles ne réagissent devant ce comportement d'incivisme. Pourtant, au Ghana à côté, cela ne se fait pas. Là-bas, les forces de l'ordre sont des agents sensibilisateurs. Ils verbalisent même la population et l'oblige à changer de comportement. C'est donc dire que nous avons besoin des forces de l'ordre pour mener à bien la lutte. Nous allons sensibiliser les élèves et étudiants et tous ceux qui ont une possibilité de s'adresser à des populations. Notamment les chefs traditionnels, les religieux.

L.P. : Qu'attendez-vous des élus locaux?

A.D.O. : Les maires participent à nos réunions. Mais, je déplore le manque de relais. Lorsque nous prenons des décisions ensemble et qu'il s'agit de les appliquer, j'attends des maires qu'ils assurent le relais dans l' l'exécutions de ces engagements pris de commun accord. Et à ce niveau, jusqu'à présent, je reste sur ma faim.

L.P. : Vous venez de dire que la sensibilisation sera assortie de sanction. On Allez-vous mettre en place un arsenal juridique ?

A.D.O. : Dans les tout prochains jours vous verrez. Mais de façon générale, en matière d'insalubrité, la sanction consiste à faire payer au contrevenant des amendes. Et ces amendes partent de 1000F à 150 000FCFA selon la gravité des cas.

L.P. : Les Ivoiriens attendent toujours la désignation officielle de l'entreprise qui sera chargée de la gestion intégrée des déchets ménagers. A quoi devra-t-on s'attendre avec ce nouveau mode de gestion une fois l'opérateur désigné ?

A.D.O. : La gestion intégrée est un système de gestion qui part de la pré-collecte à la valorisation des ordures, en passant par leur ramassage. Les ordures ne seront donc plus abandonnées dans une décharge ouverte comme on le voit à Akouedo. Elles seront convoyées dans un centre de traitement, donc de valorisation, et transformées. On peut par exemple les transformer en électricité. Nous n'aurons plus à faire à des ordures à l'air libre. Certes, des ultimes seront incinérées ou enfouies dans des centres d'enfouissement technique. Logiquement la Direction des marchés publics sort de son conclave d'analyse des dossiers, aujourd'hui (NDRL hier). Nous attendons qu'on nous communique les résultats. Nous pensons donc sous huitaine, au plus tard, on devra connaître l'opérateur nouveau qui aura en charge la gestion des ordures dans le District d'Abidjan. Il aura au plus tard, la fin du mois de février pour commencer à exécuter sa mission.

Par DM

LIENS PROMOTIONNELS