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Agence Ivoirienne de la Coopération Francophone (AICF) : Les chantiers qui attendent Zoro Epiphane
Publié le mardi 17 janvier 2012   |  Le Patriote


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Samedi 31 décembre 2011. Abidjan. Palais présidentiel. Message à la Nation du chef de l`Etat, SEM Alassane Ouattara


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Révolutionner l'Agence Ivoirienne de la Coopération Francophone (AICF). C'est assurément l'intention des autorités ivoiriennes en nommant le magistrat Zoro Epiphane Ballo en qualité de Directeur général de cette institution. Depuis, vendredi dernier, le nouveau DG, qu'il est, a pris fonction en remplacement de Constance Yaï, elle, nommée à ce poste par le chef de l'Etat en juillet dernier.

Aujourd'hui, au moment où le juriste- expert des droits de l'Homme prend les rênes de cette structure- il a été l'un des fondateurs du Mouvement Ivoirien des Droits de l'Homme (MIDH)- tout le monde sait que l'AICF est une institution minée, en interne, par une crise qui a fini par installer une atmosphère des plus délétères. Et pour permettre à cette structure, importante dans la promotion des activités de l'Organisation Internationale de la francophonie (OIF) en Côte d'Ivoire, de jouer son rôle régalien, le remplaçant de Constance Yaï doit, dans un premier temps, ramener la sérénité au sein du personnel.

La clef de cette sérénité, est de remettre effectivement les vrais agents, fonctionnaires et contractuels régulièrement employés, au travail par une politique managériale rigoureuse. Cette politique qui place « la personne qu'il faut à la place qu'il faut », comme le souhaite le Président de la République Alassane Ouattara dans les structures publiques et même privées. Zoro Epiphane Ballo, tous les Ivoiriens s'en souviennent encore, est ce jeune juge du tribunal de Dimbokro qui avait signé, en toute indépendance et en toute honnêteté, le certificat de nationalité de l'actuel président de la République alors opposant charismatique au régime d'alors. Cet acte avait valu à l'homme de droit le courroux du régime en place à cette époque. Certainement avec toutes ces valeurs qui caractérisent l'homme, l'on ne doute pas, un seul instant, qu'il débusque sans complaisance, « les agents fictifs ou sans qualification recrutés par l'ancienne directrice et dont elle souhaitait l'embauche immédiate », comme l'explique une source proche de l'AICF.

Impulser une nouvelle dynamique à l'institution

L'autre dossier, qui attend Zoro Ballo, est celui d'amener l'AICF à jouer son rôle régalien. Celui d'enraciner, par des œuvres citoyennes et multisectorielles, les actions de l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF). L'AICF, qui est l'outil de "la diplomatie culturelle", doit être une interface entre l'OIF et les populations ivoiriennes afin qu'elles perçoivent réellement le rôle et les attributions de l'institution qui reste encore trop peu connue du grand public.

En réalité définitive, l'AICF est un instrument incontournable pour le repositionnement de la Côte d'Ivoire dans le concert des nations. L'ancien juge de Dimbokro en a conscience. Lui qui a également une connaissance affinée des notions de "citoyenneté", d'"l'Etat de droit" etc. maîtrise aussi le fonctionnement des institutions internationales.

Récemment en service au sein de la représentation des Nations Unies en République Démocratique du Congo (RDC), Zoro saura mettre son expertise au service de l'AICF afin qu'elle soit un véritable levier du retour de la Côte d'Ivoire dans le concert des nations. C'est, sans doute, pour toutes ces raisons que le ministre de la Culture et de la Francophonie, Maurice Bandaman, autorité de tutelle de l'AICF, a bien voulu proposer au chef de l'Etat la nomination de Zoro Ballo. Et les premiers mots du promu, lors de sa prise de fonction, laissaient entrevoir clairement ses ambitions pour l'institution dont il tient désormais les rênes: « C'est une structure importante pour la promotion de la diversité culturelle et politique. Nous devons travailler dans la continuité (…) afin de relever le défi de la confiance placée en nous par le Président de la République en nous nommant à ce poste de responsabilité (…) ».

Jean-Antoine Doudou

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