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CAN-2012 - Mali - Giresse: retour joyeux au Gabon (ENTRETIEN)
Publié le mercredi 25 janvier 2012   |  AFP




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LIBREVILLE - Le sélectionneur du Mali, Alain Giresse, qui a commencé la CAN-2012 par un succès sur la Guinée 1 à 0, retrouve avec plaisir le Gabon, un pays où il reste très populaire après avoir entraîné cette équipe de 2006 à 2010 avant d`être écarté malgré un bilan respectable.

A son arrivée au Gabon, l`ancien international français avait repris en main une équipe "moribonde" pour bâtir l`ossature de la formation actuelle.

S`occupant de tout, de l`intendance en passant par l`administratif (fax, billets), en marge de la Fédération, il avait convaincu de nombreux joueurs de revenir en sélection, placé des joueurs locaux en Europe et fait naturaliser le Brestois Moïse Brou Apanga.

Il avait conduit en 2010 les Panthères à leur première qualification pour une Coupe d`Afrique des nations depuis 2000. Ses mauvaises relations avec la Fédération ont débouché sur son éviction en 2010 alors qu`il pensait diriger l`équipe pour la CAN-2012.

Mardi au stade de Franceville, il a été accueilli par de nombreux supporteurs aux cris de "Il est Gabonais !", signe d`appréciation de son travail.

Q: Comment vivez-vous le retour au Gabon ?

R: "C`est touchant de voir cette sympathie. Dès l`aéroport (de Franceville où est basée la sélection du Mali), les gens me saluaient. Ils n`arrêtaient pas de me dire "Bienvenue chez toi". Ca fait plaisir de revenir ici, de revoir les gens. C`était agréable de vivre au Gabon, je m`y sentais bien. Certains me disaient "Il est Gabonais !" J`ai revu des gens que je connaissais, des arbitres, des gens de la Fédération... Ce n`est pas parce que j`avais un
problème avec le président de la Fédération que j`ai un problème avec les gens
de la Fédération. Je ne confonds pas".

Q: Vous avez une revanche à prendre ici ?

R: "Pas du tout. Je ne vois pas les choses comme ça. Je n`ai pas besoin de ça. Il suffit de prendre mon bilan. La réalité parle pour moi. Je suis fier de ce que ce j`ai fait. J`ai la conscience tranquille. On me dit +Pourquoi es-tu parti ?+, je réponds +Mais, je ne suis pas parti. Je comptais rester+. Je me rappelle de la situation quand je suis arrivé. Il n`y avait rien. L`équipe était moribonde. Personne n`osait plus prononcer le mot Panthères... On a
frôlé la Coupe du monde, on s`est qualifié pour la CAN. On a redonné du lustre et de l`éclat aux Panthères. Tant mieux. Il n`y a qu`à mesurer le travail accompli".

Q: Avez-vous eu des contacts avec les joueurs gabonais depuis que vous êtes là ?

R: "Pourquoi seulement depuis que je suis là ? Je suis en contact permanent avec les joueurs. Je suis content pour eux qu`ils aient gagné. Je continue de suivre le Gabon d`un oeil personnel sympathique mais je ne m`en occupe plus (des choix sportifs)".

Q: Que gardez-vous comme souvenirs du Gabon ?

R: "Malheureusement, j`ai tout vécu au Gabon. Il y a eu des moments très forts sur le plan professionnel mais aussi personnel. Il y a quand même eu un joueur décédé (en février 2008, Guy Tchingoma, d`orgine congolaise, que Giresse avait fait naturaliser). Il s`est passé beaucoup de choses (Giresse avait notamment reçu des menaces de mort après une défaite de l`équipe B).

Mais j`ai aimé vivre ici. La vie est agréable, les gens sont sympathiques. Sur le plan professionnel, je garde comme meilleur souvenir la montée en puissance des Panthères".


Q: Pour le dernier match vous jouez à Libreville...

R: "Et là je connais encore plus de monde. J`espère que les Gabonais soutiendront le Mali au nom de notre amitié !"


Q: Vous avez commencé avec une victoire. Tout se passe bien...

R: "Evidemment, c`est une satisfaction. Quand tu gagnes, c`est toujours bon. Mais rien n`est encore fait. Il reste 6 points en jeu et il faut en prendre encore. Le Botswana est annoncé comme le plus faible, mais tout peut arriver. Il y a beaucoup de surprises. Rien n`est acquis".

Q: Les absences de Sissoko et Kanouté freinent-elles vos ambitions ?

R: "Qu`est-ce que vous voulez que je vous dise ? Ils ne sont pas là, ils ne veulent plus jouer. Quant à Diarra, il n`a pas de club. Le Mali n`a plus ces individualités, il faut faire une équipe."

Q: L`objectif du Mali ?

R: "Je ne sais pas. Nous sommes ambitieux. On veut le maximum mais commençons par sortir de la phase de poules, et on verra".

Propos recueillis par Patrick FORT

pgf/bvo/chc

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