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Equipement de la police en véhicules / Pour des pacotilles : La Côte d’Ivoire vendue à la France
Publié le vendredi 3 fevrier 2012   |  Le Temps


Coopération
© Présidence par Aristide
Coopération / Visite d`Etat du Président ivoirien en France: Alassane Ouattara à Paris
Mercredi 25 janvier 2012. Paris (France). Le chef de l`Etat ivoirien, SEM Alassane Ouattara entame, en compagnie de son épouse Dominique, une visite d`Etat de trois jours. Photo: le cortège du Président Ouattara quittant la place des Invalides


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Le tambour a parlé. Et continue de le faire. Le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur Hamed Bakayoko a rencontré son homologue français Claude Guéant à Paris lors de la récente visite de Alassane Dramane Ouattara. Le fruit de cette rencontre ? La police ivoirienne sera bientôt dotée de «véhicules neufs». Voilà l’objet du boucan du pouvoir. C’est la deuxième fois que de retour de Paris, Hamed Bakayoko fait faire ce tapage. Et en fait de véhicules offerts à la police, c’étaient des «tacots», France-au-revoir, que Paris lui a donnés, pour enfumer Abidjan, pour une contrepartie qu’on ne peut imaginer. Et pour cela, on fait du bruit. Mais pour équiper sa police ne serait-ce que de simples matériels roulants, un pays comme la Côte d’Ivoire, a-t-il vraiment besoin de dépendre d’un autre ? Est-ce cela, le contenu de l’accord colonial que Ouattara vient de signer avec la France ? Tout doit venir de la France ? Notre police, notre gendarmerie, notre armée… Tous leurs besoins, jusqu’aux tenues, doivent être satisfaits par la France ? Même pour changer une roue crevée, il faut se référer à la France ? Avec Gbagbo au pouvoir, alors que tous les bailleurs de fonds ne lui étaient pas favorables, la Côte d’Ivoire n’était pas descendue si bas. Avec ses budgets sécurisés, le pays s’offrait ce minimum. Même sous le Général Robert Guéi, à qui la communauté internationale avait tout fermé, la Côte d’Ivoire pouvait doter sa police de véhicules, sans tapage. Comment comprendre que Ouattara qui est «le Président de la communauté internationale» soit incapable de fournir le minimum à son pays sans que cela ne provienne de Paris ? A quel niveau du sous-sol de la dépendance entend aller le pouvoir avec le pays ? Comment un tel pays peut-il prétendre devenir le plus puissant de la sous-région ? Lorsque, de sa résidence au Palais présidentiel, et au Palais même comme à la résidence, Ouattara est sous la protection d’un autre pays, où peut aller son pays dans le développement ? On le voit, pour des pacotilles, la Côte d’Ivoire est vendue à la France. Mais qu’on se garde de nous distraîre. Les Ivoiriens sont bien perdants dans cette coopération.

Germain Séhoué

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