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Yopougon / Affaire Yao Yao Bertin refuse de payer ses dettes Rien que des affabulations
Publié le vendredi 17 fevrier 2012   |  Le Democrate




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Depuis quelques jours, une certaine presse se plait à faire circuler l’information selon laquelle, le maire de Yopougon, Yao Yao Bertin refuserait de payer une dette contractée dans le cadre de l’équipement de sa résidence.

La société dénommée Ets Cedres à laquelle, le successeur de Gbamnan Djidan a confié ces travaux, n’a pas trouvé meilleur moyen de se faire entendre, que de se répandre en affabulation dans les journaux. Chargée de mener cette campagne d’intox et de dénigrement pour le compte des Ets Cedres, son employeur, Mlle Séa Ménindy, présentée comme la conseillère juridique de cette société, relate avec des airs forts «émouvants et une tragédie dont elle seule a le secret», sa mésaventure. On se serait cru en pleine jungle amazonienne où le plus fort dévore le plus faible.

Les histoires de Séa Ménindy sont si bien ficelées que ses intrigues ne laissent pratiquement planer aucun doute sur la mauvaise foi de celui qu’elle accuse d’abus de confiance et d’abus de pouvoir. Pis, cette «actrice» ne s’en tient pas à ce jeu de rôle. Déterminée à pousser le bouchon du discrédit jusqu’à son paroxysme, elle présente Yao Yao Bertin comme un assassin qui aurait intimé à ses gardes de corps de l’abattre, elle et son fiancé. Vraisemblablement, avec ce sens pointu de la création et de l’imagination, la conseillère juridique des Ets Cedres campe avec beaucoup d’aisance, le rôle de victime qu’elle s’oblige à arborer.

Bien évidemment, nul ne saurait en vouloir à cette jeune femme d’avoir des qualités aussi prononcées pour l’imagination et l’imaginaire. Mais personne n’est dupe pour croire à ces affabulations et ces récits truffés de contre-vérités et d’incohérences dirigées contre une personnalité dont le seul drame est d’avoir entrepris les travaux d’équipement de son domicile. Et puis, qu’escompte Miss Séa en se répandant ainsi dans une presse ciblée pour la cause, dans le cadre d’une aussi simple et courante affaire, liant un fournisseur à une administration de service public?

C’est sûr que la conseillère des Ets Cedres vise autre chose. Sinon, qu’est ce que le président Alassane Ouattara et le ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko ont-ils à y voir? Pourquoi un tel acharnement, alors qu’il est de coutume dans de telles prestations que l’opérateur requis pour exécuter un marché, le réalise et se fait payer au terme des travaux? Certes, les difficultés de recouvrement ne sont une panacée à la mairie de Yopougon.

L’Etat lui-même est resté devoir sur plusieurs longues années à des privés, sans que cela n’occasionne des tremblements de terre ou plus simplement, la mort en série des fournisseurs. Miss Séa Ménindy et les Ets Cedres devraient pouvoir s’en inspirer. Et pour cause, toutes les mairies de notre pays, fort de la crise post-électorale, doivent des milliards aux fournisseurs. Idem pour les cabinets ministériels.

La créance entre un fournisseur et son client se fait généralement dans les normes. Point de recours aux médias pour le recouvrement de ses créances, faute de quoi, les colonnes des journaux ivoiriens seraient remplies de factures impayées. Quand bien même, c’est connu que les fournisseurs mettent des fois deux à trois ans avant de percevoir le moindre centime d’un travail qu’ils ont pour autant préfinancer. Il est nécessaire de préciser un fait.

Lorsqu’on n’est pas bonne femme d’affaire et qu’on ne connaît pas le circuit administratif, il va sans dire qu’on se perd en conjectures comme c’est le cas ici avec Mlle Séa Ménindy. Alors question : Mlle Séa Ménindy n’a-t-elle pas perçu des millions des services financiers du maire de Yopougon au titre de cette affaire?

La réponse claire et concise éclairera les débats en attendant des documents en notre possession qui authentifient ses décharges sur les montants déjà perçus. Veine tentative de lynchage du maire qui monte en puissance. Il est vrai que Yao Yao Bertin est aujourd’hui devenu un adversaire à abattre politiquement. Parce qu’on le sent proche du président Alassane Ouattara.

F.K.

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