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Marche pour la libération des mercenaires à Niambezaria : Les aveux du cerveau du groupe qui confondent les populations
Publié le mercredi 22 fevrier 2012   |  L'expression




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Les Frci basées à Lakota ont mis aux arrêts dans la nuit du mercredi 8 au jeudi 9 février dernier, une bande de mercenaires qui préparaient une attaque contre le régime. Depuis cette date, les pro-Gbagbo ne cessent de crier au complot. Ce week-end, les femmes de Niambezaria, localité où ces mercenaires ont été arrêtés, ont marché pour réclamer leur libération. Et pourtant, les aveux du cerveau de cette bande se passent de commentaires.

Nous vous re-proposons l’entretien que nous avons réalisé avec ce dernier qui a été publié dans L’Expression N°754 du 10 février 2012.

Quel est votre nom et comment agissez-vous ?

Je me nomme Tébahi Guy Joël, je ne suis pas le chef de ce groupe comme on veut vous le faire croire. Le chef de tous les groupes est à Divo Il se nomme Escar, je ne suis que celui qui « canque » (Ndlr : rend invulnérable) contre les machettes et les balles des fusils.

Quand comptez-vous attaquer la Côte d’Ivoire ?

Ils sont allés me chercher à Divo et m’ont demandé de venir les « canquer ». Remarquez que ces 7 éléments ont tous neuf traces de lame dans le dos dont trois au cou, trois sur la colonne vertébrale, trois sur l’épaule gauche et trois traces sur l’épaule droite. Cela les rend invulnérable et impitoyables dans la guerre. Je suis à mon cinquième village et j’ai déjà « canqué » des jeunes en formation qui sont prêts à se battre.

Quels sont ces villages ?

Il y a plusieurs villages où il y a des camps de formation, mais j’ai « canqué » les éléments de Niambézaria, Gbagbam, Fresco, Divo et un village près de Lakota dont j’ai oublié le nom. Je suis de Totodrou dans la région de Kouibly et je détiens ce don de de mon grand-père. Je prépare ça avec la viande d’hippopotame, la peau de poisson et des feuilles de la brousse dont je fais le mélange. Ces éléments qui m’accompagnent sont déjà prêts pour le combat. Ils sont bien formés. Il y a même un agent de la Saph du nom de Blé Guédé Gérard. Je fais pour une personne à 5.100 Fcfa. On m’a donné une avance de 250.000 F. Nous faisons l’entraînement dans la forêt et très souvent la nuit. Nous avons des fusils calibre 12, des kalachnikovs et des munitions. C’est notre chef Escar qui nous livre l’arsenal. Il est à Divo au quartier Jérusalem près de Zamanabougou.

Quand comptez-vous effectivement attaquer ?

Sur ce point, Escar nous a dit toujours, soyez prêts c’est comme « le nez et la bouche » ce n’est pas loin, du jour au lendemain on peut attaquer.

Propos recueillis à Lakota par Rodolphe Lobba
Correspondant régional

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