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Arretes au liberia, Les ‘’76 mercenaires de Gbagbo’’ libérés
Publié le jeudi 23 fevrier 2012   |  L'Inter




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Les 76 réfugiés ivoiriens et ressortissants libériens arrêtés dans la journée du vendredi 27 janvier 2012 par la police libérienne, ont été libérés hier mercredi 22 février par la justice libérienne. Selon le site connectionivoirienne.net, ces personnes récemment présentées comme des mercenaires pro-Gbagbo, ont été remises en liberté. Citant une source au tribunal de première instance de Zwedru, dans le comté du Grand Gedeh (Liberia), le site révèle que le tribunal a indiqué qu’il ne s’agit plutôt que de simples réfugiés. Après leur remise en liberté, les 76 élargis sur lesquels aucune arme n’avait été trouvée, ont été transportés au camp de Duogee par le HCR. Ils ont été accueillis dans une liesse populaire par leurs parents et amis. Pour rappel, 76 réfugiés, présentés par les autorités ivoiriennes et libériennes comme des « mercenaires » à la solde de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo, actuellement détenu à la prison de Scheveningen, dans la cité balnéaire de La Haye, avaient été arrêtés et écroués au Liberia pendant environ un mois. Ils étaient accusés de vouloir déstabiliser le régime d’Alassane Ouattara. Une opération avait donc été menée par la police libérienne dans un camp de mineurs d’or de Zwedru où se trouvaient ces individus. L’un d’entre eux avait été blessé au cours de l’opération militaire. Zwedru, où les suspects ont été arrêtés, est la capitale du comté de Grand Gedeh au Libéria. La localité est située près du fleuve Cavally à 31 km à l’est de la frontière ivoirienne et à 296 km au sud-est de Monrovia. Certains des réfugiés ivoiriens au Liberia sont soupçonnés à tort ou à raison par les nouveaux dirigeants ivoiriens, d’être des mercenaires ou miliciens pro-Gbagbo. La frontière ivoiro-libérienne, perçue par les autorités militaires des deux pays voisins comme étant très poreuse, est le théâtre d'actions de ratissage. Cela dans le but de faire échouer toute tentative de déstabilisation du régime d’Abidjan à partir de cette zone forestière où des milliers d’Ivoiriens ont trouvé refuge à la faveur de la crise meurtrière qui a suivi les élections présidentielles de 2010 en Côte d’Ivoire.

Hervé KPODION

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