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Presse / Ethique et déontologie : Le nouveau code adopté, hier
Publié le vendredi 24 fevrier 2012   |  L'expression




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Le nouveau Code d’éthique et de déontologie de la presse en Côte d’Ivoire a été adopté hier au cours d’un forum à la Maison de la presse d’Abidjan au Plateau (Mpa). Il remplace l’ancien qui date de 1992.

Le 23 février 2012 marquera une date importante dans l’évolution de la presse en Côte d’Ivoire. Le nouveau Code d’éthique et de déontologie du journalisme en Côte d’Ivoire, a été adopté, hier, au cours d’un forum qui a réuni, à la Maison de la presse d’Abidjan (Mpa) au Plateau, tous les acteurs du microcosme médiatique ivoirien. Le nouveau Code, qui remplace celui de 1992, pose avec acuité, dans son préambule, «la responsabilité du journaliste vis-à-vis du public» dans l’exercice de son métier. Il est scindé en deux parties, la 1ère (22 articles) consacrée aux devoirs du journaliste et la seconde (10 articles) à ses droits. De tous les articles de ce Code, c’est l’article 3 nouveau des droits du journaliste qui a donné lieu à des discussions acharnées. Parlant des sources d’information, l’article 3 tel que proposé, donnait au journaliste «la possibilité de s’affranchir de son obligation de protéger sa source en portant son identité à la connaissance du public et / ou d’ester en justice contre elle, si la volonté de cette source de le manipuler, de porter atteinte à sa réputation, à son honorabilité, à sa dignité et de le pousser à une faute professionnelle est établie». C’est César Etou, patron du quotidien «Notre Voie», qui sonnera la charge. Pour lui, cet article n’aura d’autre conséquence que celle d’effaroucher tous les éventuels informateurs des journalistes. Il a plaidé pour le retrait pur et simple de cette disposition. Ce à quoi Alfred Dan Moussa, l’un des rédacteurs de ce Code (avec Zio Moussa), répondra en expliquant que «cet article ne vise que les manipulateurs qui prennent le manteau de source avec juste le souci d’induire les rédactions en erreur». Après moult discussions, l’article en question sera réécrit. Aucune autre disposition, outre celle-là, n’a été longuement discutée. C’est par des acclamations nourries que les journalistes ont adopté ce nouveau recueil de textes devant régir leur profession. Pour Samba Koné, qui a repris les propos de Philippe Grégoire Yacé, l’un des anciens présidents de l’Assemblée nationale, «on ne légifère pas pour l’éternité», parce qu’un code s’adapte en fonction de l’évolution des mœurs et du temps. «Il ne suffit pas de se doter d’un Code. Il faut se donner les moyens de le vulgariser et surtout de l’appliquer», a-t-il indiqué. Les journalistes ghanéens, Soulemana Brahima de Media foundation for west africa, et Bléou Bright de International media support, ont traduit le soutien de leurs structures à la presse ivoirienne.

M’Bah Aboubakar

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