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Rentrée budgétaire / Clientélisme, lourdeur administrative, dépenses hors budget… : Charles Koffi Diby annonce la création d’une brigade anti-corruption
Publié le vendredi 24 fevrier 2012   |  L'intelligent d'Abidjan


Conférence
© Getty Images
Conférence de presse au Ministere de l`économie et des Finances avec le FMI, la Banque Mondiale et la BAD
Conférence de presse conjointe avec le ministre de l`économie et des finances, Charles Koffi Diby, une délégation du FMI conduite par Mme Doris Ross (chef de mission) et Emmanuel Noubissie Ngankam


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Plus rien ne se fera comme avant. Désormais l’exécution de tout budget, quelle que soit la forme de la structure de l’Etat, obéira à la rigueur des procédures de gestion des finances. Voici en substance ce qui ressort de la cérémonie de la rentrée budgétaire organisée le jeudi 23 février 2012 par le ministère de l’Economie et des Finances à l’auditorium de la Caistab.

Devenue une tradition depuis peu, la rentrée budgétaire est entrée dans les mœurs des Ivoiriens. Elle participe à la manifestation des bonnes pratiques de gestion. Il s’agit d’expliquer aux contribuables, les affectations des ressources, le mode de gestion et si besoin en était, d’indiquer à quoi serviront les ressources mobilisées et les autres sources d’approvisionnement. Mais l’exécution du budget de finances 2012, selon le ministre de l’Economie et des Finances, Charles Koffi Diby, ‘’consacre une rupture d’avec le passé’’. Cette rupture, dira-t-il, réside dans la contribution du budget de l’Etat à l’atteinte de l’objectif de croissance. Pour y arriver, a révélé le ministre, plus de 600 milliards de FCFA sont consacrés aux dépenses d’investissements. Quand bien même la part consacrée à l’investissement paraît encore moins importante par rapport aux besoins, Charles Diby Koffi s’en réjouit déjà. Et espère que les choses évolueront à la rentrée budgétaire 2013. Il compte à cet effet sur la participation du secteur privé qui doit être le moteur de développement de par sa capacité de mobilisation de ressources.
«La politique du gouvernement en matière de croissance est désormais orientée vers un recentrage sur la demande intérieure comme facteur essentiel d’impulsion de la création de richesses, à côté du rôle classique des exportations. Il s’agit d’une approche pro-active qui place l’investissement au cœur de la politique économique pour lui permettre de jouer son rôle de levier de la croissance, à travers son effet multiplicateur et surtout, sa capacité d’entraîner l’investissement privé», a estimé l’argentier ivoirien. Qui pense que l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative en faveur des pays pauvres très endettés (PPTE) en 2012, couplée d’une politique d’endettement intelligente devraient permettre de renforcer davantage le niveau des investissements pour maintenir la dynamique de croissance économique dans les années à venir. Pour le ministre, l’atteinte donc du PPTE ne doit pas constituer une finalité. Mais le plus important, c’est de maintenir le cap du travail.
«L’impact du PPTE sur le quotidien des Ivoiriens dépendra, entre autres, de notre ardeur au travail, de notre capacité à assurer une gestion transparente et efficiente des dépenses publiques et de la confiance que nous inspirons au secteur privé ainsi qu’aux partenaires extérieurs», a-t-il relevé. Avant de préciser : «Le défi que nous devons relever est donc de faire en sorte que l’utilisation des crédits budgétaires se traduise par des résultats tangibles qui améliorent le vécu des populations. Cela suppose des efforts pour garantir la mobilisation effective des ressources budgétaires, mais aussi et surtout pour parvenir à la rationalisation des dépenses, tout en garantissant le respect des principes de bonne gouvernance».

Corruption, clientélisme….la brigade anti-corruption arrive

Pour une gestion efficiente de l’exécution du budget de finances, le ministre de l’Economie et des Finances a annoncé, pour début mars 2012, la mise en place d’une brigade de lutte contre la corruption. L’argentier ivoirien qui entend choquer pour que les mauvaises habitudes disparaissent dans l’administration financière, il s’attaquera à son département. Pour servir de leçon aux autres. «Vous verrez ce que je ferai du premier qui sera pris». Un avertissement, au premier ‘’gaou’’ qui se fera prendre. Mais le contrôle qu’il entend instaurer à travers la direction de l’Inspection générale des finances ne vise pas qu’à sanctionner. Il s’agit de s’assurer de la bonne utilisation des crédits budgétaires. «L’opérationnalisation de la brigade anti-corruption dont nous devons de prendre les actes de création constitue l’urgence pour renforcer les actions de normalisation de la vie publique, notamment au niveau des administrations économiques et financières», a rappelé Charles Koffi Diby.



Rentrée budgétaire 2012 : Charles Diby Koffi, ministre de l’économie présente les grandes lignes
Publié le: 24/2/2012  |  RTI

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