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Entretien / Yaké Evariste (Leader des jeunes des 18 montagnes), à propos des troubles à l’Ouest : ‘’Nous prendrons nos responsabilités vis-à-vis des fauteurs de troubles’’
Publié le mardi 28 fevrier 2012   |  L'intelligent d'Abidjan




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Rentré récemment d’exil en compagnie de l’ex-Maire de Yopougon, Gbamnan Djidan Félicien, avec bien d’autres Ivoiriens, Yaké Evariste est en ce moment très actif sur le terrain politique pour traduire dans les faits la volonté du Chef de l’Etat de voir les Ivoiriens réconciliés et résolument tournés vers le développement du pays. Et aussi pour que la visite programmée du président de la République à l’Ouest soit une réussite totale.
Depuis votre retour d’exil du Ghana suite à la main tendue du président de la République, vous êtes de nouveau très actif sur le terrain politique, notamment pour le retour à la paix et la réconciliation entre les Ivoiriens. Qu’est-ce qui vous motive tant ?
C’est une question de conviction. Pour moi, ce qui doit caractériser un homme, c’est l’harmonie qui doit exister entre le dire et le faire. A Accra, nous avions promis au président de la République son Excellence Alassane Ouattara, de répondre à son appel en acceptant sa main tendue. C'est-à-dire rentrer au pays qui est en soi une adhésion à la politique de réconciliation menée par le chef de l’Etat, mais surtout s’investir corps et âme dans ce processus. Autrement dit, nous nous devions de prouver au président que nous sommes engagés et que nous sommes à sa disposition pour lui permettre de mettre en œuvre son programme afin qu’on puisse le juger sur son bilan. C’est pour cela que nous avons entrepris de tenir un langage de vérité et de paix à tous ces jeunes, hommes et femmes qui, à un moment donné, ont été endoctrinés.

Comment cela se passe concrètement sur le terrain ?

Sur le terrain, nous multiplions les rencontres avec tous les jeunes de la région des dix-huit montagnes dont nous sommes le leader afin qu’ils s’inscrivent dans la paix et la réconciliation. En même temps, dans cette dynamique, nous préparons la visite du chef de l’Etat dans notre région. Nous voulons donner à cette occasion, une image digne de la région au chef de l’Etat et à tous les autres Ivoiriens. Ce sera l’occasion de prouver que l’Ouest n’est pas une poudrière ; que l’Ouest doit être vu comme une région de paix qui respecte son chef, qui respecte son pays, ses institutions.

Quels rapports entretenez-vous avec vos anciens camarades de la galaxie patriotique en exil ou ceux qui sont restés au pays ?

Ce sont des relations d’amitié. Nous essayons en toute humilité de leur demander qu’il ne faut pas rêver à un retour de Laurent Gbagbo au pouvoir en Côte d’Ivoire, qu’il est important pour eux de réorganiser la lutte tout en reconnaissant premièrement que M.Alassane Ouattara est le président de la République et en s’engageant dans le processus de sécurisation, de réconciliation et de paix, seul gage d’une nation forte. Nous leur expliquons aussi et surtout que toute tentative de déstabilisation est peine perdue car l’armée de Côte d’Ivoire est unifiée et que toute personne qui s’évertuera à engager des hostilités aura une réplique à la dimension de l’attaque.

Vous avez effectué votre retour d’exil en compagnie de l’ex-maire de la commune de
Yopougon, Gbamanan Djidan Félicien. Avez-vous des projets en commun ?

Le maire Gbamanan Djidan et moi, nous nous voyons tous les jours. Bien plus, nous avons mis en place un programme d’activités pour booster les actions du président de la République dans le cadre de la réconciliation nationale et du retour à la paix. Nous avons son soutien et celui des Ivoiriens dans leur ensemble.

On parle beaucoup de réconciliation, mais il reste qu’on note des cas de violence.
Récemment, Kouadio Konan Bertin alias KKB a été victime de brutalité…
En tant que démocrate, leader des jeunes de la région des dix-huit montagnes qui sait apprécier chaque seconde de paix, nous condamnons avec la dernière énergie ce qui est arrivé à KKB. Le débat démocratique doit primer sur les muscles quels que soient les motifs.

La Cpi a décidé d’étendre ses enquêtes aux crimes commis depuis 2002 en Côte d’Ivoire. Que vous inspire cette décision et quels sont vos espoirs ?

C’est une décision salutaire pour nous parce que la neutralité de la Cpi nous permettra de connaître qui a fait quoi et qui a tué le Général Robert Gueï parce que les enquêtes sont restées sans suite. Cela va éclairer aussi beaucoup sur les crimes commis à l’Ouest comme Guitrozon par exemple.

Tout récemment, des hommes armés ont attaqué de paisibles populations dans la région de Taï…

Ce qui s’est passé à Taï et dans les villages frontaliers au Libéria sont l’œuvre d’esprits malins qui croient au malachisme. En fait, ils veulent ou croient empêcher le président de la République et son gouvernement de dérouler leur programme de développement de la Côte d’Ivoire. Cela est inacceptable. La jeunesse des dix-huit montagnes prendra ses responsabilités vis-à-vis de ces fauteurs de troubles. Nous disons qu’à comportement de mouton, réaction de berger. Chaque ressortissant de l’Ouest doit être un policier de la Côte d’Ivoire et signaler toute action suspecte. Nous lançons un appel à nos parents qui seraient impliqués de se ressaisir parce que nous ne voulons pas être coupables de la déstabilisation de la Côte d’Ivoire.

Nous terminons cet entretien…

Je voudrais féliciter le président de la République pour son élection à la tête de la Cedeao. Cela dénote de la qualité et de la dimension internationale de notre président qui vient de donner une image des plus reluisantes de la Côte d’Ivoire. Notre pays est devenu fréquentable et cela rassure les investisseurs. C’est un avertissement à tous les agitateurs. A tous les jeunes de l’Ouest, des dix-huit montagnes, nous leur disons que nous serons dans quelques jours à leurs côtés pour les derniers réglages de la visite du président de la République dans notre région. Car cet homme d’Etat nous fait l’honneur d’entamer sa première visite d’Etat à l’Ouest.

Réalisé par : Maxime Wangué, collab : T.B

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