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Bloléquin/ Affrontements Frci-Jeunes - Ce qui s’est réellement passé à Doké
Publié le vendredi 16 mars 2012   |  L'expression




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Des jeunes de Doké ont affronté les éléments Frci pour une affaire de funérailles. Retour sur des incidents qui ont fait plusieurs blessés.

Tout est parti, mardi, du décès d’un vieillard qui ne portait pas le masque. La coutume locale exige qu’en pareil cas, le défunt soit enterré le même jour. Les jeunes qui portaient le corps se sont rendus au cimetière aux environs de 22h. Des éléments des Forces républicaines de Côte d’Ivoire (Frci), en patrouille, les rencontrent au cimetière. Intrigué par la présence des jeunes à cette heure avancée de la nuit au cimetière, un soldat les approche pour en savoir davantage sur cet attroupement « bizarre » avec des torches en ce lieu. Ses interlocuteurs lui expliquent que cette situation est imposée par la coutume qui exige l’inhumation du défunt le même jour en pareilles circonstances. Le soldat ne semble pas convaincu par ces explications malgré l’insistance des jeunes qui lui montrent le corps. Dans la discussion, l’homme armé tire des rafales en l’air pour les disperser. Un jeune tient des propos ‘‘désobligeants’’ à l’élément des Frci qui lui donne une paire de gifles. La colère monte chez les autres qui rouent le soldat de coups jusqu’à le blesser à la tête. Des soldats viennent en renfort à leur frère d’arme et il s’ensuit une bagarre rangée entre les deux camps faisant des blessés chez les jeunes. Le lendemain, ces derniers mettent à sac le camp des Frci où ils volent des sacs de riz, des matelas, deux kalachnikov, un fusil calibre 12 et brûlent deux motos. Après leur forfait, les jeunes prennent la fuite devant l’arrivée des renforts de Bloléquin. Deux jeunes, arrêtés, indiquent un endroit où se trouveraient les armes volées. Sur les lieux un sac de treillis militaires et le fusil calibre 12 sont retrouvés. Au vu de cette découverte, les militaires somment les deux jeunes de leur remettre les deux kalachs. Mais, ces derniers, se disant étrangers à l’attaque du camp des Frci, expliquent ne rien savoir du lieu où se trouvent les deux armes. Ils sont remis au Préfet de Bloléquin qui se rend à Doké avec le commandant des Frci et le celui de la gendarmerie. Les deux jeunes sont ensuite remis à la maréchaussée qui a été chargée de mener l’enquête. Le commandant Frci de la zone a tenu une réunion avec la population de Doké pour les rassurer sur leur volonté de ramener la paix. « L’armée est là pour sécuriser la population. Ceux qui pensent qu’ils peuvent déstabiliser le régime se trompent lourdement. Les populations qui ont souffert des affres de la crise aspirent à vivre dans la paix. Ce qui s’est passé est le fait d’un groupuscule, mais nous ne tolérerons plus ce genre d’acte », a insisté le Lieutenant Zouaty Eloi. Des jeunes qui ont participé à l’attaque ont reconnu leur tort et demandé pardon. « Le chef, sa notabilité et le président des jeunes ont donné l’assurance de nous guider vers ceux qui détiennent les armes et les munitions volées dans notre camp », a ajouté le Lieutenant Zouaty Eloi.

Ahmed Gouet, Correspondant régional
Légende : Les éléments Frci ont réussi à ramener le calme à Doké après le clash avec les jeunes.

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