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Coup d’Etat au Mali L’histoire se répète pour la 3e fois
Publié le vendredi 23 mars 2012   |  Nord-Sud




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A un mois environs de la fin officielle de son mandat que le président malien Amadou Toumani Touré a été déposé par des soldats mutins.
On peut l’affirmer, l’histoire malheureusement se répète au Mali.  Même si le président Amadou Toumani Touré (ATT) n’était pas encore arrêté au moment où nous méttions sous presse, la mutinerie, débutée mercredi dernier, s’est muée en un coup d’Etat. Jeudi, un Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l'Etat (Cnrdr), présidé par le capitaine Amadou Aya Sanogo, est apparu sur les antennes de l’Ortm suspendues la veille pour annoncer la dissolution des institutions, la suspension de la constitution, décrété un couvre-feu et décidé de la fermeture des frontières. La junte s’est engagée à remettre le pouvoir à un nouveau gouvernement démocratiquement élu dès que le pays serait réunifié et que son intégrité ne serait plus menacée. Le porte-parole, le lieutenant Amadou Konaré, a  expliqué « qu'ils avaient décidé de prendre leurs responsabilités en mettant fin au régime incompétent et désavoué Amadou Toumani Touré », qui n’a pas su endiguer (ou mater) la rébellion touarègue. Le coup d’Etat paraît d’autant plus sûr que la plupart des camps militaires maliens (Gao, Ségou, Bamako et Sikasso) se sont ralliés aux putschistes. Seul le ‘’camp para de Djikoroni’’, l’unité d’origine du président ATT, ferait encore quelques résistances.  Surtout que horsmis le désormais ex-président, la plupart des membres du gouvernement et plusieurs généraux sont mis aux arrêts et transférés au camp Soudjata Kéita de Kati, selon une source militaire. « Je peux citer les généraux Kafougouna Koné, ministre de l’administration territoriale et l’ex-Premier ministre Modibo Sidibé, général de la police nationale et candidat à la présidence », ajoute notre source.

Calme précaire à Bamako sous couvre-feu

A Bamako, le couvre-feu est diversement respecté et la ville était calme dans la soirée. Les marchés sont tous fermés de même que les boutiques de quartier et les usines. De même que les universités et écoles. Toutefois, des badauds, profitant de la peur créée par les tirs des patrouilles militaires, ont mis à sac quelques magasins. Il y a aussi que des hommes en armes et en treillis militaires ont tenté de réquisitionner des véhicules, acte condamné et interdit par un communiqué des mutins. Toutefois, automobilistes et motocyclistes continuaient à circuler jeudi dans les rues de la capitale malienne. « Si, de manière générale, les populations ont pris acte du coup d’Etat, fâchées qu’elles sont par l’incapacité d’ATT à mater la rébellion, nous avons des doutes sur la capacité des mutins à tenir leurs promesses », explique Fadiala M, un enseignant. A son avis, la restauration de l’intégrité territoriale du Mali exige la guerre, donc des moyens autres que « le matériel vétuste présenté lors du défilé des festivités du cinquantenaire. Nous savons que l’armée dispose de Mig, mais ici, à Bamako, nous n’avons vu que quelques hélicos s’envoler sporadiquement vers le nord », explique-t-il. Qui ajoute que tous les officiers supérieurs et officiers généraux sont sommés de se rendre aujourd’hui vendredi au camp Soundjata de Kati.

Ousmane Diallo

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