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Alassane Ouattara à propos de la crise au Mali : “Les décisions du 29 mars sont d’application immédiate”
Publié le mardi 3 avril 2012   |  Nord-Sud


CEDEAO:
© Présidence par Aristide
CEDEAO: fin du Sommet extraordinaire des chefs d`Etats sur le Mali
Mardi 27 mars 2012. Abidjan. Palais des Congrès de l`Hôtel Ivoire. Fin des travaux du Sommet extraordinaire des chefs d`Etats sur le Mali.


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Juste après l’investiture du président Macky Sall, les chefs d’Etat de la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cedeao) se sont réunis en sommet extraordinaire au King Fahd Palace de Dakar principalement autour de la crise au Mali. Au terme de trois heures de discussions, le président ivoirien, président en exercice de la Cedeao a animé un point-presse dont nous vous proposons de larges extraits.

« Mesdames et messieurs les représentants des institutions africaines et de l’Organisation des Nations Unies, je voudrais à l’issue de nos discussions faire un résumé des conclusions de la réunion extraordinaire sur la crise malienne. Mais avant toute chose, les chefs d’Etat de la Cedeao ont demandé de réitérer nos félicitations au président Macky Sall pour son investiture et dire toute notre admiration pour le dénouement du processus démocratique au Sénégal. Ils m’ont demandé également d’adresser nos félicitations au président Wade pour son acceptation très rapide du résultat de l’élection présidentielle à l’occasion du second tour. Tout ceci confirme bien la maturité du peuple sénégalais et son attachement à la démocratie et à l’état de droit. (…)

Aujourd’hui, notre rencontre avait pour objectif d’évaluer le travail fait par le médiateur désigné par la Conférence des chefs d’Etat de la Cedeao. L’occasion pour moi de féliciter, au nom des autres chefs d’Etat, le président Blaise Compaoré, président du Burkina Faso pour son implication et pour le résultat qu’il a obtenu dans cette médiation. Et lui dire que la conférence lui fait une totale confiance pour poursuivre la médiation avec l’espoir d’aboutir très rapidement à la mise en place de l’ordre constitutionnel au Mali. A cet égard, il est indiqué que les décisions de notre réunion du 29 mars seront d’application immédiate jusqu’à ce que la Cnrde retourne de manière effective à l’ordre constitutionnel.

Cela veut dire que toutes les mesures diplomatiques, économiques, financières et autres sont applicables dès aujourd’hui et ne seront revues que quand l’ordre constitutionnel sera effectivement rétabli avec la réanimation des institutions démocratiques au Mali. Ceci est important car la junte militaire doit se mettre à l’écart du processus démocratique et retourner le pouvoir aux autorités constitutionnellement reconnues.

En ce concerne le deuxième volet de notre discussion, à savoir la lutte contre les mouvements armés, nous avons convenu que les participants feront des déclarations concernant les mouvements armés pour les condamner et les mettre en garde et leur demander d’arrêter leur progression vers le sud dans le territoire malien. En deuxième lieu, nous avons décidé de la mise en place immédiate de la force de la Cedeao. En demandant au comité des chefs d’états-majors de se réunir dès cette semaine à Abidjan pour voir les modalités de la mise en place de cette force. En troisième lieu, nous saluons la disponibilité des pays amis à apporter des appuis logistiques et financiers à la Cedeao pour faire le travail d’un retour à l’intégrité territoriale du Mali dans les plus brefs délais. Nous demandons au gouvernement légitime qui sera mis en place dans les prochains jours d’ouvrir le dialogue dans le cadre du maintien de l’intégrité du territoire du Mali. Enfin, les chefs d’Etat ont demandé au président de notre Commission de bien vouloir transmettre les décisions au président de la commission de l’Union africaine qui est d’ailleurs présent. Et à l’attention du Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine, pour lui demander de saisir le Conseil de sécurité des Nations Unies afin d’accompagner les décisions de la commission de la Cedeao… ».

Propos recueillis par C.S.

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