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Crise malienne : Les organisations humanitaires craignent des conséquences "dévastatrices" des sanctions
Publié le jeudi 5 avril 2012   |  AIP




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Les organisations humanitaires expriment leurs craintes sur des conséquences "dévastatrices" des sanctions imposées par les Etats ouest-africains et la communauté internationale au Mali.
Dans une note d’information dont l’AIP a reçu copie, jeudi, l’ONG internationale Oxfam a averti que si les besoins humanitaires des personnes vulnérables ne sont pas sauvegardés, les sanctions imposées au Mali pourraient avoir des conséquences dévastatrices sur leur situation alimentaire.
"Si les sanctions imposées par la CEDEAO sont maintenues dans leur état actuel, elles pourraient saper les efforts en cours pour aider les 3,5 millions de maliens déjà affectés par une sérieuse insécurité alimentaire", fait savoir le directeur d’Oxfam au Mali, Eric Mamboué.
Pour M. Mamboué, certaines de ces sanctions sont inopportunes. Elles "fragiliseraient les plus faibles en premier lieu, sans des garde-fous adéquats", a-t-il déclaré, ajoutant que les personnes les plus vulnérables doivent être protégées de toutes actions visant à mettre un terme à la fin de la crise politique au Mali.
"Nous invitons ceux qui imposent et soutiennent ces sanctions de s’assurer que l’impact sur les populations civiles soit minimisé tout en s’assurant que l’assistance aux personnes les plus nécessiteuses puisse se poursuivre", déclare le responsable d’Oxfam au Mali.
Comme l’ONG internationale Oxfam, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) s’inquiète de la situation humanitaire dans le nord du Mali, "de plus en plus critique", particulièrement pour des dizaines de milliers de personnes déplacées par les combats depuis mi-janvier.
"Les populations, aussi frappées par la crise alimentaire qui perdure dans l’ensemble du Sahel, se retrouvent dépourvues d’accès aux soins de santé et à l’aide alimentaire", affirme le chef des opérations du CICR pour l’Afrique du nord et de l’ouest, Boris Michel, tout en déplorant les pillages et vols de biens professionnels et personnels dont l’institution est victime de la part de nombreux porteurs d’armes présents dans les villes et villages des zones occupées par la rébellion.
"Il est impératif de pouvoir établir ou rétablir un dialogue avec eux", a-t-il insisté.
Plusieurs milliers de personnes sont obligées de quitter leurs maisons depuis le début de l’année, et ce nombre pourrait augmenter, relève le CICR, citant le HCR qui a noté que quelque 400 personnes traversent chaque jour les frontières avec la Burkina Faso et la Mauritanie, le double des flux des jours antérieurs, souligne-t-on.
(AIP)
kp

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