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Les organisations internationales : Ces instruments qui ont renversé Gbagbo
Publié le mercredi 11 avril 2012   |  Notre Voie


Bataille
© Getty Images par DR
Bataille d`Abidjan: le Commandant Koné Zakaria et ses troupes, lors d`une offensive des Forces républicaines
Abidjan. Photo: le Commandant Koné Zakaria et ses hommes au front


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On ne doutait pas de leur rôle destructeur. Mais la crise ivoirienne a davantage été plus révélatrice de la capacité de nuisance des organisations sous-régionales et internationales. Elles ont fini de convaincre combien elles constituent de vrais instruments de déstabilisation des régimes et des outils qui servent les puissances impérialistes. Un petit pays étant éternellement perçu comme un Etat vassal, les grandes puissances s’appuient sur les organisations internationales pour le soumettre comme on l’a vu en Côte d’Ivoire sous Laurent Gbagbo. Qui affichait son ambition de souverainiste.

Mais qui a été la cible de l’Onu, l’Ue, la Cedeao, l’Ua, de vraies béquilles pour la France et les Etats-Unis afin de répandre la mort dans des parties du monde. La crise postélectorale en Côte d’Ivoire a servi de prétexte pour tuer le rêve souverainiste de Laurent Gbagbo et des Ivoiriens dans leur très large majorité. Manipulées par la France de Nicolas Sarkozy, la Cedeao, l’Union africaine, l’Onu, l’Union européenne ont cautionné la guerre contre les Ivoiriens et leur chef d’Etat. Toutes ces organisations qui, théoriquement, ont pour mission d’œuvrer à l’harmonie entre les peuples sont, en vérité, des instruments de guerre. De la menace de faire intervenir la force militaire Ecomog en Côte d’Ivoire, on en est arrivé à l’instrumentalisation de la Bceao pour tenter d’asphyxier économiquement le pays. Les Etats de l’Uemoa ont décidé, on se rappelle, de faire la déconnexion de la Côte d’Ivoire de la Bceao. Pour sa part, l’Union africaine n’a pas joué franc jeu. Cette organisation continentale a consacré des rencontres à la résolution de la crise ivoirienne. Mais toutes ces assises de l’Ua ont été sanctionnées par des décisions saugrenues qui puaient la manipulation. Le fameux panel initié et qui avait fait espérer les Africains s’est vite révélé comme un autre sale coup contre Gbagbo. L’Ue, qui était déjà une machine à broyer Gbagbo, a décidé, sous influence de Sarkozy, des interdictions de voyage et du gel des avoirs de Gbagbo et de ses proches. Le cynisme est poussé loin en mettant sous embargo les ports ivoiriens. Cet embargo connaît un impact négatif grave sur l’acheminement des médicaments en direction de la Côte d’Ivoire. De nombreuses personnes perdront la vie par manque de médicaments.

De son côté, l’Onuci acquiert des hélicoptères de combat MI-24 sous prétexte qu’elle veut renforcer ses patrouilles. Un mensonge au service de la guerre. Et celle-ci n’est plus loin. L’actuel président nigérian, Goodluck Jonathan, dans un zèle sans pareil, est en première ligne des thuriféraires de la guerre contre Gbagbo et les Ivoiriens.

On se demande ce qu’il fait aujourd’hui avec sa force militaire contre Boko Haram. Sans tarder, de façon coordonnée, l’Onuci et l’armée française entrent en guerre ouverte contre Gbagbo pour installer Ouattara. Ceux qui, dans leur rêve, estimaient que l’Onuci et la France étaient neutres ont tardivement compris qu’il n’en était rien. Parce que l’Onuci et l’armée française ont jeté le masque pour entrer en guerre de façon visible après avoir soutenu le meurtrier «Commando invisible» basé à Abobo et Anyama. L’armée française et l’Onuci ont attaqué les casernes militaires d’Abidjan et de l’intérieur du pays.
Ainsi, de fil en aiguille, la crise ivoiro-ivoirienne est devenue la guerre des grandes puissances contre la Côte d’Ivoire de Laurent Gbagbo n

Benjamin Koré

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