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Philippe Rémond assassiné à Yamoussoukro : La victime française oubliée par Sarkozy
Publié le mercredi 11 avril 2012   |  Notre Voie




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Assassiné par les forces armées pro-Ouattara, le 31 mars 2011, lorsqu’elles sont entrées à Yamoussoukro, la capitale politique de la Côte d’Ivoire, le Français Philippe Rémond Gabriel Hervé a été inhumé, le jeudi 7 septembre 2011. Ses amis, les enseignants de l’Institut national polytechnique Houphouet-Boigny (Inp-Hb) où il enseignait les sciences industrielles, les rotariens et quelques ressortissants français vivant à Yamoussoukro lui ont rendu un dernier hommage en présence du consul de France. La cérémonie de séparation s’est déroulée dans les locaux d’Ivosep, dans la sobriété et la douleur. Par la volonté du chef de l’Etat français, Nicolas Sarkozy, Philippe-Rémond Gabriel Hervé a été traité avec mépris. Alors que son père fut un officier (capitaine) de l’armée française. Pilote de son état, son avion a été abattu au cours d’une opération pour le compte de son pays. Sa mère, d’un âge très avancé aujourd’hui, fut un agent des services de renseignements français. Philippe Rémond avait choisi de demeurer en Côte d’Ivoire après avoir été coopérant au Sénégal. Malgré tous ces services que ses parents ont rendus à la France, sa dépouille n’a pas été rapatriée dans son pays natal pour être remis à sa famille. Pire, son cercueil a été jeté, à Yamoussoukro, dans une fosse dépourvue de toute commodité dans un cimetière broussailleux et abandonné. Nicolas Sarkozy n’a vraiment que faire d’un Français qui refuse de marcher dans les sillons de la Françafrique et réclame, a contrario, l’autodétermination des peuples africains. Ni la presse française, ni les canaux diplomatiques officiels français n’ont accordé une moindre importance à la mort de Philippe Rémond. Dont de nombreux français, membres de l’association «Les Français de l’Etranger», n’ont même pas été informés des circonstances de la disparition. Alors qu’il était le président des ressortissants européens pour la Côte d’Ivoire. Quoi de plus normal, puisqu’il a été assassiné par les hommes armés du «pion» de l’Elysée, Alassane Dramane Ouattara. Philippe Rémond n’aura droit ni à une enquête pour identifier ses criminels ni à une décoration. Comme ce fut le cas pour l’autre Français, Yves Lamblin, tué dans des conditions non encore élucidées véritablement. Mais pour lequel le pouvoir Ouattara, une fois installé avec l’aide de l’armée française, a rapidement commis la Justice pour inculper des éléments des ex-Fds comme étant les coupables de la mort de l’industriel français. Ces militaires ivoiriens, soupçonnés, par ailleurs, d’être des pro-Gbagbo, croupissent depuis 2011 à la Maca (prison civile d’Abidjan). Le sort, pitoyable et inadmissible, réservé à Philippe Rémond par Nicolas Sarkozy démontre clairement que, pour la Françafrique, les ressortissants français vivant en Afrique ne sont pas tous logés à la même enseigne. Selon que d’un côté on contribue à maintenir les Africains dans le sous-développement et de l’autre à dénoncer l’exploitation du continent

Didier Depry et Ouattara Abdul-Mohamed

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