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Salubrité urbaine : «Bulldozer» en panne de gasoil
Publié le lundi 16 avril 2012   |  Le Temps




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Il y a quelques mois, une politique de salubrité urbaine a été amorcée avec zèle et euphorie par le ministre de la Ville et de la Salubrité urbaine, Anne Ouleto baptisée bulldozer pour la «cause». Mais aujourd’hui, les réalités du terrain nous confirment son essoufflement. Après une phase d’incubation et face aux constats observés, un bilan s’impose. En effet, les axes majeurs de son action concernaient la collecte des ordures ménagères, la salubrité de la voirie, la résolution du problème relatif à l’occupation précaire du domaine public. Que sont-ils devenus ? En ce qui concerne la collecte des ordures, dans les quartiers populaires comme Yopougon et Abobo, les véhicules de collectes d’ordure brillent par les irrégularités, ou lorsque le service est assurée ce n’est que tard dans la nuit comme s’il s’agissait d’un service de nuit. C’est dire ici qu’il y a matière à revoir les modalités de passage des véhicules de ramassage. En ce qui concerne la voirie, aujourd’hui encore, il n’est pas rare de voir des tas d’immondices jonchées les abords des routes. Le principe qui consistait à recruter de nombreuses femmes (sur fond ethnique) chargées d’assurer le balayage des artères publiques étaient d’évidence une mauvaise solution dans la mesure où cela a dégénéré : détournements de fonds, salaires impayées, service mal assuré, etc. Finalement, plusieurs femmes ont démissionné. Elles avaient fait de l’obtention de ces emplois la récompense de leur lutte mais d’évidence elles ont été dupes. Sur le terrain, les petits vendeurs ont repris leur place. La réoccupation du domaine public s’opère progressivement et il faut dire qu’ils n’ont pas de choix. Le pouvoir avait promis des emplois et continue d’en promettre en vain. Les jeunes qui ne veulent pas mourir dans la misère n’ont d’autres choix que de s’initier à l’auto-emploi informel. Les formalités juridiques étant âpres, l’occupation précaire du domaine public apparaît comme la seule opportunité qui s’offre à eux. C’est dire qu’il y a bien une corrélation entre le chômage et l’occupation du domaine public. Face à cela, les solutions du ministre ne sont que «cosmétiques». Elles finiront toujours par s’effondrer si le pouvoir ne règle pas les facteurs qui y sont liés notamment : la fermeture de l’université, au népotisme, aux licenciements abusifs et à la question sécuritaire.
M. P.

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