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Cedeao / Sommet du 26 Avril 2012 sur la Guinée-Bissau et le Mali : Alassane Ouattara envoie des émissaires dans la sous-région
Publié le mercredi 18 avril 2012   |  L'intelligent d'Abidjan


Audiences
© Abidjan.net par PRISCA
Audiences du chef de l`état: le Président Alassane Ouattara reçoit SEM Jonathan Oluwolé Coker, le représentant spécial de la CEDEAO en Côte d`Ivoire
Lundi 5 septembre 2011. Abidjan, Palais présidentiel du Plateau. Photo : le Ministre de l`intégration africaine, Adama Bictogo


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Une réunion des chefs d’Etat de la Cedeao est prévue le Jeudi 26 Avril prochain à Abidjan. Des émissaires du chef de l’Etat ivoirien sont dans la sous-région depuis peu, pour porter l’invitation. Le ministre de l’Intégration africaine Adama Bictogo, qui était à Ouagadougou le week-end, a été à nouveau mis en mission par le Président Alassane Ouattara. Cotonou, Lomé, Niamey sont les premières destinations d’Adama Bictogo. La situation au Nord Mali, et la situation en Guinée Bissau, voici les deux points à l’ordre du jour de la rencontre à venir des chefs d’Etat. La Cedeao considère que le retour à l’ordre constitutionnel au Mali est désormais une réalité, et qu’il convient de passer à une autre étape. Dans l’attente de la formation du gouvernement malien, suite à la désignation hier d’un Premier ministre Cheick Modibo Diarra accepté par tous, le médiateur Blaise Compaoré devra poursuivre son action, avec l’appui de toutes les bonnes volontés, notamment les pays du champ que sont la Mauritanie et l’Algérie relativement à la situation au Nord Mali. La question de la durée de la transition, et de la clarification du rôle du CNRDRE devra être réglée par le dialogue et la concertation. Toutefois, à Bamako comme à l’étranger, les observateurs supportent de moins en moins, l’interventionnisme intempestif de la junte, à travers l’interpellation de certains responsables politiques et militaires, en dehors des procédures, judiciaires, et au mépris des autorités constitutionnelles mises en place. Sur le dossier malien, les présidents ivoirien et burkinabé travaillent en intelligence. C’est ce qui a expliqué par exemple, la présence du Ministre ivoirien de l’Intégration dans les négociations aussi bien à Bamako, qu’à Ouagadougou. En sa qualité de médiateur, Blaise Compaoré avait une obligation de résultat et pouvait conduire tout seul l’opération. Souhaitant bénéficier du dynamisme et des capacités de négociateur du ministre Adama Bictogo, formé à l’école Ouattara, (lui-même produit de l’école Houphouët-Boigny), Blaise Compaoré a proposé au président en exercice de la Cedeao, d’autoriser son ministre de l’Intégration africaine à appuyer l’action de Djibril Bassolé. A Bamako, Adama Bictogo était certes l’œil et l’oreille du Président en exercice de la Cedeao, mais ceci à la demande express du médiateur. Les allégations de dissensions au sujet des résultats, entre Alassane Ouattara et Blaise Compaoré ont été faites, sans tenir compte du rôle joué par la partie ivoirienne, dans les négociations collégiales. Alassane Ouattara était tenu au courant des avancées et des blocages en temps réel. Réticent lui-même au départ, au sujet de la présence d’un représentant ivoirien dans la médiation pour justement éviter un double emploi et la cacophonie, le chef de l’Etat ivoirien, président en exercice de la Cedeao a pris soin de s’assurer que la synergie serait au rendez-vous, avant d’autoriser la présence du ministre Ivoirien de l’Intégration africaine à Bamako. Concernant la Guinée Bissau, le mécanisme des sanctions pourrait être mis en route à partir de la rencontre de Jeudi 26 avril 2012. Le cas Bissau Guinéen, ne devra pas être traité différemment du cas malien, concernant le retour à l’ordre constitutionnel. Parti à Bissau le Lundi 16 Avril, le président de la commission de la Cedeao, Désiré Kadré Ouedraogo a rendu compte hier au chef de l’Etat ivoirien, qui lui a accordé une audience. Les sanctions contre le Mali et la menace du recours à la force contre les putschistes de Bamako, avaient été perçues comme une excessive fermeté ne tenant pas compte des conséquences sur les populations civiles. Pourtant, ce sont ces mesures, qui ont affaibli le CNRDRE et rendu responsables et coopératifs capitaine Sanogo, et ses camarades. Des observateurs craignent une reculade, et une absence de fermeté identique aussi à l’égard de la Guinée Bissau. Un deux poids deux mesures, qui ne met personne à l’abri, et laisse penser que c’est parce que la Guinée Bissau, est un petit pays, sans ressources ni intérêts. Pour leur part, certains africanistes du Dimanche, qui ont toujours vu la main de la France dans tout ce qui se passe en Afrique, n’ont pas encore décidé d’accuser Paris et Sarkozy d’avoir fait renverser le pouvoir en place à Bissau.

Charles Kouassi

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