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Dialogue républicain avec l’opposition : Les bourreaux qui veulent être des victimes
Publié le mercredi 18 avril 2012   |  Le Patriote




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Le FPI a perdu le pouvoir dans les urnes en 2010. Il a également perdu la guerre qu’il a imposée au peuple ivoirien en voulant confisquer le fauteuil présidentiel en 2011. Deux lourdes défaites, c’en est évidemment trop pour les dirigeants et les militants du parti bleu. Du coup, les refondateurs et leurs troupes sont devenus amnésiques. Ils oublient ou feignent d’oublier les nombreux crimes, les multiples exactions, assassinats, tortures, humiliations qu’ils ont fait subir aux Ivoiriens pendant les 10 années de gestion des affaires de l’Etat. La liste de leurs victimes est si longue que celui qui prend le pari de l’égrener court certainement le risque de se perdre en route. Combien sont-ils les Ivoiriens, les ressortissants des pays voisins, de toute l’Afrique et de l’Europe qui ont choisi la destination Côte d’Ivoire pour faire fleurir leurs affaires, et qui sont tombés sous les balles assassines de la soldatesque de l’ancien régime? Combien sont-ils ces pauvres citoyens qui ont été enlevés sous les yeux de leurs épouses et progénitures pour être exécutés dans le sous-sol du palais présidentiel? Dans les forêts et même dans les rues abidjanaises? Bien malin, qui pourra répondre à ces interrogations avec précision. Les refondateurs n’avaient-ils pas transformé les villes ivoiriennes en de gros cimetières pour tous ceux qui ne pensaient pas ou ne parlaient pas comme eux? En tout cas, le malheur s’abattait sur quiconque identifié par les services de renseignements comme réfractaire à la mélodie dégoûtante de la refondation. Se prenant pour les ‘’propriétaires’’ comme le disait Sokoury Bohui, de la Côte d’Ivoire, les frontistes et leur bras séculiers de jeunes dits ‘’patriotes’’ transformés après en miliciens, avaient droit de vie et de mort sur les opposants à leur défunt régime. Ils ont tué et ont battu le record des massacres en Côte d’Ivoire. De tous les régimes qui se sont succédé à la tête de l’Etat de Côte d’Ivoire, celui des refondateurs a été meurtrier, sanguinaire et atroce pour le peuple. Des dizaines de milliers de personnes ont payé pour leur appartenance, ou souvent, supposée politique, ethnique et religieuse. Les désormais ex-dirigeants de la Côte d’Ivoire ont fait, en effet, montre de cruauté en gérant le pouvoir d’une main de fer. En véritables bourreaux de la démocratie et du peuple, ils ont massacré, tué, torturé et assassiné. Au point où la mort était devenue sous leur règne un fait banal sur les bords de la lagune Ebrié. Ôter la vie à autrui était leur jeu favori. Aujourd’hui qu’ils ont perdu le pouvoir, les socialistes à l’ivoirienne veulent travestir l’histoire récente de la Côte d’Ivoire pour se coller une peau de victime. En lieu et place d’un repentir, ils servent au peuple victime de leurs atrocités et de leurs barbaries, des discours démagogiques. Se confectionnant, en outre, une virginité dans tout ce qui est arrivé, les frontistes tentent vainement de se vêtir d’un costume de victime. Mais le FPI n’arrivera jamais à tromper les Ivoiriens dans sa volonté de faire oublier son passage tragique au pouvoir afin de se présenter comme la principale victime de la scène politique ivoirienne. Le jeu malsain à tout point de vue, ne passera pas. Cependant, le parti à la rose persiste dans sa logique et pose des préalables au processus de réconciliation prôné par l’administration Ouattara. Cette insistance trouve son essence dans cette phrase prononcée lundi dernier au cours d’une conférence de presse par Alphonse Douaty: «des idées minoritaires à force de répétition deviennent majoritaires». Faut-il le préciser au FPI, le jeu est découvert et ne fait plus recette.

Lacina Ouattara

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