Accueil    Shopping    Sports    Business    News    Annonces    Cuisine    Nécrologie    Publicité
class=logo NEWS


Accueil
News
Société
Article



Dernières dépêches


Comment

Société

3ème Tribune du Gepci / Hamed Bakayoko : « Certains ne veulent pas dialoguer parce qu’ils croient à autre chose »
Publié le vendredi 20 avril 2012   |  Soir Info


Visite-terrain:
© Ministères par DR
Visite-terrain: le ministre d`Etat, Hamed Bakayoko à la DST
Vendredi 6 avril 2012. Abidjan. Le ministre d`Etat, ministre de l`Intérieur Hamed Bakayoko visite les installations de la Direction de la surveillance du territoire.


Vos outils
height=28

PARTAGEZ


• Les vérités du ministre de l’intérieur sur la Dst, les maisons baillées, les concours de police…

« Le défi de la sécurité et les enjeux de la nouvelle politique de décentralisation ». C’est le thème qu’a développé, hier jeudi 19 avril 2012 à l’hôtel Ivoire à Cocody, le ministre d’Etat-ministre de l’intérieur, Hamed Bakayoko, invité de la 3ème Tribune du Groupement des Editeurs de presse en Côte d’Ivoire (Gepci). L’occasion fut bonne pour lui, d’éclairer la lanterne des journalistes sur des questions d’actualité. En ce qui concerne le dialogue républicain qui se tiendra les 27 et 28 avril 2012 entre le pouvoir et l’Opposition, Hamed Bakayoko s’est convaincu qu’avec une dose de bonne volonté, ce dialogue pourrait produire de bons résultats. ‘’On ne peut pas avancer si on n’est pas sérieux dans les discussions’’, a-t-il dit. Pour lui, si à l’entame du dialogue, certains demandent la libération de l’ex-chef de l’Etat Laurent Gbagbo, les choses pourraient se compliquer. Selon le conférencier, ‘’certains ne veulent pas dialoguer parce qu’ils croient à autre chose’’. Pourtant, a-t-il ironisé, ‘’cette chose-là, n’arrive pas !’’. Hamed Bakayoko a battu en brèche, les rumeurs tendant à faire croire que le gouvernement a initié le dialogue pour piéger le Front populaire ivoirien (Fpi, ex-parti au pouvoir). ‘’Nous, nous voulons développer la Côte d’Ivoire. On n’a pas besoin de piéger le Fpi. Nous ne nous acharnons pas sur des groupes de personnes’’, a-t-il précisé. Non sans révéler que dans l’entourage du chef de l’Etat, des personnes n’étaient pas enchantées de voir les généraux Mangou Philippe et Tiapé Kassaraté nommer Ambassadeurs. Mais Alassane Ouattara est resté ferme sur sa décision parce qu’il estime qu’ils ont joué un rôle important dans la réconciliation. Parlant des exilés ivoiriens, le patron de la police ivoirienne a indiqué que plusieurs d’entre eux, sont en ‘’détresse’’. ‘’Je communique avec des membres de la galaxie patriotique. On se parle. Quand certains ont des problèmes, je gère’’, a-t-il informé. Le ministre d’Etat s’est attardé sur les comportements au sein du Fpi. Pour lui, il existe deux catégories de personnes dans ce parti : Celles qui reconnaissent que le Fpi a perdu le pouvoir mais qui n’osent pas le dire aux militants, et celles qui estiment que ‘’ce n’est pas fini’’. Ces dernières, Hamed Bakayoko, pense qu’ils ‘’prennent Gbagbo en otage’’.

La question des Dozos

Interrogé sur les arrestations effectuées par la Direction de la surveillance du territoire (Dst), il a fait la précision suivante: ‘’Si la Dst s’intéresse à quelqu’un, c’est qu’il y a quelque chose de grave’’. Tout en reconnaissant qu’il y a quelques dysfonctionnements au niveau de cette Direction, il a tenu à relever son caractère sensible du fait du rôle de préservation de la sûreté de l’Etat, qu’elle joue. Toutefois, le ministre a indiqué avoir demandé aux responsables de la Dst de se mettre en rapport avec le Procureur de la République, pour trouver une solution à l’équation de la détention au regard de la procédure et des réalités. Toujours au plan sécuritaire, Hamed Bakayoko a lié la présence des Dozos (chasseurs traditionnels) à l’intérieur du pays, aux conséquences de la guerre en Côte d’Ivoire. ‘’Nous les encourageons à retourner dans leur milieu naturel. Nous sommes en train de traiter le dossier’’, a-t-il promis.

Par rapport à la suppression des permis de port d’arme, le conférencier a dénoncé l’existence de faux permis. Désormais, a-t-il dit, le demandeur doit faire la preuve qu’il sait utiliser une arme. Sur la question du racket des policiers, le ministre de l’intérieur a dit avoir constaté un relâchement. ‘’J’ai donné 10 jours aux responsables de la police pour redresser la situation. On a fini la sensibilisation, il faut agir’’, a-t-il menacé. Il a annoncé sa volonté de parvenir à ‘’un policier nouveau’’ conscient de son role. Pour la lutte contre la drogue, il a révélé qu’en 3 mois, 60 fumoirs ont été démantelés. Il s’est dit offusqué d’apprendre que des personnes vendent de la drogue aux élèves devant des établissements à Abidjan.

Relativement aux concours de police, le ministre a rappelé qu’il a été supprimé parce qu’il y avait seulement 300 places pour 1200 policiers recrutés chaque année, et que les personnes recrutées l’étaient sur des bases ethniques, régionalistes. Il s’est engagé à sortir de la police, toutes ces personnes qui n’ont pas le niveau en général. Parlant des sociétés de sécurité privée, il a fait savoir que sur 400, seules 9 seulement sont agréées. ‘’Nous avons donné 3 mois pour qu’elles se mettent en règle’’, a-t-il affirmé. En ce qui concerne les maisons baillées des policiers, le ministre a informé que la moitié (50%) des propriétaires a été payée. ‘’L’argent est disponible pour l’autre moitié. Nous les attendons mais ils ne viennent pas’’, a-t-il regretté avant de mettre en garde: ‘’Tous ceux qui ne pourront pas prouver qu’ils ont un bail, et qui ont perçu de l’argent, seront poursuivis’’.

Perspectives

Donnant sa part de vérité sur les entrepreneurs mis aux arrêts dans le cadre de la réhabilitation des commissariats, Hamed Bakayoko a indiqué que certains d’entre eux avaient présenté des factures exorbitantes alors qu’ils n’avaient pas effectué les travaux sur le terrain. ‘’Nous avons redimensionné les factures, et nous sommes aujourd’hui à 3 milliards de Fcfa’’, a-t-il dit. Avant les échanges avec la presse, il a fait le point des actions menées au plan sécuritaire. A savoir entre autres, la restauration du cadre de travail, le rétablissement de la mobilité des unités de police avec la remise de 115 véhicule neufs, 25 motos d’escorte et 16 mobylettes aux unités de police…, le redéploiement du personnel de la police, et le renforcement de la coopération internationale en matière de sécurité. En ce qui concerne l’administration du territoire, il a parlé de la reforme du cadre légal avec la réorganisation du territoire national en 12 Districts, 2 districts autonomes, 30 régions, et 95 départements. Au plan de la réconciliation nationale, le ministre a indiqué que l’amorce de discussions avec l’opposition (Fpi et Cnrd), a permis de mettre à disposition ‘’une matrice d’actions en réponse aux préalables et préoccupations évoquées par les délégations’’. Pour les perspectives, Hamed Bakayoko entend moraliser la fonction policière avec pour objectif le seuil de tolérance zéro, améliorer les conditions de travail et de vie des policiers, changer les tenues de travail de tous les policiers. Selon lui, 40.000 nouvelles tenues ont été commandées, et devraient arriver avant fin juin 2012. Il envisage aussi, la concrétisation du projet de vidéosurveillance des Districts d’Abidjan et Yamoussoukro, la rétrocession des cités policières…Notons qu’avant le ministre, Amédée Assi, le président du Gepci a affirmé que la Tribune du Gepci sera désormais mensuelle. Plusieurs personnalités dont les ministres de la fonction publique, de la promotion du logement, et le président du conseil de gestion du Fonds de soutien et de développement de la presse, Kébé Yacouba, ont assisté à la conférence.

BAMBA Idrissa

LIENS PROMOTIONNELS