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Hôpital de Dimbokro: Les malades cohabitent avec les animaux
Publié le samedi 21 avril 2012   |  Le Nouveau Réveil




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Dossier

Santé 2012
Erigé en Centre hospitalier régional, le seul établissement sanitaire public de Dimbokro ne dispose que des services de chirurgie, de pédiatrie, d’un cabinet dentaire, de médecine, de consultation médecine, d’une maternité et d’un service d’urgence. Pourtant, il reçoit les malades venant des départements d’Arrah, M’batto et la région de Daoukro, Prikro et M’bahiakro. Selon Dr N’dja Kouao, directeur de cet établissement sanitaire public de Dimbokro, tous les services existants dans ce CHR sont les services usuels qu’on trouve dans tous les hôpitaux. « Nous n’avons pas encore de CHR », a-t-il reconnu. Avant de relever qu’il manque à cet hôpital les services d’ophtalmologie, les services d’ORL, les services de réanimation et de cardiologie pour faire de l’établissement qu’il dirige un véritable Centre hospitalier régional (CHR). Toujours selon Dr N’dja Kouao, à côté de ces services qui manquent à l’hôpital de Dimbokro pour faire de lui un CHR, il existe un service d’échographie qui reste encore non fonctionnel pour défaut d’ophtalmologue. Ce qui ne met pas, généralement, les patients et leurs parents au bout de leur peine.
TOUT EST A REHABILITER AU CHR DE DIMBOKRO
Le directeur du centre hospitalier régional de Dimbokro, Dr N’dja Kouao, a déploré l’état des bâtiments de son établissement. Selon lui, les bâtiments abritant les différents services de cet hôpital n’ont pas été réhabilités depuis les années 1996-1997. C’est pourquoi, il plaide pour leur réhabilitation. « Le budget dont nous disposons pour ce CHR est si faible qu’il ne permet pas de faire la réhabilitation des bâtiments. Nous avons donc besoin d’aide pour réhabiliter tous nos services », a soutenu le directeur de cet hôpital régional. Qui se réjouit de ce que le programme d’urgence présidentiel ait pris en compte les bâtiments abritant les services de la chirurgie, le bloc opératoire, le bâtiments, le bâtiment de la radiographie, le laboratoire et la maternité. « Si les bâtiments de la pédiatrie, de l’hospitalisation médecine, la consultation médecine, les urgences et le cabinet dentaire, la pharmacie et l’ancien bâtiment qui abritait les services de la pédiatrie bénéficiaient de la réhabilitation, l’on se rendrait véritablement compte que nous sommes dans un CHR », a-t-il expliqué. Et d’ajouter que si l’ancien bâtiment de pédiatrie est réhabilité, il peut abriter plusieurs autres services. Aussi, à côté des bâtiments à réhabiliter, le CHR de Dimbokro n’est pas clôturé. Ce qui fait que, personnel médical, patients et parents de malades cohabitent au quotidien avec les animaux domestiques tels que les porcs, les moutons, les cabris, sans oublier les poulets. Laquelle présence de ces animaux pouvant être, selon le directeur de l’hôpital, des vecteurs de pathologie. « Nous appelons les bonnes volontés à s’associer pour offrir une clôture qui va nous mettre à l’abri de ces animaux et des petits bandits… », a souhaité Dr N’dja Kouao.
UN BESOIN APPUYE EN PERSONNEL EXPRIME
« Pour respecter les normes d’un hôpital régional, je dirai que nous sommes largement en sous-effectif », a exprimé le directeur du CHR. Selon lui, il faut implanter certains services qui n’existent pas encore dans son établissement et leur affecter de facto du personnel. « Nous avons besoin d’un service d’ophtalmologie qui va nécessiter l’affectation d’un ophtalmologue. Mais si déjà nous avons un infirmier spécialiste, ce sera une bonne chose », a souligné Dr N’dja Kouao. Qui précise par la même occasion qu’il faille implanter un service ORL et lui affecter un médecin. « Un chirurgien doit être affecté pour venir appuyer celui qui est là déjà. De même, un médecin urgentiste doit venir appuyer également celui qui est là. Il nous faut un ophtalmologue pour pouvoir utiliser l’échographe qui est là, en plus du biologiste que nous demandons », a exprimé le directeur du CHR de Dimbokro. Qui a également exprimé le besoin de 07 infirmiers, 03 sage-femmes, 07 agents d’hygiène et 04 manœuvres.
DU MATERIEL FAIT DEFAUT
« On a la joie d’avoir réussi à obtenir une ambulance flambant neuve avec l’intervention d’un cadre de la ville », s’est réjoui Dr N’dja. Selon lui, la seule ambulance dont disposait son établissement a «succombé » au mauvais état des routes du département, voire de la région. Ce qui a fait que le CHR ne disposait plus de véhicule de liaison. C’est grâce à l’effort de ce cadre que nous pouvons aujourd’hui sauver des vies humaines en évacuant des malades sur d’autres centres hospitaliers. Toutefois, Dr N’dja Kouao intercède pour qu’il y ait une seconde ambulance qui viendra appuyer celle qui est déjà sur place. «L’hôpital de Dimbokro étant un hôpital régional, il y a toujours des cas d’évacuation vu l’état de l’urgence des maux. Il faut donc une autre ambulance…», a expliqué Dr N’dja Kouao. Qui souligne que l’équipement des services d’urgence n’est pas adapté. «Il faut également renforcer l’équipement au bloc opératoire de chirurgie et de gynécologie», a-t-il souhaité. Avant de préciser que pour ces deux services, une autoclave, une boite d’appendice, une boite d’hernie, ainsi que des bistouris électriques seraient les bienvenus de même que la scialityque pour le seul service de gynécologie. Par ailleurs, Dr N’dja Kouao plaide pour la construction d’un préau qui va permettre aux parents de faire la cuisine pour leurs malades.

TANO KOFFI HENRI

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