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Présumé complice de détournement dans l’affaire des déchets toxiques : Adama Bictogo démissionne du gouvernement
Publié le mercredi 23 mai 2012   |  Le Patriote




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Le ministre de l’Intégration africaine, Adama Bictogo, par ailleurs député d’Agboville, ne fait plus partie du gouvernement depuis hier. Un communiqué de la Présidence de la République rendu public, le confirme. Selon les termes de ce communiqué, le Président de la République a signé un décret mettant «fin aux fonctions de Ministre de l’Intégration africaine de Monsieur Adama Bictogo.» Tout est parti d’une enquête de la Police judiciaire dans l’affaire des déchets toxiques qui a éclaté en 2008, sous Laurent Gbagbo qui s’est retrouvée dans la presse. La société Trafigura, reconnue coupable dans ce scandale, avait accepté de dédommager les victimes des déchets toxiques. Cette somme d’argent ne leur est pas parvenue en totalité. Elles ont donc porté plainte pour détournement. L’enquête de la police a mis en cause trois personnalités dont le désormais ex-ministre de l’Intégration africaine, Adama Bictogo, Koné Cheick Oumar, le président de la l’Africa Sport et Claude Gohourou, qui se faisait passer pour le président d’une des nombreuses associations de victimes. Le premier s’est dit disposé, selon une boutade rapportée dans les colonnes de l’hebdomadaire panafricain, ‘’Jeune Afrique’’ dans sa parution de la semaine, à rembourser la somme qu’il aurait perçue de manière indue. Pour ne pas gêner l’action de la justice devant, Adama Bictogo a remis sa démission hier au président de la République qui l’a acceptée et mis fin, par la même occasion, à ses fonctions dans l‘équipe gouvernementale. Une équipe dans laquelle il s’était mis à la tâche tant sur les dossiers ‘’locaux’’ qu’internationaux. C’est dans ce cadre qu’il se trouvait régulièrement dans la capitale malienne, Bamako, pour tenter de mettre un terme, sous les auspices de la CEDEAO, à la crise qui secoue ce pays frère depuis le coup d’Etat du 22 mars dernier. Le ministre Bictogo est rentré avant-hier du Mali. Selon nos sources, il a eu le même jour, un tête-à-tête avec le président de la République. Tête-à-tête au cours duquel, bien entendu, la question de son implication présumée dans l’affaire des déchets toxiques a été naturellement évoquée. Ainsi, depuis hier, le ministre de l’Intégration africaine, Adama Bictogo n’est plus membre du gouvernement. Son départ du gouvernement pour répondre certainement à la justice est la preuve que celle-ci, sous le président Ouattara, se veut désormais impartiale. D’autant plus que cette affaire des déchets toxiques, on se rappelle, a éclaté sous l’ancien régime de la Refondation en 2008. Et les enquêtes n’ont jamais abouti. D’ailleurs, elles n’ont jamais été menées. Il a fallu l’avènement du nouveau pouvoir pour que des dossiers sensibles qui étaient enfouis dans les placards du Palais refassent surface. Cette affaire, faut-il le préciser, confirme la volonté du chef de l’Etat de ne protéger aucun de ses proches qui seraient mêlés d’une manière ou d’une autre, à des pratiques aux antipodes de la bonne gouvernance. C’est la raison pour laquelle il a fait signer à ses ministres, une charte d’éthique et leur a fait prendre des engagements à se conformer aux valeurs de bonne gouvernance. A chaque fois qu’il en a l’occasion, il ne manque d’ailleurs pas de le rappeler. Sa dernière intervention sur les antennes de RFI dimanche dernier dans le cadre de l’émission ‘’Le débat africain’’ le prouve bien: « (…) Tous les citoyens sont égaux. Il n’y a pas de personnes plus influentes que d’autres. Le fait que quelqu’un a exercé des responsabilités, si la personne est coupable, elle doit se retrouver devant la justice (…),» avait-il dit notamment.
Yves-M. ABIET

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