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Des journalistes tirent les enseignements du scrutin
Publié le mardi 29 mai 2012   |  L'intelligent d'Abidjan




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Une élection sans grabuge, sans éclat de voix comme l’a constaté tout le beau monde qui s’est rendu à l’Hôtel Belle Côte. Certains confrères, jeunes, moins jeunes et doyens relèvent ici les autres leçons du scrutin du 27 mai 2012.

André Sylvère Konan, journaliste à Jeune Afrique : ‘’…On peut gagner une élection sans forcément être arrogant’’

«On retient deux leçons sinon deux messages que les journalistes envoient aux Ivoiriens.

Premièrement, le président sortant n’est pas candidat. Le message qu’il veut passer c’est que le pouvoir n’est pas une fin et qu’on peut décider en toute responsabilité de ne pas se présenter alors que la loi le permettait. Cela conduit à l’apaisement et à une alternance très apaisée. Deuxième leçon : les deux candidats qui se sont congratulés à la fin du scrutin sont issus de deux écoles différentes. Mais ces deux écoles ont intégré des journalistes qui sont issus de toutes les sensibilités politiques. On a vu que ça s’est passé dans un esprit calme.

On veut donc dire aux ivoiriens qu’on peut perdre une élection, s’en aller, se préparer et revenir et aussi qu’on peut gagner une élection sans forcément être arrogant ».

Issa Sangaré Yèresso, journaliste-télé à la retraite : ‘’La relève commence à prendre le bon exemple’’

«Les journalistes sont matures. Nous sommes prompts à critiquer les politiques qui bafouent les élections, qui manipulent le peuple. Et là, nous venons de donner la preuve palpable que nous sommes prêts à donner l’exemple. Les deux candidats pendant un mois ont battu une campagne civilisée, courtoise avec des programmes concrets. Le vote s’est déroulé dans une discipline et une rigueur exemplaires. A la proclamation des résultats, le geste que les deux candidats ont accompli nous a convaincus que les aînés peuvent être fiers, parce que la relève commence à prendre le bon exemple. Il n’y avait pas de rancune et c’était fair-play.

Comme conseil, je dirai au nouveau président de s’occuper des programmes où il y a les besoins concrets des journalistes, parce qu’à ce jour la convention collective n’est pas appliquée partout. Aujourd’hui, il est bon qu’on se penche sur la situation des journalistes parce qu’il y en a qui vivent dans des entrer-coucher où chez des parents. Donc il faut un programme économique et social».

Josette Barry, journaliste à Fraternité Matin : ‘’La belle image ce sont les félicitations du candidat perdant’’

«Ce congrès s’est passé dans un esprit d’unité. La belle image ce sont les félicitations du candidat perdant au candidat élu et en retour, le fait que l’élu ait appelé le président sortant pour une photo. Ceci pour montrer que l’unité demeure au sein des journalistes. Nous demandons aux journalistes de s’intéresser à l’union nationale qui porte leurs problèmes.

C’est vrai qu’il y a des associations sectorielles, mais l’histoire nous enseigne que c’est l’Unjci qui a commencé le combat et obtenu un certain nombre d’avancées. Nous demandons aux journalistes de venir et de ne pas venir seulement lors des congrès. Il faut qu’ils fréquentent leur maison, la Maison de la Presse d’Abidjan. Nous faisons un effort pour mettre à leur disposition le nécessaire, avec l’appui des autorités et d’autres partenaires.

Qu’ils fréquentent leur maison, que l’union avance et que la profession soit respectée».

Agnès Kraidy, journaliste à Fraternité Matin : ‘’Notre corporation a atteint un niveau de maturité’’

«Je suis heureuse que notre corporation ait atteint ce niveau de maturité qui a permis d’organiser ce congrès dans un calme et dans une ambiance de responsabilité collective. Bonne chance au président».

Propos recueillis par S. Débailly

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