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La chute du régime déclenchée - PDCI-FPI, ensemble pour chasser Ouattara
Publié le mardi 5 juin 2012   |  Le Quotidien


PDCI-RDA
© Abidjan.net par Emma
PDCI-RDA : le Président Henri Konan Bedié a dirigé le Bureau politique du samedi 2 juin
Samedi 2 juin 2012. Abidjan. Maison du PDCI-RDA, a Cocody. Le Président du parti, Henri Konan Bedié a dirigé la réunion du Bureau politique


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Sérieusement affaibli par la chute de Nicolas Sarkozy, Alassane Ouattara vient de subir un autre revers, en perdant le soutien de son principal allié au sein du RHDP, le PDCI-RDA. Une situation qui met le pouvoir Ouattara dans une position inconfortable.

Alassane Ouattara aura du mal à se remettre du coup que vient de lui porter le PDCI-RDA, son principal allié sur la scène politique nationale. Que reste-t-il encore de l’alliance PDCI-RDR ou du moins du RHDP, après les violentes critiques formulées à l’égard du pouvoir Ouattara ? Rien du tout, sinon la dépouille mortelle de cette alliance, dont le vieux parti vient de célébrer l’oraison funèbre, le 02 juin dernier, à la Maison du parti à Cocody. En tout cas, le réveil inattendu du PDCI ne manque pas d’ébranler le régime en place qui avait déjà le sommeil troublé, après le départ de Nicolas Sarkozy de l’Elysée. Et le poids des récriminations et autres griefs exprimés par le vieux parti, achève de convaincre qu’Alassane Ouattara est désormais confiné dans un isolement total, après la perte de tous ses soutiens extérieurs. En effet, le PDCI de Bédié, à travers ses attaques contre Ouattara, loin d’être un allié, apparaît comme une véritable force d’opposition, rejoignant ainsi le FPI, avec lequel il constitue désormais, au niveau des revendications politiques, une force incontournable, capable de mettre sérieusement en difficulté Ouattara. On peut le dire sans risque de se tromper, que le PDCI vient d’entamer un réveil aux relents patriotiques, au regard du chapelet de griefs rendus public, le 02 juin dernier, lors de la réunion de son bureau politique. Quand Bédié qui a « fait » roi Ouattara, dénonce un manque de confiance en lui, et l’accuse de surcroît de l’avoir floué, c’est la preuve que le divorce est consommé entre les deux partis. Ce n’est donc pas étonnant que N’zuéba et les siens se dressent contre Alassane Ouattara dans sa volonté de modifier la loi sur le foncier rural. En effet, lors de sa visite à l’Ouest du pays, Ouattara, à l’étape de Bangolo, avait indiqué le lundi 23 avril 2012, parlant des conflits qui minent la région, qu’il allait s’engager à trouver un remède efficace en votant « une loi qui va rassembler les ivoiriens ». Or la loi n°98-750 du 23 décembre 1998 sur le foncier rural rassemble déjà, d’autant plus qu’elle a été voté à l’unanimité par les députés d’alors. En disant niet à la volonté du chef de l’Etat de modifier cette loi, le PDCI ne fait qu’exprimer tout haut le désir des Ivoiriens. A travers cette décision, le PDCI veut clairement signifier qu’il y a bien des intérêts de la Côte de la Côte d’Ivoire autour desquels l’ensemble des patriotes doivent s’accorder en parlant d’une seule et même voix : la terre. Le PDCI qui n’attend plus s’afficher avec le RDR, a encore rejoint le FPI, en demandant, la restitution des biens privés confisqués par les hommes de Ouattara. Pareil pour la question de l’insécurité, où, les dérives meurtrières des FRCI et des dozos, a amené le vieux parti, à demander à Ouattara, de faire la promotion d’une véritable armée républicaine et nationale. Le PDCI qui n’attend plus rien du RDR, n’a pas manqué d’étaler les secrets de leur accord, en dénonçant la politique de « rattrapage » à laquelle se livre le régime Ouattara. En faisant publiquement le procès de la gestion d’Alassane Ouattara, le PDCI, rejoint le FPI pour porter à bout de bras les revendications du peuple qui n’en peut plus de supporter l’insécurité, la privation des libertés, la cherté de la vie, le chômage etc. Avec cette union sacrée qui se met en place, il est évident que le régime Ouattara aura du mal à contrer la puissance de feu de ces deux grandes forces politiques du pays.

Serge A. Badet

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