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conférence de presse du fpi : Coup d’Etat déjoué - Le FPI accuse les exilés pro-Gbagbo
Publié le samedi 16 juin 2012   |  Le Patriote




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“Lida Kouassi Moïse a fait des aveux à la télévision en disant qu’il reconnait le coup d’Etat déjoué et qu’il aurait du donner des informations au président de la République en tant qu’ancien ministre de la Défense. Ah non, ça ne se fait pas !», Miaka Ouréto, président par intérim du Front populaire ivoirien, n’a pas fait de difficultés particulières pour reconnaître l’authenticité des révélations faites par le ministre d’Etat, ministre de l’Intérieur, Hamed Bakayoko, relatives à un coup d’Etat des pro-Gbagbo déjoué. Il faut en convenir, l’exercice était bien difficile pour la direction intérimaire du FPI. Les preuves brandies par le premier flic ivoirien étaient si patentes, parlantes et accablantes, que la seules porte de sortie qui restait refondateurs était de s’en laver les mains en rejetant la faute à leurs camarades en exil. Ainsi, c’est ouvertement que Miaka et son compère Akoun, traitreusement et de la manière la plus lâche, ont botté en touche : «Lida Kouassi et nos nombreux camarades en exil étaient membres de l’ancienne direction du FPI. Certains ont occupés de hautes fonctions ici. Ils sont des responsables. Ils ont le droit de réfléchir et de penser comme ils l’entendent. Tant que ce qu’ils disent et font ne nous est pas soumis pour approbation, nous ici à Abidjan, on ne se reconnait pas dans ça. Qu’on nous dise un seul nom de la direction actuelle qui a écrit où donné des instructions pour dire aux exilés de faire quoi que ce soit? On ne se reconnait pas dans ça», a-t-il lâché. En d’autres termes, la tentative de renversement déjouée est l’?uvre des exilés et non de la direction du FPI basée à Abidjan. Se lavant les mains, Miaka Ouréto a pourtant tenté de justifier cette action. «Des généraux, des officiers, des gens qui ont occupés des hautes responsabilités dans la hiérarchie militaire son en exil. Le président Ouattara a mis en place une politique de la Défense nationale qui ne se conforme à rien du tout vis-à-vis de nos textes. Sinon que des frustrations. Des gens qui ont été formés pendant plus d’une dizaine d’années au maniement des armes pour assurer la sécurité des biens et des personnes dans le pays. On vient, on les met de côté et on prend des gens qui ne savent ni lire, ni écrire. Ce sont eux qui sont aux grands commandements de l’armée. Vous pensez que ceux qui ont été mis de côté sont contents? Ne peuvent-ils pas tenter un coup d’Etat contre vous? C’est le FPI qui doit les manipuler d’abord avant qu’ils ne pensent à un coup d’Etat ? Voilà ce que Ouattara a créé. Si aujourd’hui la salive qu’il a lancée lui revient en face, il ne faut pas qu’il accuse le FPI. Il ne faut pas qu’il nous accable. Le FPI n’est pas un patri à intimider et nous n’allons pas nous taire», a-t-il enfoncé le clou. Aveux de taille. Le coup d’Etat était bel et bien préparé et la vigilance des autorités ivoirienne a payé. Seulement que le FPI après la découverte du mauvais coup contre la paix et la démocratie veut noyer le poisson en se désolidarisant des auteurs. Se disant, en outre, accusé à tort, le parti de Laurent Gbagbo a annoncé une plainte contre le gouvernement ivoirien. Par ailleurs, Miaka Ouréto a averti le gouvernement quand à la volonté de son parti et des exilés à en découdre. «Mangou et Kassaraté ne sont pas des diplomates. On les a cassés pour les remplacer. Mais les collaborateurs de ces généraux sont là. Ils sont frustrés et mécontents. Ils peuvent se soulever. Au lieu de dire que quelque chose doit être rattrapée, ils accusent le FPI», a-t-il dit. Si ce n’est pas une incitation ouverte au soulèvement militaire contre le régime en place, ça y ressemble fortement. Le FPI, dont le noir dessein, jamais abandonné, de voir le pays replongé dans une guerre militaro-civile dont il croit pouvoir tirer des dividendes, veut créer chez une partie de l’armée le sentiment qu’elle est délaissée par les nouveaux dirigeants du pays.
Lacina Ouattara

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