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Conflit agriculteurs-éleveurs / Adjoumani ramène la paix dans le Gbèkè : Voici les grandes décisions du gouvernement
Publié le vendredi 22 juin 2012   |  Le Mandat


Cérémonie
© Abidjan.net par Guy Lasm
Cérémonie de pose de première pierre du projet cuirs et peaux Côte d`Ivoire.
Jeudi 22 décembre 2011. Attécoubé. Direction du Banco. Cérémonie de pose de première pierre de projet cuirs et peaux Côte d`Ivoire en présence des Ministres Mabri Toikeusse ,Alain Lobognon,Sidiki Konaté et Kouassi Adjoumani.


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«Trop c’est trop. Que les peulhs (éleveurs) quittent notre région. Ils nous ont causé suffisamment de dégâts, et donc nous ne voulons plus d’eux. Ils étaient soutenus par les Forces nouvelles». C’est en ces termes que les autochtones baoulés de la région du Gbèkè ont exprimé, jeudi 21 juin, leur colère au ministre des Ressources animales et halieutiques, Kobenan Kouassi Adjoumani, à Bouaké. Depuis 2002, agriculteurs et peulhs se regardent en chiens de faïence dans cette région. Face à la gravité du problème, après une communication en conseil des ministres, le président de la République, S.E.M. Alassane Ouattara, a chargé son ministre des Ressources animales et halieutiques de se rendre sur
les lieux pour trouver une issue au problème.

C’est dans ce cadre que l’émissaire du gouvernement a entrepris une tournée de sensibilisation à la cohabitation pacifique et intercommunautaire depuis mercredi dans le Gbèkè et le Hambol. La rencontre, qui s’est déroulée jeudi 21 juin, à l’espace Saint-Viateur de Bouaké, a réuni le ministre Adjoumani, le corps préfectoral de Bouaké, le Consul du Mali à Bouaké, le ministère de l’Intérieur, celui de l’Agriculteur, celui de l’Intégration africaine et les protagonistes. Après avoir écouté attentivement les deux camps, l’émissaire du gouvernement a prôné la tolérance et la cohésion pacifique. Il a demandé aux autorités traditionnelles de tout mettre en œuvre pour éviter un conflit foncier dans cette région. « Vous avez énormément souffert de la crise postélectorale.

Fort heureusement, le président Alassane Ouattara, en homme rassembleur, a confié le processus de réconciliation à un de vos fils, le Premier ministre Charles Konan Banny. Alors, il faut vous inscrire dans la dynamique de la réconciliation. Le président Ouattara n’entend pas privilégier un seul Ivoirien au détriment de l’autre », a assuré le ministre. Avant de condamner les actes posés par les éleveurs peulhs, venus pour la plupart du Mali. « S’il s’avère que des peulhs s’adonnent effectivement encore à des actes qui créeront le désordre, ces derniers seront réprimés », a-t-il prévenu. A l’en croire, le déficit en protéines animales, prévisible en 2020, ne peut être atténué que par l’élevage bovin.

Cependant, un tel développement ne sera possible que si les termes d’une cohabitation pacifique et durable sont clairement définis. C’est pourquoi, le ministre Adjoumani a communiqué des mesures qui rentreront très vite en vigueur, visant à taire définitivement les querelles. Ce sont entre autres, la mise en place des comités de règlement des litiges, dotés de moyens opérationnels, l’actualisation des textes en vigueur, qui ne répondent plus aux contraintes actuelles et à la réalité du terrain. La construction et l’équipement des terroirs villageois, pour faciliter la pratique de l’élevage dans les zones propices à son développement, tout en protégeant les cultures, le recensement de tous les éleveurs sur l’ensemble du territoire national.

BENJMAIN SORO

Le nœud du problème

Les populations Baoulé sont très en colère. A l’origine de cette grogne, les nombreux dégâts causés par la transhumance du bétail des peulhs du Mali dans la région. Selon eux, maintes fois leurs bêtes ont détruit les champs, sans dédommagement pour les agriculteurs. En plus, selon Djamaana N’Dri, un chef traditionnel dans le ‘’Bamoro’’ les peulhs se sont érigés en véritables maîtres, en imposant leur dictat. « Ils s’installent sur les terres sans autorisation préalable. Qu’ils sachent que nous sommes propriétaires terriens », a-t-il dit.

Les Peulhs rencontrés ont indiqué qu’il s’agit d’incompréhensions entre leurs tuteurs et eux. Ils affirment avoir conclu des accords avec des chefs de villages et même que, chaque année, en guise de reconnaissance, ils donnaient des bêtes à certains d’entre eux. Ceux-ci leur avaient promis des terres, afin qu’ils puissent mener tranquillement leurs activités. Ce sont donc des conflits qu’il faudra gérer avec intelligence, pour que chacun trouve sa place dans nos terroirs. C’est à ce prix que nous pouvons créer plus de richesses dans nos régions au bénéfice des populations.

B.S

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