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Entretien / Adé-Liz Gbahou, artiste-chanteuse ivoirienne : “Je ne fais pas ma musique pour attendre des décorations de l’Etat”
Publié le vendredi 20 juillet 2012   |  L'intelligent d'Abidjan




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Mariée à Saint-Denis en région parisienne, le 14 avril 2012, au Palais 91 à Ris-Orangis, en France, l’artiste-chanteuse ivoirienne depuis 1985, Adé-Liz Gbahou n’avait pas revu les siens depuis 2009. Célébrée par le ministère de la Culture et de la Francophonie, la chanteuse originaire des ‘’18 montagnes’’ n’était pas présente en Côte d’Ivoire le 21 juin 2012, à l’occasion de la fête de la musique. Dans cet entretien, Adé-Liz explique !

Vous faites partie des reines de la musique ivoirienne qui ont été célébrées le 21 juin 2012. Quel sentiment vous anime, suite à cette reconnaissance du ministère ivoirien de la Culture ?
J'ai commencé à chanter en 1985 et non en 70. Je ne sais pas si je fais partie des artistes célébrées le 21 Juin 2012. Je n'ai pas été informée de cet évènement.

Vous étiez absente à cette fête de la musique, peut-on savoir pourquoi ?
Simplement, parce que je n'en ai pas été informée. Je n'ai pas été invitée.

Qu’avez-vous gagné en devenant chanteuse ?
La musique, c'est ma passion. Elle me permet d'exprimer mes émotions et de partager mes joies et mes peines avec les mélomanes.
La musique m’apaise et m'apporte la satisfaction de faire ce que j'aime.

Vous avez eu une carrière qui a été jalonnée de frasques. Comment avez-vous fait pour éviter à cette époque les différents scandales ?
J'ai reçu une éducation stricte qui m'a aidée à éviter ce genre de situation. Etre une artiste ne me dispense pas d'avoir un comportement posé et respectueux.

Quels étaient vos rapports avec les artistes féminins de l’époque, à savoir Monique Séka, Nayanka Bell, Aïcha Koné et autres ?
Je ne suis pas de la génération d'Allah Thérèse. C'est une dame que j'admire énormément pour son talent, mais je ne l'ai jamais côtoyée. Par contre Aïcha, Nayanka et Monique Séka sont des artistes que je connais. Nos relations sont excellentes.

Quels étaient aussi vos rapports avec les artistes hommes, notamment Lougah François, Ernesto Djédjé, Amédée Pierre et bien d’autres ?
Amédée Pierre et Lougah François sont des artistes qui m'ont toujours traitée comme leur fille. Ils me manquent beaucoup. Ernesto Djédjé, je ne l'ai jamais rencontré, car quand il décédait, je n'étais même pas encore chanteuse.

Vous avez tant donné à la discographie ivoirienne, pensez-vous que l’Etat vous a récompensé à votre juste valeur ? Avez-vous été déjà décorée?
Je ne fais pas mon art en attente d'une quelconque décoration ou récompense de l'Etat. Si un jour, il reconnait mon talent, ce sera avec plaisir. Car, c'est toujours un honneur d'avoir la reconnaissance de son pays. Ma meilleure récompense, c'est la reconnaissance des fans. Je suis heureuse quand j'entends les encouragements des fans, qui m'expriment tout le bien qu'ils pensent de moi.

Vous avez sorti des albums en 1985, 1987, 1991, 1998 et le dernier en 2006. Pourquoi n’êtes-vous pas présente en Côte d’Ivoire ?
J'étais en Côte d’Ivoire en 2009 pour une visite familiale. Artistiquement, je suis très occupée ici en Europe et ça rend difficile les déplacements en Côte d’Ivoire . Bientôt, je serai en Côte d’Ivoire pour partager des moments artistiques forts avec mes fans.

Vous êtes qualifiée de chanteuse des ‘’18 montagnes’’. Pourquoi ne venez-vous pas participer à la réconciliation de l’Ouest ivoirien ?
Vous savez, les médias donnent les noms qu'ils veulent aux artistes. Ils sont dans leur rôle. A propos de la réconciliation, je pense que nos politiciens y travaillent. Nous les artistes ici en Europe, nous essayons d'y apporter notre participation, avec la confection d'un CD qui a vu la participation de grands noms de la musique ivoirienne sous la direction de Mobio Rato Venance. Chacun a son niveau peut apporter sa pierre à la ‘’réconciliation’’.

A quand votre retour en Côte d’Ivoire ?
Très bientôt!

Par Patrick Krou

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