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Nord-Sud N° 2140 du 16/8/2012

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Crise dans le palmier à huile/Les planteurs réclament 2 milliards FCFA aux usiniers
Publié le jeudi 16 aout 2012  |  Nord-Sud




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Les acteurs du secteur palmier à huile traversent des difficultés. Profitant d’une réunion de la Fenacoph-ci, nombre d’entre eux n’ont pas eu la langue de bois face à l’indifférence de l’Etat.


Les planteurs de palmier à huile ne sont pas du tout contents de la gestion de leur secteur d’activité. Selon le président du conseil d’administration ( Pca) de la coopérative de palmier à huile de la côtière (Coopalco), Diop Abdul Latif, qui intervenait lundi dernier, aux 2 Plateaux, à l’occasion de la rencontre organisée par la fédération nationale des coopératives et unions de coopératives des planteurs de palmier à huile de Côte d’Ivoire (Fenacopah-ci), les producteurs individuels éprouvent des difficultés. Et pour cause, les pistes de desserte sont dans un état alarmant. Ce qui ne facilite guère l’écoulement des produits. Pourtant, avance-t-il, il est prélevé 1,3 FCFA sur chaque kilogramme de régime de palme par les usiniers en vue de l’entretien des pistes. Ce qui fait plus de 2 milliards Fcfa par an. En dépit de ces prélèvements, l’état des routes ne s’améliore pas. D’où la colère des producteurs. Pour le Pca de la Coopalco, il faut que les usiniers rétrocèdent aux paysans cette somme pour qu’eux-mêmes s’occupent de la réfection des voies de desserte de leurs plantations. « La Fenacopah-ci peut bien gérer cette manne qui ne profite pas aux petits planteurs que nous sommes », propose-t-il.
Autre problème que Diop Abdoul Latif n’a pas manqué de relever, c’est l’approvisionnement en intrants (engrais). En effet, au dire de plusieurs planteurs, le sac d’engrais coûte cher, soit 20.000 Frs. Or, il faut 3 sacs à l’hectare. A cela, il faut ajouter le prix élevé du petit outillage, notamment les perches, qui se vendent à 30.000 voire 40.000 frs. En sus, il y a le vieillissement du verger. Pour le planteur, cela suppose de nouveaux investissements en vue de son renouvellement. Selon lui, après 25 ans, il faut abattre les plantes pour replanter de nouvelles générations. « Je viens de renouveler 50 hectares. C’est coûteux », a-t-il indiqué. Pourtant, affirme Antoine Essis, un autre planteur, l’Etat n’apporte aucune aide aux acteurs de cette filière importante. « On n’est plus assistés. Durant le temps de la Palmindustrie, on recevait des engrais et d’autres appuis. Aujourd’hui, le producteur doit se débrouiller lui seul», se plaint-il. C’est la raison pour laquelle, le Pca de la Coopalco est formel, l’Etat doit remettre la Motoragri sur pied afin de contribuer efficacement à la mécanisation de l’agriculture.

2e secteur agricole de l’économie ivoirienne

«Si on veut une agriculture forte, il faut doter les planteurs de machines comme dans les pays industrialisés afin d’accroître leur production », avance M. Diop. Enfin, les producteurs sont confrontés à la baisse récurrente des prix. Actuellement, le kilogramme de régimes de palme ne coûte que 61 Frs. Selon le directeur exécutif de la Fenacoph-ci, Ballo Koffi, la filière palmier à huile a rapporté près de 400 milliards FCFA à l’économie ivoirienne en 2011. Ce sont les planteurs villageois qui sont à l’origine de ce travail. Ils assurent 65% de la production nationale. Trois entreprises que sont Palmci, Palmafrique et Sipefci complètent avec 35%. Il y a 250.000 hectares plantés. La production nationale d’huile de palme est passée de 323 000 t en 2007 à près de 500 000 aujourd’hui. L’objectif est de la doubler d’ici 2018. L’industrie couvre la totalité de la consommation nationale (250 000 t) et vend les excédents dans la sous-région. « Dans l’esprit des décideurs, ce sont les entreprises qui font vivre le secteur. Il faut le dire tout net, les planteurs individuels sont de loin les plus importants », a tranché le Pca de la Coopalco. Qui indique que ce secteur vient juste après la filière café-cacao, avant l’hévéa contrairement à ce que croit l’opinion. C’est pourquoi, il demande à l’Etat de ne pas abandonner ce secteur.

Ahua K.

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