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Nord-Sud N° 2166 du 17/9/2012

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Boto Jean Roger, (Union des parents d’élèves) :“Nous voulons de la transparence”
Publié le lundi 17 septembre 2012  |  Nord-Sud




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A l’occasion de l’ouverture des classes, aujourd’hui, Boto Jean,revient sur les préparatifs, le fonctionnement des comités de gestion (Coges) et fait des propositions.



Pensez-vous que les parents d’élèves sont prêts pour cette rentrée scolaire ?
De façon générale, être prêt a été toujours un problème pour les africains. J’en veux pour preuve les factures d’électricité, d’eau. On nous les envoie bien avant la date, mais vous verrez que c’est à la date butoir qu’il y a des attroupements devant les guichets. Ce qui est sûr, la rentrée est officielle. Depuis des années, c’est la même rhétorique.

Est-ce que cette année, des parents d’élèves vous ont exposé des difficultés spécifiques ?
Il n’y a pas de difficultés particulières. Le problème s’était posé au temps du ministre Bleu Lainé. Il avait dit que si on veut écouter les préoccupations des uns et des autres, on ne ferait jamais de rentrée scolaire.

Vous avez suivi les réformes du ministre de l’Education nationale. Quel commentaire en faites-vous ?
Nous saluons les réformes apportées cette année (l’introduction de l’informatique et l’éducation civique). Aujourd’hui, on parle de mondialisation, d’informatisation, il faut permettre aux enfants d’être au même niveau que la sous-région. Quant au redécoupage de l’année, le système des trimestres n’est pas nouveau. Si la ministre veut engager l’école dans des réformes, nous la soutenons. Le temps viendra de faire l’évaluation.

L’un de vos points d’insatisfaction, c’est la gestion des frais d’inscription. Pourquoi décriez-vous cette gestion ?
Depuis les années 1990, avec la création des Comités de gestion (Coges), il n’y a jamais eu d’évaluation en tant que tel. Nous savons que des Coges, dans leur forme initiale, ont donné des résultats que nous connaissons tous. Ça n’a pas marché. Le ministère n’était pas satisfait. Nous- mêmes, les parents d’élèves, n’étions pas satisfaits. Depuis donc l’année dernière, le Président a signé un nouveau décret. Et nous sommes en train de voir ce que cela va apporter dans la gestion des coges.

Que souhaitez-vous concrètement ?
Il faut que les associations de parents d’élèves soient associées aux prises de décisions. Car, au niveau des établissements, il y a des réalités qui échappent au ministère de l’Education nationale. Malheureusement, c’est dans les journaux que nous apprenons très souvent les informations. Cela a été le cas pour le Celpaid. Aujourd’hui, nous sommes appelés à contribuer au fonctionnement de l’école. Mais la manière dont nos contributions sont gérées, nous laisse pantois.

Qu’est-ce que vous avez reproché à la répartition des 5.000 FCFA de frais d’inscription, l’année dernière ?
Nous disons que ce que les parents d’élève payent, doit aller au niveau de la pédagogie, du matériel. Et non servir à autre chose.

Voulez-vous que tout revienne aux Coges?
La part qui va aux Coges est déjà trop importante. Et les coordonnateurs des Coges se sont servis de cette part pour effectuer beaucoup de tournées. Au niveau d’Abidjan seulement, ce sont plus de quarante missions qui ont été effectuées. Il faut insister sur la notion de bénévolat dans les associations. Il faut qu’aujourd’hui l’Etat reconnaisse dans les associations de parents d’élèves qu’elles sont d’utilité publique, et que le fait qu’il leur alloue quelque chose a un effet boomerang.

Souhaitez-vous que les frais d’inscription servent essentiellement à la construction de classes ou au paiement des frais de correction des examens scolaires ?
Les corrections d’examens sont différentes. Les enfants payent 5.000 pour le Bac, 2.500 pour le Bepc. Le problème que nous posons le voici : alors que les parents d’élèves contribuent au fonctionnement de l’école, pourquoi y a-t-il grève d’enseignants parce que les fiches de correction ne sont pas payées, ou pour d’autres désagréments de ce type ? Pour nous, les frais d’examen devaient permettre à l’administration de régler ces problèmes.

Apparemment, ça ne suffit pas.
Mais avant, ces frais d’examen n’existaient pas. Il faut donc considérer que c’est une contribution des parents d’élèves.

Le système d’inscription Celpaid a été décrié. Que proposez-vous en substitution?
Nous n’avons pas compris, parce que des sommes ont été décaissées pour des conseillers d’éducation. Tout système qui génère des revenus doit pouvoir avoir une traçabilité dans ce qui est fait. Et ces frais doivent aller essentiellement à la matière pédagogique, au renforcement des efforts faits par l’Etat. Dans certaines écoles, le matériel didactique fait défaut.

Votre message de rentrée ?
A l’occasion de cette rentrée, nous saluons les enseignants pour leurs efforts à leur pédagogie, que Dieu bénisse leur choix. Nous disons aussi merci au président de la République pour ce qu’il fait pour l’université. Cela nous rappelle la Côte d’Ivoire que de Félix Houphouet-Boigny.

Propos recueillis par Raphaël Tanoh

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