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Santé : Le médicament qui guérit le Sida
Publié le lundi 24 septembre 2012  |  Le Democrate




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Le Truvada est composé d’emtricitabine (nom commercial Emtriva) et de fumarate de ténofovir disoproxil (nom commercial Viread). Ces deux molécules sont des inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse (Nrti). Il est, pour le moment, prescrit lorsque le patient est déclaré séropositif, mais des études récentes montrent que le médicament peut permettre une certaine prévention pour des populations précises.
Historique
Vers la fin des années 80 et le début des années 90, les premiers agents antiviraux contre le VIH font leur apparition, les inhibiteurs nucléosidiques de la transcriptase inverse. Par la suite, d’autres molécules seront découvertes, les inhibiteurs non-nucléosidiques, les inhibiteurs de la protéase et les inhibiteurs de la fusion. Ces développements mèneront à la trithérapie (en anglais, Haart : Highly active antiretroviral therapy), qui consiste à combiner plusieurs médicaments pour un meilleur traitement. Pour éviter que les patients prennent plusieurs comprimés chaque jour, la recherche essaie maintenant de combiner des inhibiteurs dans un même médicament, comme dans le cas du Truvada. Les chercheurs tentent ainsi d’augmenter l’adhérence à la médication. Ce comprimé a été fait par le chercheur Antonín Holý et la compagnie Gilead sciences et il fut approuvé par la Fda (Food and drug administration), le 2 août 2004
Coût du traitement
Aux États-Unis où le générique n`est pas disponible le coût annuel du traitement par le Truvada est d’environ six (6) millions de Fcfa.
Prévention et études cliniques
Le Truvada a d’abord été approuvé par la Fda afin de ralentir la prolifération virale faite par l’infection au Vih. Des études plus récentes tendent à démontrer une action préventive contre le Vih. Les études ont été faites sur différentes populations humaines, mais tout d’abord sur des primates non humains.
Une des premières études faites pour tester la prévention du Truvada a été effectuée sur des macaques et publiée dans Plos Medicine en février 2008. Le but de la recherche était de prévenir la transmission rectale du SHIV par administration quotidienne ou intermittente d’emtricitabine avec du ténofovir. Les macaques ont été séparés en quatre groupes distincts. Le premier groupe recevait une dose quotidienne sous-cutanée d’emtricitabine seule qui est l’équivalent de la dose administrée à l’humain. Le deuxième prenait quotidiennement de l’emtricitabine et du ténofovir en dose équivalente pour l’homme. Le troisième et quatrième groupe recevaient une dose sous-cutanée d’emtricitabine et une dose de ténofovir plus élevée que normalement. Le troisième avait une administration quotidienne tandis que l’autre, par intermittence. Un certain nombre de macaques servait de contrôle et n’était donc pas traité. Les résultats montrent que l’emtricitabine seule donne une certaine protection, mais que celle-ci est nettement améliorée lorsqu’elle est combinée avec le ténofovir. Ces résultats peuvent s’expliquer par le temps de demi-vie intracellulaire. En effet, la demi-vie est allongée lorsque l’emtricitabine est combiné au ténofovir, donc une meilleure efficacité. Pour les deux derniers groupes, la transmission du Shiv a été complètement bloquée par l’administration d’une plus grande dose, autant en prévention quotidienne qu’intermittente. Cependant, cette plus forte dose entraînerait probablement des toxicités chez l’humain. Une autre étude, publiée dans Science en 2010, a été faite sur les femmes de l’Afrique du Sud, où l’on a testé un gel vaginal contenant du ténofovir pour la prévention du Vih. Ces femmes avaient des relations sexuelles à risque, c’est pourquoi elles ont été choisies pour l’étude. Un certain nombre de femmes avaient le gel vaginal avec le ténofovir et d’autres avaient un gel placebo. Les résultats ont montré une diminution de 39 % des infections du VIH et une réduction de 54 % chez les femmes ayant eu une meilleure adhérence au traitement. Une dernière étude, faite par la David Gladstone Institute9, a été faite pour la prévention du Vih sur un groupe d’hommes ayant des relations sexuelles avec des hommes. Les hommes devaient être âgés de plus de 18 ans, être séronégatifs et avoir un haut risque de contracter le Vih. Une partie des hommes étaient traités au Truvada, une fois par jour par prise orale. Tandis que l’autre partie avait un placebo. Les résultats ont montré une réduction de la transmission du Vih de 44 %. Ce résultat est significatif, mais moins élevé que ce qui était espéré.
Donc, les antirétroviraux comme le Truvada montrent déjà une certaine prévention. La poursuite des recherches permettra d’obtenir, nous l’espérons, l’amélioration des résultats déjà obtenus.

E.Atta

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