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Eléphants/ Salia Ouattara (Spécialiste du stress): « je détiens quelque chose de sérieux à exploiter maintenant »
Publié le jeudi 27 septembre 2012  |  Le Democrate




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Spécialiste des questions de sexe et de stress, on se souvient encore du succès qu’a connu Salia Ouattara dans une interview exclusive accordée à un confrère concernant le problème du Sida. Il est aussi celui qui a réalisé avec le Pr Richard Kadio dans les années 70, le logo de l’Association Ivoirienne de la Médecine du sport (Aims). Amoureux du ballon rond, Salia Ouattara entre ici dans le débat sur la qualification des Eléphants.


M. Ouattara, des problèmes de sexe et Sida au football, qu’est-ce qui vous fait entrer dans le débat sur les Eléphants ?

(Rire) .Le sexe est la finalité de l’émotion. Je crois aussi que le football a pour fondements les sensations, donc l’émotion. Or, sous le joug de l’émotion, s’installe en l’homme le besoin de l’attaque ou de la fuite. Tout cela doit être géré de façon efficace et équilibrée.

Concrètement, que reprochez-vous aux Eléphants de Côte d’Ivoire ?
Les Eléphants de Côte d’Ivoire sont doués, bien doués. A l’image de Laurent Pokou et d’Abdoulaye Traoré, les jeunes de maintenant éclaboussent de leur classe. Mais hélas ! Ils sont faibles moralement et perdent leurs moyens facilement face à une adversité de taille. C’est l’histoire du premier de la classe qui échoue à l’examen. Il faut donc les reconditionner au niveau du mental et du fighting spirit qui doivent être inaltérables quelle que soit l’adversité qui s’impose à eux.


Comment s’y prendre ? Pensez-vous que l’équipe dirigeante actuelle n’en a pas fait assez?

Avant de vous dire comment nous allons nous y prendre, je voudrais saluer cette équipe dirigeante pour les résultats obtenus. Seulement, il faut se dire que le plus difficile commence par la nécessité de confirmer cette performance en réalisant une brillante participation à la prochaine Can (en cas de qualification face au Sénégal le 13 octobre 2012) car nous avons les hommes. Il faut donner les moyens pour la victoire que nous pouvons obtenir si nous nous y prenons bien. Ma contribution alors est d’amener les préparateurs à puiser au fond de leur compétence et de s’adjoindre des compétences de tous ordres, surtout scientifiquement maîtrisées et mesurables. Tout le monde sait que la respiration apporte de l’oxygène à l’organisme pour son fonctionnement optimal. Mais, le stress et son grand frère la peur panique réduisent le potentiel du sportif au néant. Rappelons-nous ces attaquants qui emballent toute une défense à la manière de Pokou Laurent, une merveille, et qui ratent le but parce que mauvais maîtres de leurs ressentiments, de leurs nerfs.

Nous avons des recettes bien documentées pour corriger cela.


Ces joueurs, en tant que des professionnels, ne croyez-vous pas qu’ils bénéficient de toutes ces conditions dans leurs différents clubs en Europe ?

C’est vrai que nous avons plusieurs éléments qui évoluent avec beaucoup de réussite en Europe, mais l’homme reste avec ses forces, et ses faiblesses face aux situations stressantes. Et l’Europe n’a pas plus de solutions que nous. Au contraire. Car chez nous le gris-gris aide à compenser ces faiblesses. Nous devons nous donner les moyens pour maîtriser le stress et dynamiser notre fighting spirit en nous auto-conditionnant de façon efficace. Sur ce point, nous avons des recettes qui peuvent s’avérer déterminantes pour atteindre nos objectifs.


Très souvent, les Eléphants nous donnent une impression de fatigue comme s’ils n’arrivent pas à tenir le rythme du jeu alors qu’ils sont des habitués des hautes compétitions, comment expliquez-vous ce fait ?

Cette impression de fatigue justement est la manifestation symptomatique de la peur qui nous enlève nos moyens. Il y a aussi les failles de la préparation physique. Nous devons corriger toutes ces faiblesses. Car la Coupe d’Afrique et la Coupe du monde ne sont pas de petites affaires.


Il me semble aussi qu’il manque une synergie de groupe aux Eléphants. Avez-vous des solutions pour combler ce manque ?

Des progrès ont été réalisés sur ce plan et cela va continuer avec la qualité de l’encadrement que nous avons. C’est l’amour du prochain qu’il faut cultiver et promouvoir pour que chaque élément de l’équipe aime l’autre comme lui-même. Alors il sera heureux que ce dernier marque plus de buts que lui.


Comment expliquer la lourdeur d’ensemble des Eléphants au cours des jeux qui les empêche de donner du rythme au jeu d’une part ; et l’attitude d’autre part, de certains attaquants (qui manquent de vivacité) et certains défenseurs (qui restent tétanisés dans la défense), tous des professionnels jouant en Europe où ils brillent ?


Vous avez dit tétanisés et moi je parle de stress et de panique, on se rejoint donc. Lourds, les Eléphants ne peuvent que l’être par leur poids symbolique et leur concentration. C’est à partir de là qu’ils doivent organiser des moments d’actions vivaces pour faire la différence. C’est le mental qui fait défaut aux Eléphants, ce ne sont pas les capacités techniques qui leur manquent. Il faut donc fortifier le mental des Eléphants aussi bien individuellement que collectivement. Pour cela, nous avons des solutions concrètes.


Que pourriez-vous apporter de nouveau ou d’original pour les requinquer ?

Ce que je peux leur apporter doit être soumis à la rigueur de la science médicale car faisant appel à des éléments physio-organiques. Pour cela, j’en appelle au Pr Cyrille Dah pour prêter une oreille attentive à mes propositions. Je m’intéresse au problème du stress depuis 1994 et si je ne m’abuse, je crois détenir des solutions à soumettre à la sagacité de la science. D’ores et déjà, je crois que je tiens quelque chose de sérieux qu’il faut exploiter maintenant.

Avez-vous les moyens de donner aux Eléphants du punch et faire en sorte que ce soit eux qui dirigent les débats en donnant à volonté du rythme au jeu ?

Les moyens que nous devons leur apporter, ce sont la sérénité et le fighting spirit dynamisé. Cela est possible et disponible. Prenez un bébé de 6 à 12 mois entre vos mains face à face et feignez de le lâcher dans le vide et observez-le. Il tressaille de peur, c’est cette descente dans le vide qui traite le sentiment de peur qui anime tout être humain, et la peur qui s’installe dans la durée est le stress. Que nos scientifiques se penchent sur la question et vous verrez les résultats.


A vous entendre parler, le problème des Eléphants n’est ni technique, ni physique, mais psychologique. Le temps presse et il faut aller vite. La Can, c’est pour bientôt. Comment vous allez-vous y prendre pour faire profiter le peuple de votre science via les Eléphants ?

Sauf par une regrettable méprise, je crois que mes constatations peuvent profiter rapidement aux Eléphants car je suis prêt. Je suis limité par le manque d’interlocuteurs et de moyens pour vérifier mes résultats sinon j’y crois dur comme fer. Les Eléphants, avec la qualité de l’encadrement administratif et technique, se requinqueront par la science médicale qui fera le reste, surtout que le Pr Dah en tant que physiologiste s’y connaît bien. Je le félicite d’ailleurs pour sa distinction bien méritée.


Interview réalisée par T .Y

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