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Dossier / Nomination de chefs militaires Frci Préfets de région : la realpolitik s`impose au Président Ouattara
Publié le dimanche 30 septembre 2012  |  Le Banco


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© Autre presse par DR
Activités gouvernementales: le commandant Ousmane Coulibaly (alias Ben Laden), nommé préfet de région
Photo: le commandant Ousmane Coulibaly (alias Ben Laden)


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Les commandants Koné Messamba, Ousmane Coulibaly dit Ben Laden même s'il a rajeuni en se taillant soigneusement la barbe ces derniers temps et Tuo Fozié ont été nommés préfets de Région par décret du Président de la République hier mercredi 26 septembre en Conseil des Ministres. Comme le dirait l'autre, il était grand temps que le Président Alassane Ouattara, ministre de la Défense, prenne lui-même les choses en main. Il se susurrait beaucoup trop de choses dans son entourage qui essayait de repousser vers les confins du pouvoir, les ex-commandants de zones des Ex-force armées des Forces Nouvelles. C'est le coup de feu à Akouédo, dans la nuit du cinq au 6 août dernier qui est venue remettre ces hommes au cour du dispositif de décision. Nous l'écrivions, il fallait mettre à la tête de ce camp, un homme aguerri. Le général de corps d'armée a opté pour le Cdt Daouda Fofana dit Big, son proche collaborateur depuis l'état-major des FAFN après que celui-ci se fut évincé de la zone 7 de Touba par le Secrétaire Général des Forces Nouvelles, Guillaume Soro. En fait, d'aucuns rêvaient à un homme de poigne à l'image du « Barbu » de Korhogo, Martin Fofié Kouakou. Mais le choix est stratégique. En nommant ces trois figures de proue de l'ex-rébellion à de hauts postes de responsabilité, le Président Alassane Ouattara a pris la pleine mesure du jeu trouble qui se jouait autour de lui et décidé de reprendre la main.

Koné Messamba, le mystérieux chef des opérations.

Dès l'éclatement de l'insurrection armée le 19 septembre 2002 et sa mutation en un kyste territorial sans le consentement des populations consentantes du Nord, du centre-nord et de l'Ouest montagneux, l'adjudant-chef Koné Messamba est depuis Korhogo et la compagnie territoriale de Korhogo (Ctk), le chef des opérations du commando. Dans la ville, on parle de lui sans le voir et ses rares apparitions sont sonores car faites sur les antennes d'une radio locale. Il ne parlait que pour rassurer, mettre en garde tous ceux qui étaient tentés par des vengeances sur les populations dites « kôhôbala » (ceux qui viennent de l'autre rive de l'eau, en fait les allochtones fonctionnaires et agents de l'État ou simples investisseurs dans la région nord). Ses apparitions aux meetings d mobilisation drainaient toujours du monde et étaient spectaculaires. L'adjudant Tuo Fozié et le sergent-chef Chérif Ousmane parcouraient régulièrement le trajet Bouaké Korhogo pour recevoir ses instructions. Son homme de main, un certain frêle et barbu militaire nommé « Ben Laden » qui lui, avait pris le commandement du « blindé » au quartier Résidentiel. C'est lui qui distribuait les fameux thuraya, ces téléphones satellitaires grâce auxquels il coordonnait les offensives sur le terrain. Il avait pour chef de sécurité, un certain, Martin Fofié Kouakou, un homme à la barbe nombreuse et touffue, le regard perçant dont les hommes assuraient la sécurité avec des haches très aiguisées. De sa voix calme, Koné Messamba s'attelait à rassurer tous les fonctionnaires qui voulaient fuir Korhogo. « Restez, on va gagner ce combat et il vous reviendra d'être les décideurs, nous on est militaire » ne cessait-il de dire de sa voix fluette et posée. Le ministre Gnénémé Coulibaly en sait quelque chose et le magistrat Jean Baptiste Mélèdje, Procureur de la République du Tribunal de Première Instance de Korhogo en 2002, doit regretter son impatience à quitter Korhogo. Avec son épouse, elle aussi sergent de l'armée, il mettait tout en ouvre pour répondre aux sollicitations des uns et des autres à telle enseigne que sa cour au quartier Banaforo de Korhogo était toujours prise d'assaut par les populations. Ministre des Victimes de guerre dans le premier gouvernement post-Marcoussis, il a été directeur des Forces paramilitaires des Forces Nouvelles avant l'assaut final contre le pouvoir-régime de Laurent Gbagbo. On l'a vu sur le théâtre des opérations à Yopougon. C'est ce militaire chevronné qui a participé au coup du cheval blanc en janvier 2000, « rebelle démocrate » dans l'âme qui bénéficie une fois de plus de la confiance du Chef de l'Etat, Alassane Ouattara, un homme qu'il a toujours respecté.

Ousmane Coulibaly alias Ben Laden.

Le fils de Siempurgo (Département de Boundiali), sous-officier chargé des transmissions a fait un passage aux sapeurs-pompiers militaires avant d'atterrir aux côtés du général Robert Guéï avec ses compagnons Atta Bibi Chérif, Gaoussou Koné et bien d'autres. El hadj Ousmane Coulibaly était au sein du Mpci le héraut de Koné Messamba. Il a parcouru toutes les zones pour expliquer le bien-fondé de la lutte de ces jeunes Ivoiriens que le régime de Gbagbo présentait comme des étrangers. Du « camp du blindé », il a supervisé les troupes qui partaient pour les fronts et était le communicateur militaire à Korhogo. Calme, cet homme qui s'est réfugié dans la religion s'est par la suite retrouvé à Man où il avait à gérer les états d'âme de son jeune frère, Adama Coulibaly alias Adam's le tombeur, tombé à Korhogo. L'épisode de Man ayant tourné court, il revient à Korhogo avant de se voir confier le secteur de Niéllé. Une traversée du désert qui va prendre fin avec sa nomination comme commandant de la zone 8 d'Odiénné. Intégré au groupement tactique un de Man sous commandement de Losséni Fofana alias Loss le cobra, Ousmane Coulibaly va participer à la traque aux mercenaires libériens qui avaient envahi le sous-bois ivoirien de l'Ouest. À Duékoué, il faisait savoir le 29 mars 2011 que « la priorité est de désarmer les civils pour éviter les règlements de comptes ». C'est cet homme que des Ong voient comme un diable qui mérite d'être aux côtés de Gbagbo à la prison de la Cpi. Commandant des troupes en charge de la sécurité de Yopougon, la base des miliciens et mercenaires pro Gbagbo, il se faisait rare dans la cité jusqu'à cette nomination à San Pedro où il retrouvera quelqu'un avec qui il a travaillé, le préfet de police, Ouattara Seydou, ex-porte-parole porte-parole-parole-parole-parole des FAFN. L'objectif de sécurisation tous azimuts est clairement affiché. Il s'agit de rassurer aux portes d'entrée afin qu'Abidjan puisse retrouver une normalité. Lui, a toujours crié haut et fort son admiration pour le Président Alassane Ouattara. Il ne s'en cachait pas.

Tuo Fozié, premier visage de la rébellion

La barbe hirsute, amaigrie par un régime rare en calories du fait des préparatifs de la rébellion, l'adjudant Tuo Fozié a été le premier visage de la rébellion du Mpci. Avec son jeune frère Ousmane Chérif, ils ont géré Bouaké sans anicroche jusqu'à l'installation de la branche politique et l'arrivée des autres militaires. Installé dans un collège proche de l'ex-CAFOP 3 de Bouaké, il a su maintenir Bouaké dans le giron des Forces Nouvelles. Très vite désigné pour siéger au Conseil des Ministres auprès de Seydou Diarra, il est vite tombé dans l'oubli. Il a fallu son retour au-devant de la scène en tant que directeur de la police et de la gendarmerie des Forces Nouvelles pour se remettre dans la conscience collective. Mais, en fin observateur, il s'était mis en réserve et investi sa fortune Bceao dans l'agriculture et l'aviculture dans son village, à quelques kilomètres de Niofoin (département de Korhogo).Ce Sénoufo bon teint est un fidèle de Guillaume Soro est l'un des maîtres à pensée du mouvement rebelle. Ce n'est pas fortuit que ce soit lui qui devrait engager le dialogue avec l'autre rebelle, Ibrahim Coulibaly qui revendiquait la paternité du commando invisible d'Abobo. Dur de caractère, il a eu en charge l'unité de lutte contre le racket, une unité qui n'aura pas véritablement fait ses preuves sur le terrain. Tout de même, en fin stratège et connaisseur des rouages militaires, il arrive à Bondoukou, aux encablures du Burkina Faso pour mettre fin aux lubies des miliciens et mercenaires pro Gbagbo. Une confiance qui ne va certainement pas faire plaisir à des caciques proches de Ouattara qui voient en ces officiers pro Soro, des ennemis à abattre. Ouattara a tranché pour le bien-être des Ivoiriens et ce choix est à saluer. Un signal aux ex-combattants à qui le Président n'a de cesse de dire que nul ne sera oublié. La preuve par trois officiers des ex-Fafn à de hauts postes de responsabilité.

Adam's Régis Souaga

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