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Notre Voie N° 4250 du 18/10/2012

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Charles Konan Banny, président Cdvr : « La Côte d’Ivoire est face à un sérieux problème »
Publié le jeudi 18 octobre 2012  |  Notre Voie


Cérémonie
© Ivoire-Presse par DR
Cérémonie de purification et de deuil des violences par le CDVR / Charles Konan Banny à Bouaké
Vendredi 31 août 2012. Bouaké, Place du Carnaval.


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«La Côte d’Ivoire est face à un sérieux problème de réconciliation. Mais les ivoiriens n’ont pas le choix, ils doivent aller à la réconciliation. Il y aura toujours des problèmes dans le vivre ensemble, mais il faut les transcender et mettre l’intérêt de la nation au-devant. La chefferie doit traditionnelle doit aider en cela », a expliqué Charles Konan Banny, président de la Commission dialogue vérité et réconciliation (Cdvr) au peuple Abbey d’Agboville. C’était au cours d’une rencontre qui a eu lieu hier en sa résidence privée de la Riviera Golf.
« Les ivoiriens veulent la paix et la demande est forte. Mais certains intérêts politiques égoïstes et égocentriques, agissent contre cette volonté commune d’aller à la paix », a déploré le réconciliateur. Avant d’ajouter que « la paix n’est pas un slogan, mais un comportement, une série d’actes ». La paix c’est aussi, dit-il, le droit à la différence, à la liberté d’expression et d’opinion, à la sécurité pour tous, à la confiance et au respect mutuelle, qui amène au développement. Le président Banny a souhaité que les ivoiriens brisent le mur de la méfiance, pour penser au futur de l’Afrique, notamment de l’Afrique de l’Ouest, dont la Côte d’Ivoire est le moteur.
« Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, il est difficile de donner des opinions contraires à celle du pouvoir, sans en courir des risques. Quand l’opposition n’a aucun moyen de s’exprimer, c’est la frustration. Et cela est dangereux. Il faut que le pouvoir crée des conditions pour la libre expression de l’opposition » a plaidé au nom des cadres de la région, Dr. Yavo François. Il a relevé que certains d’entre eux ne pouvaient pas se rendre dans leur village parce que leur tête était mise à prix pour avoir participé à la campagne. « Il faut que l’on se parle, mais de façon libre », a-t-il souhaité. Selon lui, il faut des actions du gouvernement à Agboville pour la réconciliation. Il a sollicité la création d’une plate-forme de vérité pour aller à la réconciliation.
La chefferie traditionnelle Abbey, pour sa part, à posé les questions relatives au foncier et à l’insécurité dans la région d’Agboville. «La forêt de Bofo qui est classée depuis 1947, a été déclassée et attribuée aux populations villageoises en 1973. Mais aujourd’hui, cette forêt est attribuée à des gens qui ne sont pas de chez nous, au détriment de nos administrés. Ces terres sont bradées et servent à la création de plantations d’hévéa. Nous sommes menacés par l’insécurité alimentaire. Une redistribution des terres déclassées s’impose pour désamorcer ce problème foncier en Côte d’Ivoire, devenu comme une bombe à retardement », dira le chef des chefs de la région d’Agboville, N’Gbesso Louis. Quant au problème de sécurité, il a expliqué leurs inquiétudes. « Aujourd’hui, nous avons peur de toutes les attaques qui ont lieu en Côte d’Ivoire. Chaque fois qu’il y a une attaque contre les Frci, nos jeunes sont indexés. Nous vivons dans l’angoisse d’être attaqués», s’est confié le chef des chefs.

Djè Abel

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