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Hollande a jeté un froid sur l`Afrique francophone
Publié le mercredi 24 octobre 2012  |  Slate Afrique


François
© Autre presse par DR
François Hollande est élu président de la république française
François Hollande, président de la republique française


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A Kinshasa, le président français a été impeccable dans ses discours de défense de la démocratie. Il a fait la leçon à Kabila, mais son cours magistral manquait de chaleur humaine à l’adresse des Africains.

Il n’y a pas de développement sans démocratie, avait proclamé l`ancien président français François Mitterrand, le 20 juin 1990, devant les représentants de 37 Etats africains (discours de la Baule).

Il leur annonçait qu’il subordonnerait désormais l`aide française à l`introduction du multipartisme, déclarant à ses hôtes:

«La France liera tout son effort de contribution aux efforts qui seront accomplis pour aller vers plus de liberté.»

Le 26 juillet 2007, devant des étudiants à Dakar, Nicolas Sarkozy avait estimé que le «drame de l`Afrique» vient du fait que «l`homme africain n`est pas assez entré dans l`Histoire», provoquant un tollé sur le continent noir.

Petit point commun entre ces deux discours, ils se voulaient en rupture avec la Françafrique, ce néologisme inventé par Félix Houphouët-Boigny (président de la Côte d`Ivoire de 1960 à 1993) dans les années cinquante, cette communauté d’intérêts obscurs patiemment érigée par les actions convergentes de Jacques Foccart (conseiller aux Affaires africaines de l`Elysée, de 1960 à 1974) et d’Omar Bongo (ancien président du Gabon).

Les illusions mitterrandiennes ont fait naufrage dans l’affaire Elf (une affaire politico-financière qui a éclaté en France à partir de 1994) et les imprécations sarkoziennes se sont transformées en volonté d’imposer la «démocratie par les bombes», en Libye ou en Côte d’Ivoire.

Mais, la Françafrique a échappé au massacre, et même vacillante, elle n’a pas rendu son dernier soupir.

La Françafrique n`est pas morte

En se rendant à Kinshasa (République Démocratique du Congo) les 13 et 14 octobre dernier, François Hollande avait manifesté l’intention de signer son acte de décès, de l’enterrer définitivement, de trouver un «nouveau ton» et d’écrire «une page nouvelle». Belles intentions, mais la mission est-elle réussie?

Rien à dire sur les discours. Ils ont été impeccables et ont célébré la démocratie, les droits de l’homme, tous les grands et beaux principes universels que tous les chefs d’Etat africains devraient s’empresser de partager.

Le président «normal» a fait la leçon à son hôte, le congolais Joseph Kabila, dénonçant une «situation inacceptable dans ce pays sur les plans des droits, de la démocratie de la reconnaissance de l’opposition».

On ne saurait que l’applaudir. Même si son cours très magistral a été administré sur le ton d’un instituteur de la IVe République qui tance, du haut de ses petites lunettes, une classe de mauvais garnements. Mais passons…

Et les images? Elles ont été elles aussi parfaites. Comme le relate un excellent reportage du Petit Journal de Canal Plus, le public du Palais du Peuple de Kinshasa, pourtant tout acquis à Joseph Kabila, a applaudi comme il se doit l’entrée du président français.

Pas l’esquisse d’une rumeur de désapprobation, pas l’amorce d’un sifflet. L’arrivée du chef de l’Etat congolais a, elle, été saluée par un concert d’acclamations et de battements de mains.
... suite de l'article sur Slate Afrique

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