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Le Patriote N° 3882 du 29/10/2012

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Chambre d’appel de la CPI : Pourquoi Gbagbo n’a pas été libéré
Publié le lundi 29 octobre 2012  |  Le Patriote


La
© AFP
La Haye : Laurent Gbagbo comparaît en direct a la CPI
Lundi 5 décembre 2011. La Haye, CPI (Pays-Bas)


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La nouvelle a été accueillie comme une douche froide chez ses partisans. Laurent Gbagbo demeurera en prison, à La Haye. La chambre d’appel de la Cour pénale internationale en a décidé ainsi. Cette décision en elle-même n’est pas une surprise. Elle est découle de l’ordre normal des choses. Sauf que comme d’habitude, certains partisans de l’ex-chef d’Etat et des journaux proches de lui, ont fait croire depuis un certain temps que l’ancien chef de l’Etat pourrait être libéré lors de l’audience publique du 26 octobre dernier. A peine les pro-Gbagbo remis du revers du vendredi dernier, les mêmes acteurs s’évertuent encore à vendre de fausses illusions à tous ceux qui ne jurent que par lui. Alors que, pour celui qui sait comment fonctionne les choses à la Cour pénale internationale, Laurent Gbagbo ne pouvait pas être libéré par les juges de La Haye pour plusieurs raisons. La première raison est que Laurent Gbagbo est accusé de crimes contre l’humanité en tant que « coauteur indirect». Notamment pour meurtres, viols, actes de persécution et d’autres actes inhumains perpétrés pendant la crise postélectorale. La gravité des chefs d’accusation qui pèsent sur lui, comme l’a expliqué la présidente de la chambre d’appel, la juge botswanaise Sanji Mmasenono Monageng, ne peut pas permettre à la Cour de laisser en liberté provisoire. En outre, la juge Sanji Monageng a rappelé qu’une mise en liberté, même provisoire, de Laurent Gbagbo pourrait gravement entraver le bon déroulement de la procédure en cours contre lui. Même en détention, Laurent Gbagbo a largement prouvé qu’il demeure un danger tant pour la manifestation de la justice et la vérité que pour son pays la Côte d’Ivoire. Depuis le 30 novembre 2011 qu’il a été transféré à La Haye, ces partisans ont tenté de perturber la procédure normale du procès par des manifestations publiques, battages médiatiques et par de nombreux coups de fil à La Haye. Parallèlement à ces actions, il ne faut pas oublier les contacts pris par certains de ses partisans avec certains mouvements politiques et chefs d’Etat ou anciens chefs d’Etat africains, qui ne portent pas les juges de La Haye dans leur c?ur. Les magistrats de la Cour pénale internationale le savent. Toute cette agitation a pour but d’influencer leur jugement et faire croire à l’opinion qu’ils ne sont pas dignes de crédit. Un activisme qui aujourd’hui dessert visiblement Laurent Gbagbo. Car c’est la deuxième raison qui a été avancé par la chambre préliminaire I pour refuser la demande de mise en liberté de ses avocats. La chambre d’appel a confirmé cet avis de la chambre préliminaire selon lequel la détention de M. Gbagbo, qui dispose d’un réseau de partisans "important et bien organisé" en Côte d’Ivoire, est nécessaire pour éviter qu’il n’entrave l’enquête en cours à son sujet. La troisième raison est que, contrairement à ce qu’a voulu faire croire Me Altit et ses camarades, Laurent Gbagbo n’est pas l’indigent qui ne peut même pas payer les honoraires de son conseil. L’argument selon lequel il ne peut pas fuir, parce que ses avoirs sont gelés, a été également rejeté par la Chambre d’appel. La juge Sanji Mmasenono Monageng a soutenu vendredi dernier que la CPI avait reçu des preuves montrant que des avoirs de Laurent Gbagbo ou de son épouse n’avaient pas été gelés. C’est pour toutes ces raisons que la présidente de la Chambre d’appel a estimé que la décision prise par la juridiction de premier degré est justifiée. « Il est approprié de confirmer la décision contestée car elle n’a été affectée d’aucune erreur », a-t-elle conclu. Laurent Gbagbo restera donc en détention jusqu’à son procès. Il est important que les uns et les autres le sachent. L’audience du mardi 30 octobre prochain ne consistera pas à plancher sur l’éventualité de sa libération. C’est un rendez-vous qu’impose le Statut de Rome qui exige à la Cour de se réunir tous les 120 jours pour voir si les différentes parties ont de nouveaux éléments qui puissent justifier ou non la détention du prévenu. De là à voir une occasion certaine de mise en liberté de Laurent Gbagbo, c’est vraiment vivre dans un rêve éveillé. Car après ce rendez-vous, la Cour doit donner sa décision sur la demande sur l’aptitude de Laurent Gbagbo à être à la barre tout au long du procès. De plus, l’audience de confirmation des charges qui devait avoir lieu le 18 juillet, qui a été reporté le 13 août, a été reportée à une date non encore fixée. Il serait donc difficile pour ses avocats d’obtenir sa libération pendant que cette audience qui marque véritablement le début du procès de l’ex-chef d’Etat à La Haye n’a pas encore eu lieu. Les audiences auxquelles l’on assiste maintenant sont dû au souci de la CPI de respecter les droits de la Défense. En réalité, toutes ces audiences visent une chose. Obtenir une liberté provisoire, voire la relaxe de Laurent Gbagbo avant que les débats au fond ne commencent. Car à ce niveau du procès, les avocats de la Défense savent que leur client n’a pas assez de chance pour s’en sortir. Mais vu les deniers revers essuyés par la partie défenderesse ces, il faut dire que les choses sont mal partie pour Laurent Gbagbo.
Jean-Claude Coulibaly

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