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L'intelligent d'Abidjan N° 2698 du 26/11/2012

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Samedi de Biton : Le Réveil de la Chine
Publié le samedi 24 novembre 2012  |  L'intelligent d'Abidjan




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Lorsqu’au 18ème congrès du Parti Communiste Chinois, le Président Hu Jintao, dénonça la corruption dans son pays, un pan de la grande muraille de Chine s’écroula. De nombreuses personnes, notamment les nostalgiques de la période de la lutte des classes, furent ébranlés. La Chine aussi ! La Chine s’est enfin réveillée. Alain Peyrefitte avait dit que quand la Chine va se réveiller le monde va trembler. La corruption dans ce pays gigantesque démontre, on ne peut plus, que la corruption semble inscrit dans les gènes de l’humanité. Le discours de Hu Jintao est une démonstration de ce que la corruption n’est pas liée à un choix économique. On a vu que dans tous les pays du monde, dans tous les systèmes politiques, ce serpent de mer surgit à tout moment.

Et cela malgré les hommes politiques de grande honnêteté qui tentent de l’abattre. Des corrompus et des corrupteurs ont été fusillés dans de nombreux pays. Des emprisonnements à vie. Rien ne changea dans ce monde qui va vers sa destruction. Comme je l’ai maintes fois écrit dans mes chroniques, la corruption est liée au péché originel. On naît ainsi. Par cette tache qu’on prit par la faute de nos premiers parents dans le jardin d’Eden et surtout par Caïn qui tua Abel son frère par envie et jalousie. Introduisant ainsi le mal dans nos entrailles. Toutes les religions du monde s’acharnent à transformer leurs fidèles. Les résultats semblent décevoir. Les corrompus sont souvent des gens pieux. Tournés vers Dieu. Et cela pose un problème. Tout croyant a-t-il de la foi ? Les individus sont-ils des Caïn ou des Abel ? Quand le discours de Hu Jintao arriva dans les couches populaires et quand j’en discutai avec un chauffeur de taxi communal qui me suggéra une arme pour combattre la corruption. Il est d’une grande importance que les élites descendent souvent dans les quartiers populaires pour les parcourir des heures en marchant. Et aussi en y trouvant des amitiés solides.

On apprend beaucoup d’un homme ou d’une femme qui n’a pas été à l’école. Un ouvrier peut nous apporter des éclairages dans certains domaines et cela peut nous surprendre. Un sage, grand connaisseur de la vie et de son contenu, resta un jour effondré dans son champ. Dans un calcul cabalistique, il venait de découvrir qu’il va mourir. Un enfant de douze ans qui passait vit les signes que l’érudit avait tracé sur le sol. Il regarda et vit des erreurs et le fit comprendre. L’homme retrouva son sourire et sa joie de vivre. Il venait de remarquer qu’il s’était trompé d’une lettre. On a vu dans certains pays que des chefs d’Etat pour mieux comprendre l’âme et l’aspiration du peuple faisaient venir des gens du peuple dans leur palais pour de longues discussions. De nombreuses personnes furent surprises de voir Félix Houphouët-Boigny à table et discutant avec des hommes du peuple. Il captait ainsi l’âme de son peuple. En France, la presse ricana de Valéry Giscard d’Estaing qui recevait des éboueurs chez lui. On comprend pourquoi des politiques vont de travers. Une minorité croit tout comprendre. Et les autres, la grande masse, un tas d’ignorants. Mon chauffeur me fit sa proposition en y croyant fermement. Il commença ainsi : «Si j’étais un président de la République… » Pour lui, combattre la corruption, c’est changer fréquemment les personnalités de leur poste. Faire descendre quelqu’un de haut perché et le faire descendre plus bas.

Montrer qu’il n’est rien et qu’il peut tout perdre d’un jour à l’autre. Se voir dans une situation modeste après avoir occupé une fonction de grande importance rend conscient de la fragilité humaine. Ce va-et-vient entre le sommet et le bas rendra service. Celui qui aura subi ce revers sera plus respectueux de la chose publique quand il remontera et lui ôtera l’envie des hommes riches, source de toute corruption. C’est son point de vue. Il fallait l’entendre me parler avec une certaine gourmandise, sûre de sa proposition. Finalement il acheva avec une note de tristesse. « Mais qui va prendre en compte les propositions d’un chauffeur de taxi vivant dans un bidonville. » Du courage mon frère. Continue de bien conduire. La vie est très dure dans ces quartiers mais je suis surpris par la joie de vivre de ces petits de la société et cela ne peut que faire penser à la fable du financier et du savetier de LA FONTAINE. Le plus heureux n’était pas le financier. Ainsi va l’Afrique. A la semaine prochaine.

Isaïe Biton Koulibaly

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