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Journée de lutte contre la corruption: Message du PNUD, du RAJIT, du RESEAU BURKINDI et du REN-LAC
Publié le lundi 10 decembre 2012  |  Autre presse




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La lutte contre la corruption requiert la contribution de tous. C’est conscients de cela que l’Autorité Supérieure de Contrôle d’Etat (ASCE), le Programme des Nations Unies pour le Développement ( PNUD), le Réseau des Parlementaires engagés dans la lutte contre la Corruption ( BURKINDI), le Réseau Africain des Journalistes pour l’Intégrité et la Transparence ( RAJIT) et le Réseau National de Lutte Anti-Corruption ( REN-LAC) ont décidé de conjuguer leurs efforts pour combattre ce fléau à travers une organisation commune et consensuelle de l’édition 2012 de la journée internationale de lutte contre la corruption placée sous le thème : « TOUS CONTRE LA CORRUPTION AUJOURD’HUI ».

Le message conjoint que ces acteurs du public, du privé, de la société civile et des Partenaires Techniques et Financiers livrent à l’occasion de cette célébration est la parfaite illustration de cette ferme volonté de combattre le fléau de la corruption dans la synergie. En effet le combat contre la corruption est l’affaire de Tous.

Le 09 décembre 2012, la communauté internationale célèbre la Journée internationale de la lutte contre la corruption placée sous le thème : « agissons ensemble contre la corruption aujourd’hui !» Cette journée a été consacrée par l’Organisation des Nations Unies (ONU) en 2004, soit seulement un an après la signature de la Convention des Nations Unies contre la Corruption (UNCAC) à Mérida par de nombreux pays dont le Burkina Faso . La communauté internationale a choisi ce jour, pour braquer les projecteurs sur le phénomène de la corruption au vu de son ampleur de par le monde. Il s’agit, à travers cette journée, de faire prendre conscience des ravages de ce fléau sur le développement socio-économique et politique de tous les pays du monde, particulièrement sur les institutions démocratiques et les couches les plus défavorisées. Les différents acteurs étatiques et non-étatiques, ainsi que les partenaires techniques et financiers sont appelés à jouer pleinement leur rôle dans la prévention et la lutte contre la corruption.

La question de la lutte contre la corruption figure désormais comme priorité au titre des préoccupations pressantes des gouvernements, de la société civile et de tous les autres acteurs. Cette édition de la journée internationale de lutte contre la corruption revêt une importance particulière. En effet des mutations profondes s’opèrent dans différentes régions du monde. Cela se traduit parfois par des manifestations plus ou moins violentes, et mettent en exergue les aspirations et les attentes des peuples à la moralisation de la vie publique, à la mise en œuvre des principes de reddition des comptes, à la transparence, à l’intégrité et à la bonne gouvernance. Au plan national, la Journée Internationale de la Lutte contre la Corruption , se tient dans un contexte marqué par la persistance du phénomène malgré les efforts déjà déployés pour le juguler.

Les indicateurs internationaux, notamment ceux tirés des rapports de Transparency international montrent une situation préoccupante. Les rapports des structures de veille et de contrôle, ceux des organisations de la société civile, ainsi que les medias, mettent en relief la gravité du phénomène de la corruption au Burkina Faso. Pour faire face à cette situation, les différents acteurs se mobilisent.

Ainsi, au niveau du Gouvernement les mesures suivantes ont été prises :

- relecture du document de Politique nationale de lutte contre la corruption adoptée en 2006 par le gouvernement dont le projet a été soumis à la sanction du gouvernement ;

- projet d’élaboration d’un système national de suivi de la corruption (SNSC), confié à l’ASCE, et ayant pour vocation de renforcer l’outil de pilotage de la lutte contre la corruption ; • campagne de sensibilisation à la lutte contre la corruption qui touche des administrations publiques, la société civile, le secteur privé et d’une manière générale toutes les couches de la population des villes et des campagnes;

- adoption d’une loi relative à la lutte contre le blanchiment des capitaux et mise en place d’une Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières du Burkina Faso (CENTIF), pour contrer le phénomène du blanchiment de capitaux, un des pendants de la corruption.

Au niveau de la société civile et des médias les différentes structures s’emploient à travers les activités à sensibiliser les citoyens sur les méfaits de ce fléau et à interpeller les pouvoirs publics pour plus d’efficacité dans la lutte. Les Partenaires Techniques et Financiers, marquent un intérêt croissant à la prise en compte du phénomène dans les programmes d’appui au développement et à l’initiation de mesures concrètes pour contrer la corruption.

Fléau à dimensions internationales, la corruption s’entremêle avec de nombreux autres crimes transfrontaliers dont la typologie et les formes sont devenues plus complexes sous l’effet de la globalisation et des progrès technologiques. Qu’elle soit grande ou petite, active, passive ou discrète, la corruption est néfaste pour le progrès social et économique. Les études de la Banque Mondiale montrent que la corruption contribue à renchérir près de 25% le coût des contrats dans les pays en développement. Elle est à la base de nombreux drames et maux tels que l’injustice, la pauvreté et la mauvaise exécution des infrastructures, chantiers et projets. Elle fait peser des menaces sur la démocratie, la sécurité et la stabilité des Etats. Elle fausse les marchés, freine la croissance économique et décourage l’investissement privé. Elle annihile les opportunités de création d’emplois et de richesses.

Ces effets négatifs sur le développement rendent d’autant plus nécessaire une lutte vigoureuse contre la corruption. Prenant la mesure des graves dangers inhérents à la corruption et conscients qu’une approche isolée au niveau de chaque acteur a moins d’effet ou d’impact sur la corruption que l’action synergique, collective et concertée, l’ASCE, le PNUD, le RAJIT, le Réseau Burkindi et le REN-LAC ont choisi de marquer cette Journée au plan national, par des activités communes. Ils vous convient à un panel le 14 décembre à 9h dans la salle de conférence de AZALAÏ Hôtel-Indépendance, Ils appellent chaque burkinabè à assumer sa part de responsabilité pour promouvoir des pratiques éthiques, préserver la confiance à l’Etat de droit et veiller à ce que les précieuses ressources dédiées à l’acquisition des biens et des services pour le développement et la paix ne soient pas détournées. Ils lancent un appel à tous les citoyens, en particulier aux jeunes et aux femmes du Burkina Faso, à refuser énergiquement la corruption et à s’investir dans le combat contre ce fléau. La construction d’un environnement national d’intégrité, facteur d’accélération du rythme de développement du pays, requiert la mobilisation de tous. Engageons-nous activement dans la lutte contre la corruption !

Disons ensemble, NON A LA CORRUPTION ! « Agissons ensemble contre la corruption aujourd’hui »

ASCE, PNUD, RAJIT, Réseau BURKINDI, RENLAC

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