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Les forces pro-Gbagbo et pro-Ouattara accusées de violations des droits humains
Publié le mercredi 30 janvier 2013  |  Agence de Presse Africaine


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© Reuters par DR
Protestation contre la confiscation des médias d`état: les militants du RHDP marchent sur la maison de la télévision
Jeudi 16 décembre 2010. Abidjan


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Abidjan (Côte d’Ivoire) - Les forces pro-Gbagbo et pro-Ouattara ont été ‘’épinglées’’ pour de ‘’graves’’ violations des droits humains en Côte d’Ivoire dans un document de 96 pages baptisé ‘’Rapport sur les violations des droits humains en Côte d’Ivoire de septembre 2002 à mai 2011’’ et publié mercredi au cours d’une cérémonie par le Regroupement des acteurs ivoiriens des droits de humains (RAIDH), à l’issue d’une enquête sur le terrain.

Elaboré par six ONG et regroupements d'ONG de défense, de promotion, de protection des droits humains et de démocratie en Côte d'Ivoire, notamment la CIDDH, le club UA-CI, la LIDHO, le MIDH, l'OFACI et le RAIDH, ce rapport titré ‘'pourquoi nous sommes arrivés jusque-là ?'', retrace les temps forts des violations des droits humains au cours de la crise ivoirienne.

Au terme d'une enquête, souligne le rapport, ‘'4938 témoignages ont été recueillis auprès des victimes, témoins et parents de victimes dont 2192 femmes, 32 enfants et 2714 hommes''.

''Ces témoignages font apparaitre 13 types de violations des droits humains'', indique le RAIDH, présidé par Sindou Bamba.

Dans ce rapport réalisé grâce au soutien financier de ‘'National Endowment for Démocracy (NED)'', les hommes ont été notamment plus victimes des violations d'atteinte à l'intégrité physique, enlèvement et disparition forcée alors que les femmes ont été victimes de violences sexuelles, pillage et destruction de biens.

En ce qui concerne les auteurs des violations des droits humains, la même source précise qu'ils varient selon les périodes.

''Du déclenchement de la rébellion jusqu'en fin 2003, les Forces Nouvelles (ex rébellion) et les Forces de défense et de sécurité (FDS, pro-gouvernementales), soutenues par des mercenaires et miliciens ‘'se sont tous rendues coupables de violations des droits des humains''.

De 2004 à 2010, les violations des droits humains ont été commises par les FDS, soutenus par des miliciens basés pour la plupart dans les villes de Duékoué, Guiglo, Bangolo, Toulépleu et Bloloquin à l'ouest de la Côte d'Ivoire ainsi que les jeunes patriotes et la Fédération estudiantine et scolaire de Côte d'Ivoire (FESCI) basés à Abidjan.

Il en est de même pour les Forces Nouvelles, soutenues par le groupe armé de Remi Ouédraogo alias Amadé Ourémi dans les forêts du mont Péko à l'ouest du pays.

''Après le deuxième tour de l'élection présidentielle, jusqu'au mois de mai 2011, les violations des droits humains ont été l'œuvre des FDS (pro-Gbagbo) et leurs soutiens, des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (FRCI, pro Ouattara), du commando invisible dans la commune d'Abono (au Nord d'Abidjan) et des dozos (chasseurs traditionnels).

Le RAID a, en outre, fait des recommandations au gouvernement ivoirien, aux institutions nationales et internationales.

A l'Assemblée nationale, le rapport préconise de participer de façon résolue à la mise en conformité de la législation ivoirienne avec le statut de Rome portant création de la Cour pénale internationale (CPI).

Au plan sécuritaire, il demande notamment au gouvernement de démanteler rapidement des camps de dozos (chasseurs traditionnels) et d'accélérer le processus du système de réforme de l'armée ivoirienne.

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