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Le Patriote N° 3980 du 27/2/2013

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Evènements de la crise postélectorale : Les victimes appellent le gouvernement au secours
Publié le mercredi 27 fevrier 2013  |  Le Patriote




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Comme si c’était dans une série télévisée, les victimes de la crise postélectorale, ont relaté, hier au stade de Williamsville, les barbaries et atrocités commises par les pro-Gbagbo pendant la crise postélectorale. C’était à l’occasion du meeting de soutien aux actions du Procureur de la Cour pénale internationale(CPI), aux victimes et parents de victimes des différentes attaques des mosquées et des barrages civils par les Forces pro-Gbagbo. Lors de cette rencontre initiée par le Collectif des victimes en Côte d’Ivoire(CVCI), certains témoins ont fait des récits époustouflants. Fofana Aboubacar, propriétaire de la cour où habitait le défunt Cheick Cissé, froidement abattu par les Forces pro-Gbagbo à Williamsville, a raconté une scène insoutenable. « Le jour qu’ils l’ont abattu, il avait observé un jeûne. Les Forces pro-Gbagbo sont venues le chercher pour la CRS où il a été interrogé sur son appartenance politique. Après quoi, ils l’ont libéré. Lorsqu’il est revenu à la maison, les mêmes éléments sont venus lui arracher la somme de 200 000 FCFA et ils l’ont ensuite abattu à bout portant. Sa mère de 90 ans a aussi été tuée. Les quatre apprenants qu’il avait à charge n’ont pas échappé à la furia des tueurs ce jour là», a relevé Fofana Aboubacar. «Ma cour a été brûlée, mon magasin de pièces auto a été saccagé. Nous avons beaucoup souffert », ajoutera-t-il avant de solliciter l’appui des gouvernants : « Il faut que le gouvernement s’occupe des problèmes des victimes ». Tout comme lui, Diomandé Alassane, rescapé des tueries d’une mosquée où quatre fidèles ont été abattu à bout portant a lancé un appel à l’aide à l’endroit des victimes. « On a l’impression d’avoir été oubliés », ajoute-t-il. Mariam Camara dont le frère a été brûlé vif pleure encore son aîné, qui a laissé derrière lui plusieurs enfants qui n’ont pu être scolarisés faute de moyens financiers. La veuve Kouadio Aya dont l’époux a été abattu au même moment que son frère jumeau à Williamsville souhaite que le président de la République vienne en aide aux victimes. Devant les atrocités commises par les Forces et miliciens pro-Gbagbo, les victimes et leurs parents disent ne pas comprendre que certaines personnes continuent encore d’affirmer que Laurent Gbagbo et ses sbires n’ont rien fait. Et de réclamer justice pour les nombreuses violations perpétrées. « Laurent Gbagbo et ses affidés doivent rester en prison à vie », souhaite Mariam Camara. Sur la question, Diomandé Amara, rescapé, pense que ‘’tous ceux qui ont commis des atrocités répondront de leurs actes’’. Au terme de ces témoignages, le président du Collectif des victimes en Côte d’Ivoire, Issiaka Diaby, s’est fortement élevé contre l’attitude des proches de Laurent Gbagbo qui allient la réconciliation à la libération de leurs prisonniers. Dans le même élan, il relève que les victimes ne veulent plus entendre parler d’amnistie comme le demandent les pro-Gbagbo. Il a placé sa foi en Alassane Ouattara quand à son soutien aux victimes. Relevant au passage que le pouvoir a octroyé plus de 800 prises en charge aux enfants orphelins. Et de soutenir que ‘’s’il nous a aidés à soigner les victimes de la crise en 2001, ce n’est pas maintenant qu’il est aux affaires qu’il nous abandonnera’’. COULIBALY Zoumana

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