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Maroc - Côte d’Ivoire : Approche globale d’une coopération gagnant-gagnant
Publié le mardi 19 mars 2013  |  AIP




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Les récentes crises politiques qu’a connues la Côte d’Ivoire depuis 2002 ont quelque peu plombé les relations bilatérales entre le Maroc et la Côte d’Ivoire qui ont connu un meilleur niveau notamment aux lendemains des indépendances des deux pays.
L’élection du président Ouattara a permis une relance de cette coopération entre ces deux Etats. Une visite d’Etat du président ivoirien à Rabat, a été prévue début janvier 2013, mais fut reportée en raison de l’accélération qu’a connue la crise sécuritaire malienne.

L’ouverture sous l’ère Mohammed VI

Rappelons toutefois, qu’avec l’avènement du roi Mohammed VI, la politique africaine du Maroc ne semble plus être confinée à ses relations d’amitié ou de voisinage, mais entend s’étendre à de nombreux pays d’Afrique sub-saharienne, concrétisée par des accords de coopération. Au-delà des biens et services, le Maroc ambitionne de revendre son savoir-faire en matière d’électrification, d’accès à l’eau potable, de construction des barrages, d’infrastructures routières et ferroviaires, de télécommunications et de nouvelles technologies.

C’est donc tout un modèle de développement économique que le pays se propose d’exporter sur le continent africain. Le royaume dispose pour cela de trois atouts : la proximité géographique, l’expertise avérée et le coût compétitif.

Dans un contexte international marqué par une dynamique particulière dans les flux mondiaux, les échanges commerciaux du Maroc avec les pays africains reproduisent les mêmes faiblesses qui caractérisent les relations commerciales entre les pays du sud.

En effet, les principaux fournisseurs africains du Maroc sont le Gabon, le Congo, la République Centrafricaine et la Côte d’Ivoire, tandis que ses principaux marchés à l’export sont le Sénégal, la Guinée Equatoriale et la Côte d’Ivoire.

Dans cette optique, la visite programmée du souverain marocain en Côte d’Ivoire, ambitionne de relancer, l’étroit lien de coopération qui lie ces deux pays frères et amis, mais aussi de redynamiser le secteur économique ivoirien, marqué par une décennie de troubles politiques.

Puissance incontestée de la sous-région ouest-africaine, la Côte d’Ivoire cherche à acquérir une position de locomotive de la Communauté Economique des Etats d’Afrique de l’Ouest, à l’aide notamment de l’expertise des entreprises marocaines dans les secteurs, industriel et économique.

Citons à titre illustratif Attijariwafa Bank, la Banque Marocaine de Commerce Extérieur, à travers sa filiale Bank of Africa ou encore la Banque Populaire et sa nouvelle acquisition, « Atlantique Banque ». Ce qui démontre l’intérêt qu’accordent les entreprises du royaume à ce pays, moteur de la zone économique d’Afrique de l’ouest.

Redynamisation des relatons économique et financière

La redynamisation des relations économiques et financières entre le Maroc et la Côte d’Ivoire, témoigne de la volonté et de l’intérêt du Maroc à rééquilibrer ses relations avec ses partenaires du sud. Cet intérêt croissant est justifié autant par la nécessité d’offrir aux investisseurs marocains des marchés alternatifs, qui serviraient à faire face à l’intensité et à la concurrence sur les marchés européens, que par la participation effective des capitaux marocains dans les grands chantiers de reconstruction ouverts dans ce pays, dont les retombées ne pourraient être que bénéfiques pour les échanges commerciaux bilatéraux. De plus, ces partenariats seront créateurs de valeurs sociétales communes, au bénéfice d’un développement harmonieusement intégré, durable et équitable en Afrique.

Ajoutons à cela, un aspect qui aura souvent été négligé dans les rapports du Maroc avec la Côte d’Ivoire. Au-delà des accords commerciaux, des accords douaniers ou fiscaux, la coopération sociale, c’est-à-dire l’aide concrète apportée aux populations, à travers les approvisionnements en médicaments envoyés par le Maroc au plus fort de la crise politique ivoirienne, ainsi que la présence du contingent marocain dans le cadre de la mission d’interposition des Nations Unies, et la possibilité d’hospitalisation dans les hôpitaux marocains d’un certain nombre de ressortissants ivoiriens, figurent parmi les aspects fondamentaux des relations maroco-ivoiriennes.

tm

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