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Côte d’Ivoire : l’indice d’insécurité est passé de 3,8 à 1,6 (Premier ministre)
Publié le samedi 18 mai 2013  |  Xinhua


Le
© Abidjan.net par Atapointe
Le Premier ministre Duncan face à la presse
Jeudi 04 avril 2013, Abidjan. Le Premier ministre Kablan Duncan anime une conférence de presse en présence de plusieurs membres du gouvernement.


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La situation sécuritaire s'améliore en Côte d'Ivoire où "l'indice d'insécurité est passé de 3,8 à 1,6", a affirmé vendredi à Abidjan le Premier ministre ivoirien, Daniel Kablan Duncan.

"L'indice général d'insécurité qui était de 3,8 en janvier 2012 est descendu à 1,9 au début de l'année 2013 et à 1,6 au cours de ce mois de mai", a déclaré Daniel Kablan Duncan lors d'une rencontre avec les partenaires financiers et techniques de la Côte d'Ivoire.

Selon M. Kablan Duncan, cette "amélioration notable" de la situation sécuritaire est due à "toutes les réformes menées" et aux "actions associées".

L'indice de sécurité prend en compte, entre autres, les braquages, le phénomène des coupeurs de routes, les attaques de domiciles, les attaques de commerces, les agressions de rue, les accidents de la circulation et les vols de véhicules.

Le chef du gouvernement ivoirien a insisté sur la réforme en cours du secteur de la sécurité en Côte d'Ivoire après les affrontements post-électoraux de 2010 qui ont profondément désagrégé les services de sécurité et de défense et entraîné une prolifération des armes.

Cette réforme vise à "rebâtir, moderniser l'outil de défense et de sécurité de la Côte d'Ivoire", selon Daniel Kablan Duncan qui a ajouté que l'accélération de la réforme ne peut se faire sans le désarmement, la démobilisation et la réinsertion des ex-combattants pro-Gbagbo et pro-Ouattara régulièrement identifiés dont le nombre est estimé à 64 777.

"Le gouvernement ambitionne de régler cette question en deux ans, donc bien avant 2015", a-t-il assuré.

Le Premier ministre a, par ailleurs, noté des "avancées notables" relativement à la réconciliation nationale et à la cohésion sociale, soulignant que son gouvernement n'entend pas "choisir entre la paix et la justice" mais plutôt de les associer.

"Nous estimons qu'il est indiqué, dans un Etat de droit, de laisser la justice faire son travail", a-t-il dit, avant de conclure que "dans un environnement post-conflit, il ne peut y avoir de réconciliation durable sans justice".

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