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Nord-Sud N° 2376 du 5/6/2013

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Ajournement de la décision de la Cpi : Gbagbo sur les traces de Bemba
Publié le mercredi 5 juin 2013  |  Nord-Sud


CPI
© AFP par DR
CPI : l’ex Président Laurent Gbagbo devant les juges
Mardi 19 février 2013. La Haye. L’ancien président ivoirien comparait à la Cour pénale internationale (CPI), pour crime contre l’humanité.


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A voir de plus près, l’ajournement de la décision de la Cour pénale internationale, dans l’affaire ‘’le procureur contre Laurent Gbagbo’’, est loin d’être une victoire pour l’ancien dirigeant ivoirien, comme ses partisans tentent de faire croire. La partie est très loin d’être gagnée pour l’universitaire devenu président de la République. Car, à peine la décision des juges de reporter leur délibéré est rendue publique, après les deux semaines d’audience, que la Cpi elle-même s’est empressée d’expliquer que les ennuis de M. Gbagbo, sont loin d’être terminés. En effet, c’est avec le cas du Congolais Jean-Pierre Bemba, arrêté le 24 mai 2008 et remis le 3 juillet de la même année, que le Bureau du procureur a illustré sa mise au point. «En 2009, la Chambre préliminaire saisie de l’affaire Le Procureur c. Jean-Pierre Bemba Gombo, avait décidé d’ajourner l’audience de confirmation des charges et avait demandé au procureur de reconsidérer les charges, notamment quant à la forme de responsabilité qu’aurait M. Bemba en rapport avec les crimes allégués », a expliqué Caroline Maurel, chargée de la sensibilisation, à la Cpi. Et précision de taille que ne manque d’ajouter Caroline Maurel, « l’Accusation avait alors modifié les charges et la Chambre a, par la suite, confirmé les charges et renvoyé l’affaire en procès ». La fin du cauchemar pour le clan Gbagbo est donc loin d’être arrivée, surtout que, comme l’explique le porte-parole de la Cpi, Fadi el Abdallah, « pour le moment, M. Gbagbo demeure en détention au quartier pénitentiaire de la Cpi (…) ». Il est clair que, comme ils l’ont fait depuis que leur client est à La Haye, les avocats de l’ex-chef de l’Etat ivoirien, pourront redemander la remise en liberté provisoire de Laurent Gbagbo. Mais, les raisons invoquées par les juges pour refuser cette demande, introduite en 2011, se sont-elles évaporées ? Pas sûr. A l’époque, les juges de la Cpi avaient dit niet à Laurent Gbagbo, estimant qu’il pourrait profiter de cette liberté provisoire, pour se fondre dans la nature et tenter ainsi de se soustraire à la justice. « Je crois que nous disposons d’un dossier solide contre M. Gbagbo et nous pensons qu’il y aura un procès », avait fait remarquer la procureure, Fatou Bensouda. Et d’assurer : « nous pouvons également et ultérieurement présenter d’autres éléments de preuves devant la chambre et demander que de nouvelles charges soient confirmées », si les juges de la cour ne confirment pas les charges qui lui sont imputées (à Laurent Gbagbo, ndlr), comme pour dire que l’ancien président ivoirien est cerné. Il y a donc fort à parier que toute nouvelle demande de remise en liberté, recevra une réponse pas trop différente de celle déjà donnée par les juges, notamment comme ils l’ont fait pour le même Jean-Pierre Bemba. Quand M. Bemba a eu l’autorisation de se rendre aux obsèques de son père, Jeannot Bemba, en juillet 2009, c’est sous bonne garde qu’il s’y rend, lui aussi fortement soupçonné de prendre la clé des champs, si une liberté provisoire lui est accordée. Juste après la cérémonie religieuse, Jean-Pierre Bemba est vite ramené en cellule. Le temps que la procureure, Fatou Bensouda et son équipe, ‘’bétonnent’’ davantage leurs dossiers à charge contre M. Gbagbo, celui-ci restera donc en détention, selon toute vraisemblance. Mais, ce que cela induit, c’est le temps à passer en cellule, avant d’être situé sur son sort. Si l’on ose encore la comparaison avec l’ancien vice-président congolais, il faut savoir que son procès qui a débuté en 2010, après la confirmation des charges, intervenue le 15 juin 2009, est loin de son terme. Dans son cas, Laurent Gbagbo devra patienter jusqu’en 2014, au moins, pour savoir s’il peut être jugé. Si l’aventure est pénible pour Jean-Pierre Bemba, plus jeune que Laurent Gbagbo, elle risque d’être éprouvante pour l’ancien chef de file du Front populaire ivoirien. Ses partisans qui semblent ignorer ce qui l’attend et jubilent, gagneraient donc à se montrer plus compatissants. « Il est difficile de remettre à l’eau, les gros poissons comme MM. Taylor, Bemba, Gbagbo… », ironise un haut magistrat ivoirien.

M. Dossa

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