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Le Patriote N° 4090 du 11/7/2013

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Malgré l’appel à la repentance du chef de l’Etat : Le FPI toujours dans l’arrogance
Publié le jeudi 11 juillet 2013  |  Le Patriote


Dialogue
© Abidjan.net par Didier ASSOUMOU
Dialogue gouvernement-opposition: le FPI exige la libération de Koua Justin avant la reprise des discussions
Jeudi 27 juin 2013. Abidjan. Le Front populaire ivoirien, au cours d`une conférence de presse fait l`état des lieux de la situation socio-politique en Côte d`Ivoire. Le Fpi exige du gouvernement la libération des prisonniers politiques et la création d’un environnement propice à un dialogue politique crédible.


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“Entre ceux qui ont appelé à un recomptage des voix et ceux qui ont bombardé la résidence présidentielle et causé tous les dégâts que vous savez, qui doit se repentir ? ». C’est l’essentiel de la réponse du Front populaire ivoirien à l’appel à la repentance lancé par le président Alassane Ouattara depuis Korhogo. L’ex-parti au pouvoir, par la voix de son porte-parole, le Dr Richard Kodjo, estime que tout ce qui s’est passé au cours de la crise postélectorale, est la faute à Ouattara et « aux forces coalisées amenées par la France ». Eux, au FPI, ils n’ont rien fait. « Nous sommes dans un cas de figure où le bourreau passe pour la victime et la victime devient le bourreau. Il faut qu’on redescende sur terre. Il faut que nous marchions la tête sur les pieds et non les pieds sur la tête », poursuit le secrétaire général par intérim du FPI dans entretien accordé hier au confrère Soir Info. Avant lui, mardi dernier, le ministre Dano Djédjé, membre du comité central du FPI, s’est également prononcé sur la question. « Comme il y a beaucoup de victimes, qui demande pardon à qui ? Et comment ? Et pourquoi ? Je pense que, de façon globale, si on veut vraiment régler le problème de la Côte d’Ivoire, c’est ce que nous souhaitons, il faut s’asseoir », a rétorqué le mardi dernier l’ancien ministre de la Réconciliation nationale sur ONUCI-FM. Pour lui, pas question au FPI de demander pardon avant qu’on ne sache, après des discussions franches, qui a fait quoi au cours de la crise postélectorale. Comme on peut le constater, à travers ces deux réponses, au FPI, l’heure n’est pas au repentir. Encore moins à la contrition pour tout ce qui s’est passé au cours de cette période de triste mémoire. « Il faut que le FPI, parti courageux avec le multipartisme, qui a eu la force de contester le parti unique, ait la force – je parle de ses dirigeants – de demander pardon aux victimes, aux parents des victimes», a conseillé le chef de l’Etat à Korhogo. En parlant ainsi, le président de la République appelle à Miaka Oureto et ses camarades à un exercice certes difficile, mais salvateur pour la Côte d’Ivoire et pour eux-mêmes. Le président Ouattara ne demande pas aux dirigeants du FPI d’avouer publiquement leurs crimes. Mais souhaite l’aider à sortir de l’impasse dans laquelle ils se trouvent en ce moment. Le garant de l’unité nationale veut amener l’ancien parti au pouvoir à assumer pleinement sa part de responsabilité dans la crise après-élection qui a fait officiellement 3000 morts. Comme, lui, l’a déjà fait. Comme Paul Yao N’Dré l’a également fait. Comme Guillaume Soro, ancien patron des Forces Nouvelles, l’a aussi fait. Demander pardon n’est en rien un signe de faiblesse. Encore moins un aveu de culpabilité. C’est plutôt une marque d’humilité et faire preuve de dépassement. C’est en cela que le chef de l’Etat en appelle au courage du FPI. Car demander pardon, il est vrai, n’est pas facile. Mais, n’avilit pas. Au contraire, c’est une attitude qui grandit. Surtout, lorsqu’on a beaucoup de choses à se faire pardonner comme le FPI. En l’invitant au pardon, Ouattara ne cherche pas à stigmatiser le parti de Laurent Gbagbo. Mais l’aider à se sauver lui-même. Ne dit-on pas qu’une faute avouée est à moitié pardonnée ? Au lieu donc de se réfugier derrière de faux-fuyants, comme le « recomptage des voix » ou « qui a gagné les élections », le FPI chercherait à descendre de son piédestal pour prendre le train de la réconciliation nationale. Car, ça ne sert à rien d’être premier au hit parade de l’arrogance là où le bons sens nous commande de poser un acte fort pour apaiser la douleur des victimes et de leurs parents. Le vrai dialogue pour la réconciliation, que réclame à cor et à cri le ministre Dano Djédjé, pourrait s’instaurer à ce prix. Le pardon du FPI, non seulement libèrera le parti de Laurent Gbagbo lui-même. Mais aussi permettra au chef de l’Etat et le gouvernement, qui ont le devoir de veiller sur les intérêts des victimes, d’être plus à l’aise à négocier avec ceux qu’elles considèrent comme ceux par qui le malheur est arrivé. C’est au FPI de le comprendre et de redescendre sur terre. Humblement.
Jean-Claude Coulibaly

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