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Notre Voie N° 4475 du 23/7/2013

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Furia des Burkinabè à Bouaflé: Qui va sauver les Baoulé d’Angovia ?
Publié le mardi 23 juillet 2013  |  Notre Voie




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En 2002 et 2003, au moment où les Ivoiriens du sud du pays se préparaient, comme ils pouvaient, pour aller combattre la rébellion du nord qui massacraient de pauvres gens, des cadres du Pdci initiaient une contre-campagne pour demander à leurs parents ou à leurs amis «de ne pas se mêler de cette affaire» qui ne les concerne pas. Un haut dignitaire du centre a même franchi le rubicon en déclarant devant les caméras : «Cette guerre n’est pas la nôtre».
Bien que cette déclaration ait scandalisé nombre d’Ivoiriens lucides, elle a fait cependant son chemin chez certains Ivoiriens qui, mettant en pratique le conseil du dignitaire, ont offert gîte et couvert aux rebelles dans les grandes villes comme Bouaké, Man et les villes sous leur contrôle. A peine installée, la rébellion s’est mise à «mélanger tout le monde» dans sa recherche de pitance quotidienne. Cela jusqu’à la présidentielle de 2010 où le comble de l’horreur a été atteint.
Aujourd’hui, devenus maîtres de la Côte d’Ivoire, ils n’ont aucune peine à imposer tout à tout le monde. Les domiciles des cadres Pdci ont été pillés comme ceux des autres Ivoiriens qui les combattaient. A l’ouest (Cavally), Guéré et Baoulé sont chassés de leurs terres et plantations par des Burkinabè armés jusqu’aux dents qui en deviennent les maîtres. L’ouest mis en coupe réglée, le cap est mis sur le centre, précisément à Bouaflé, en pays baoulé.
«Angovia est comme la Côte d’Ivoire. Nous avons offert l’hospitalité, en retour c’est la désolation que nous avons récoltée. Ce sont des Burkinabè arrivés ces derniers temps et qui n’ont pas de dortoir fixe qui ont fait ça. Ils ont reçu du renfort venu de Kossou et Toumbokro. Ils voulaient nous chasser et accaparer nos terres». Le chef de terre Diby Kouassi, qui a tenu ces propos à notre envoyé spécial à Angovia, relatait ainsi les souffrances de ses populations après le passage des Burkinabè qui ont surpris nuitamment les populations de ce village et brûlé toutes les maisons. Comme ils le font un peu partout à travers le pays où, aidés de leurs fusils d’assaut et autres Kalachnikovs, ils chassent les populations ou tirent sur elles.
A Angovia comme à Toulépleu, Bloléquin, Taï, Guiglo, Duékoué, Bangolo etc., les populations passent le plus clair de leur temps à refaire ou reconstruire leurs habitations. Brûlées ou détruites par les hommes de Ouattara (pour la plupart des Burkinabè), ces habitations donnent une image triste des villages dans lesquels la couleur dominante est la fumée noire.

Y a-t-il quelqu’un pour sauver les Ivoiriens ? Y a-t-il quelqu’un pour aider Angovia ?

Serions-nous en train de pleurer, en train de déplorer de nombreuses pertes en vies humaines et en matériels si nous avions fait comme les leaders chinois pour chasser l’envahisseur japonais lors de la guerre de 1937-1945? Cette année-là, alors que le général Tchang Kaï-chek était en guerre contre son frère Mao Tsé Toung, il décida de déposer les armes et de rejoindre Mao pour repousser l’armée japonaise qui venait d’envahir le territoire chinois. Une fois la victoire obtenue, Tchang Kaï-chek retourne à sa base et reprend le combat contre Mao. Même si Mao l’a vaincu, il aura montré le visage d’un vrai patriote dont toute la Chine s’est toujours souvenue.
En Côte d’Ivoire, la méchanceté des uns contre les autres a plongé le pays dans une situation d’où seul le miracle peut le sortir. Des gens ont agi comme s’ils étaient devenus aveugles ou comme s’ils avaient tout perdu. Il n’était même pas rare d’entendre certains dire : «Je préfère un étranger à un Ivoirien». Pauvre de nous !

Abdoulaye Villard Sanogo

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