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Le Patriote N° 4107 du 31/7/2013

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Grève à l’Université Alassane Ouattara / Dr Togba Philippe (Sga Cnec section Bouaké) : “Nous demandons simplement qu’on nous paye nos dus”
Publié le mercredi 31 juillet 2013  |  Le Patriote




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Dr Togba Philippe, secrétaire général adjoint de la section de la coordination nationale des enseignants du supérieur et des chercheurs (CNEC) que nous avons rencontré à l’occasion de la grève déclenchée par la section de Bouaké a bien voulu se prononcer sur les motivations de cet autre arrêt de travail. Le secrétaire national chargé des sections invite les autorités à se pencher sur la question pour une reprise rapide des cours. Entretien

Le Patriote : Monsieur le secrétaire général adjoint de la CNEC, qu’est-ce qui motive cet autre arrêt de travail entamé par votre coordination ?
Dr Togba Philippe : Pour vous répondre franchement, nous sommes fatigués ici à Bouaké. Depuis environ 13 ans, nous avons travaillé et on nous doit assez d’argent. Nous venons de finir le premier semestre. Aucune prime n’a été encore payée. Fort de tout cela, la CNEC de l’UAO de Bouaké a décidé d’un arrêt de travail d’une semaine renouvelable à compter du lundi 29 juillet 2013(ndlr l’interview a été réalisée avant cette date). Et cet arrêt de travail qui concerne toutes les activités académiques et pédagogiques ne prendra fin qu’après la satisfaction de tous les points de revendication inscrits dans le préavis. C’est à dire le paiement de tous les arriérés en souffrance à l’IGF, la prise en compte et le paiement de trois ans de primes de correction et de délibération à savoir 2007 /2008;2008/2009 ;2009/2010 , le reversement de la somme de 100 000 frs retenue sur la prime de recherche de juin 2013 des promus du CAMES de 2012,le paiement des soutenances de 2011/2012 appelée année de rattrapage, le paiement des heures complémentaires du 1 er semestre 2012/2013,le rappel des primes de recherches des nouvelles recrues depuis 2011 et la mise à disposition des bureaux et du matériel didactique et informatique, etc.

L P : Depuis votre retour sur le site originel, quelles sont vos revendications qui ont été satisfaites ?
T P : Pas grand-chose. D’abord, nous sommes sortis dans la crise pour aller à Abidjan et on a tout perdu. Malgré cela, nous avons tout fait pour mettre l’université sur les rails, 13 ans après. A Abidjan, on était sur environ 13 sites ou nous dispensions les cours. Imaginez les difficultés dans lesquelles on a fait vivre l’université. Nous sommes revenus sans qu’on ne nous donne une prime de réinstallation et à présent nous sommes une université sinistrée. Nous sommes 485 enseignants avec 76 bureaux qui sont en réfection, ce qui veut dire que les enseignants sont dehors. On parle de système LMD, où allons nous recevoir les étudiants ? Dehors ? L’Etat a mis certes quelques moyens pour réhabiliter l’université mais ils sont très insuffisants par rapport aux besoins réels sur le terrain. Nous n’avons pas d’ordinateur, nous utilisons nos propres machines pour travailler.

L P : A combien s’élèvent vos primes à ce jour ?
T P : Il y a deux types de primes. Les dettes et celles qui sont relatives au 1er semestre pour un total de 1. 980. 000 000 frs

L P : Compte tenu des priorités de l’état, est ce qu’il ne serait pas bien de patienter un tout petit peu ?
T P : Je ne sais pas ce que vous entendez par patience. Certains de nos collègues sont morts. La patience a ses limites. Comme nous sommes en train de changer de système, il aurait fallu qu’on finisse avec les dettes de l’ancien système avant d’entamer le nouveau LMD. Nous avons manifesté pour qu’on nous paie les dettes mais rien .On nous oblige à aller à la grève. La balle est dans le camp des gouvernants. Personne n’a envie de faire la grève.

L P : Jusqu’où êtes vous prêts à aller avec cette grève ?
T P : Nous savons quand nous commençons mais la durée dépendra des autorités sinon c’est une semaine renouvelable. Mais si demain on satisfait nos revendications, nous mettrons fin à la grève.

Réalisée par Coulibaly Souleymane

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