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L’intelligent d’Abidjan N° 2910 du 9/9/2013

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Passation de charges au FPI / Affi reprend la tête du parti et dévoile sa feuille de route
Publié le lundi 9 septembre 2013  |  L’intelligent d’Abidjan


FPI:
© Abidjan.net par Atteby
FPI: Cérémonie de passation des charges entre Miaka Ouretto et Affi N`Guessan
Samedi 7 septembre 2013. Abidjan. Le président statutaire du Front populaire ivoirien, Pascal Affi N’guessan a repris les rênes du parti au cours d’une cérémonie de passation des charges avec son intérimaire, Sylvain Miaka Ourétto.



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Le procès du régime Ouattara, le dialogue direct, la réconciliation… Les temps forts d’un discours fleuve 40 minutes chrono. C’est le temps qu’a duré le discours dit d’orientation de Pascal Affi N’guessan, désormais à nouveau président du Fpi. L’ancien prisonnier de Bouna avait beaucoup à dire ce samedi 7 septembre, après une longue absence (26 mois), loin des siens.

C’est devant une foule compacte composée de cadres, militants, sympathisants du Fpi et amis invités parmi lesquels le MFA de Innocent Anaky Kobénan, qu’il a délivré son message dans l’enceinte du QG d’Attoban. Un message attendu et bien apprécié des militants si l’on en croit l’un d’eux, tout heureux qui confiait à un autre : ‘’ce discours est plutôt un livre qu’il faut soigneusement garder sur soi’’. Il était 17 h 13 lorsqu’après les autres étapes du cérémonial de la passation de charges, le président de séance, Niakpa Godé du comité de contrôle du Fpi, passe la parole à Pascal Affi N’guessan. Pour la chaleur de l’accueil et la montée de température dans la salle finissent par émouvoir la vedette du jour qui ne manque pas de l’évoquer d’entrée : ‘’C’est une grande émotion qui m’étreint au moment où je vous retrouve, chers Camarades’’. Pour la suite, après l’expression de sa gratitude à tous, c’est à une critique en règle du régime Ouattara qu’il procède. La sécurité, le système de santé, le chômage des jeunes, le désarmement des ex-combattants, les nombreux voyages du Chef de l’Etat, la problématique de la réconciliation, les réformes institutionnelles, tout y passe. Même l’économie, terrain privilégié d’Alassane Ouattara. Mais avant toute chose, il souligne que la lutte pour la libération de Laurent Gbagbo est pour le FPI une obligation politique et un impératif catégorique.

‘’En moins d’un an,
les effets bénéfiques de l’initiative PPTE ont été dilapidés’’
Si le président Bédié peut s’enorgueillir du bilan à mi-parcours d’Alassane Ouattara et de son gouvernement, en affirmant souvent que ‘’la Côte d’Ivoire est désormais entre des mains expertes’’ et qu’elle n’aurait jamais dû se retrouver entre les mains des ‘’refondateurs’’, si le président de la République lui-même peut souvent faire observer que ‘’ce pays n’a pas été gouverné ces dix dernières années’’, Pascal Affi N’Guessan n’a pas la même perception des choses. Les ponts et les grands travaux d’infrastructures engagés dans Abidjan, il n’en a cure. Pour l’ancien Premier ministre de Gbagbo au contraire, depuis l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir, la Côte d’Ivoire ‘’se désagrège’’ au jour le jour, elle ‘’va mal, elle tombe en ruines sous nos yeux’’. Et quand l’ingénieur des télécommunications fait des cours d’économie au diplômé d’économie de l’université de Pennsylvanie, tout observateur n’y prêterait pas attention. Mais Pascal Affi N’guessan, très sûr de lui cet après-midi-là, étaye son propos avec des chiffres. ‘’Entre 2011 et 2013, la production de cacao a baissé de 8,1%, et la production de pétrole de 13,07 %, celle de l’or brut de 1,55 %. N’ayant aucune maîtrise de la situation sur le terrain, le gouvernement a cessé de publier les statistiques des flux physiques et financiers. (…) Notre solde commercial global qui était excédentaire de + 1051,4 Milliards de francs CFA sous Laurent Gbagbo (2010) a plongé vers un déficit de –56,4 milliards de F CFA sous Ouattara (2013) : Avec Ouattara, on nous pompe notre argent à la puissance d’un ouragan. (…) Alors que les recettes et dons ne se sont accrus que de 14,54% entre 2010 et 2012, les dépenses quant à elles ont augmenté de 20,46% aggravant le déficit budgétaire en 2012, de +81, 86 % par rapport à 2010. Ce déficit représente 3,11% du PIB alors que le plafond toléré par l’UEMOA et que nous sommes tenus de respecter est de 3%’’, relève-t-il. Puis de conclure sur ce point en ces termes : ‘’En moins d’un an, les effets bénéfiques de l’initiative PPTE ont été dilapidés : en 2012, le stock total de la dette publique est plus élevé (617,4 milliards de FCFA) qu’en 2010 (5587,9 milliards) avant l’atteinte du point d’achèvement de l’initiative PPTE’’.

Les états généraux de la République à la place des plateformes de dialogue
On attendait aussi Pascal Affi N’guessan sur l’appel au dialogue lancé par le gouvernement surtout après son entretien privé avec le Premier ministre Duncan le vendredi 6 septembre 2013, en début de soirée. Sa réponse se résume en ceci : réconciliation oui mais pas sous la forme actuelle mais plutôt après la libération totale des prisonniers pro-Gbagbo et le retour des exilés... Pour le désormais patron du Fpi, c’est de la tergiversation que d’éclater les structures qui gèrent les questions de réconciliation nationale, Cdvr, Pncs, Cpd et dialogue direct avec le Fpi notamment. ‘’Il faut que les responsabilités soient situées afin que plus jamais pareil drame ne se reproduise dans notre pays. C’est au nom de cette exigence de vérité que nous ne pouvons cautionner les cadres actuels de dialogue ou de réconciliation que le pouvoir a mis en place pour nous distraire. J’appelle le Chef de l’Etat, le Président Alassane Ouattara, une fois qu’il aura libéré tous les prisonniers politiques (civils et militaires) et ouvert les frontières aux exilés, à convoquer les Etats Généraux de la Réconciliation ou République qui seront l’instrument opérationnel de la réconciliation’’, a dit Pascal Affi N’guessan. Qui souligne néamoins la nécessité d’une réconciliation ‘’sincère’’ et sans faux-fuyants. ‘’La Réconciliation nationale n’est pas facultative. Elle est obligatoire, parce qu’elle engage et conditionne l’existence et l’avenir de la nation, de l’Etat, de la République. Personne ne peut prendre le pays et la nation en otage. Celui qui est incapable de réconcilier n’a pas sa place à la tête de l’Etat. (…)Quoi qu’il soit arrivé par le passé, l’exigence d’un avenir commun doit l’emporter sur le désir de vengeance. La vengeance est une voie sans issue’’, a-t-il encore ajouté, rappelant que le ‘’pardon est au pouvoir des hommes’’. Ce pardon qui, de son point de vue, doit surmonter les déchirements et les drames du passé pour l’invention d’un avenir nouveau. Il a terminé son discours en situant la communauté internationale sur ce que doit être la base de la coopération entre les Etats : le respect de la dignité et de la souveraineté des peuples. Affi a également appelé au renforcement du Cnrd et galvanisé la diaspora pro-Gbagbo qui est jusque-là très active et qui a permis de faire bouger les lignes selon une expression de Miaka Ouretto.

S.Debailly



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