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Nord-Sud N° 2485 du 14/10/2013

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Exploitation du bois de vêne - L’interdiction contestée
Publié le mercredi 16 octobre 2013  |  Nord-Sud




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La mesure portant interdiction de l’exploitation du bois de vêne continue de défrayer la chronique. Les exploitants de cette essence la jugeant irrégulière et néfaste.


Les exploitants et exportateurs de bois de vêne ne savent à quel saint se vouer. Depuis le 25 juillet dernier, un décret portant interdiction de l’exploitation, de la coupe, du transport, de la commercialisation et de l’exportation du pterocarpus spp communément appelé ‘’bois de vêne’’ a été pris en Conseil des ministres. Selon le ministère des Eaux et forêts, à travers cette mesure, l’Etat entend lutter contre la destruction avancée du couvert forestier de la Côte d’Ivoire et préserver ainsi l’environnement et l’écosystème des zones septentrionales. Et pour cause, au dire d’un cadre de cette administration, la Côte d’Ivoire n’a plus que trois millions d’hectares de forêts, contre seize millions dans les années 1960. Le gouvernement ne peut plus rester indifférent face à la disparition vertigineuse de la forêt. Pourtant, pour les opérateurs économiques de ce secteur, cette mesure est irrégulière. Dans une déclaration faite récemment, le secrétaire général du syndicat des exploitants et exportateurs de bois de vêne, Serge Soumahoro, a dénoncé ce décret d’interdiction. Car pour lui, il con­cerne seulement ceux qui exploitent le bois de vêne dans le nord. « Ce décret ne nous est pas opposable dans la mesure où il est manifeste que nos autorisations d’exploitation nous ont été délivrées à l’effet d’exercer nos activités dans les périmètres réguliers qui ne se situent pas dans la partie nord du pays », a-t-il fait savoir. Au dire de M. Soumahoro, tous les opérateurs en dessous du 8ème parallèle ont reçu une autorisation pour exercer en toute légalité leurs activités. « Ce sont ceux qui travaillent au-dessus du 8ème parallèle qui sont dans l’illégalité. Mais on ne comprend pas que de façon inattendue, on nous empêche de poursuivre nos activités et nous con­fonde avec des trafiquants », souligne-t-il. Pour le Sg, tous les opérateurs légaux observent les règles de leur métier. « Aucun des «marteaux» autorisés n’a fait l’objet d’un procès-verbal par les services compétents du ministère des Eaux et forêts pour l’exploitation frauduleuse dans le nord depuis que nous menons nos activités », a-t-il affirmé. Poursuivant, il a indiqué que ce sont quatorze autorisations d’exploitation qui ont été délivrées par le ministère de tutelle, cette année, pour une durée d’un an, c’est-à-dire jusqu’à décembre 2013. « Pourquoi, pendant que nous avons engagé des investissements, pris des engagements, l’Etat vient-il prendre une telle décision ? », s’est-il interrogé. Selon lui, ce décret fait perdre plus de 7000 emplois directs et 10.000 emplois indirects. « Chaque mois, ce sont près de 5 milliards Fcfa qui sont déboursés au titre des salaires et autres frais de transport et d’exportation », révèle-t-il. C’est pourquoi, il déclare que cette mesure entraîne la mise en chômage de plusieurs travailleurs et met les opérateurs dans une situation délicate vis-à-vis de leurs partenaires financiers. Quant à Ali Diabagaté, chargé du contentieux dudit syndicat, c’est le retard que prend l’arrêté d’application du décret qui suscite la colère des opérateurs. « Un arrêté ministériel devrait autoriser l’évacuation des bois déjà coupés avant la prise du décret. Mais depuis nous attendons. Pendant ce temps, le bois coupé est en train de pourrir », se lamente-t-il. Le bois de vêne, c’est une essence qui est réputée pour sa forte valeur marchande et est notamment utilisée pour le mobilier. Jusque-là, seule l’exportation du bois transformé sur place était autorisée. La question de l’exploitation de cette essence s’est imposée récemment dans le débat public en raison de l’expansion du trafic autour de ce bois, de plus en plus exporté sans transformation par des opérateurs étrangers, en particulier chinois.

Ahua K

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