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Nord-Sud N° 2497 du 17/10/2013

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Candidature de Ouattara en 2015 - Bédié et Mabri coincés
Publié le jeudi 17 octobre 2013  |  Nord-Sud


PDCI-
© Abidjan.net par EMMA
PDCI- RDA : Passation de charges entre l`ancien sécrétaite général Alphonse Djédjé Madyet le nouveau sécrétaire exécutif, Maurice Guikahué
Mercredi 16 octobre 2013. Abidjan. Siège du PDCI. Photo : Mr Alphonse Djédjé Mady


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Le président de la République, Alassane Ouattara, candidat à sa propre succession, devrait aller en roue libre à la présidentielle de 2015. Mais avant, ses alliés sont obligés de manœuvrer pour faire accepter sa candidature à leurs militants.

La partie est loin d’être aisée pour Henri Konan Bédié et Albert Toikeusse Mabri. Les présidents du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (Pdci) et de l’Union pour la démocratie et pour la paix en Côte d’Ivoire (Udpci) sont d’accord pour ouvrir un boulevard à Alassane Ouattara, à la présidentielle de 2015. C’est à la faveur d’une réunion du Rassemblement des houphouétistes pour la démocratie et la paix (Rhdp), la coalition à laquelle ils appartiennent, à Paris, en juin dernier, en marge de la remise du Prix Félix Houphouet-Boigny pour la recherche de la paix, qu’ils ont pris cet engagement. Pour eux, il serait inconséquent qu’un cadre du Rhdp veuille défier dans les urnes, Alassane Ouattara qui a réussi à défaire Laurent Gbagbo, au second tour de la présidentielle de novembre 2010, en partie grâce au soutien de cette coalition politique. Mais depuis lors, les alliés de Ouattara sont manifestement coincés : ils ne savent pas comment faire valider la décision de Paris par les bases de leurs partis politiques. La difficulté réside dans le fait qu’au Pdci et à l’Udpci certains cadres et militants de base pensent que leur parti est trop à la remorque du Rassemblement des républicains (Rdr). Mais bien plus, certains cadres estiment qu’ils sont loin de bénéficier des retombées de la victoire du ¨Président Alassane Ouattara. «Même sous l’ancien régime, nous avions le minimum. Mais, depuis que le Président Ouattara est aux affaires, la promotion de nos cadres est comme bloquée. Pis, ceux qui avaient de petites places, les ont perdues. Dans ces conditions, comment leur faire accepter l’idée de soutenir à nouveau le Président Ouattara ?», interroge un proche d’Albert Toikeusse Mabri.

Comment contenter
ceux qui grognent ?
«Sinon, dans le fond, le président de l’Udpci ne verrait aucun inconvénient à renoncer à se présenter en 2015 contre le Président Ouattara dont il est l’un des importants ministres», ajoute notre interlocuteur, off record. Le sujet est donc délicat. Réunis en pré-congrès, le week-end dernier, certains cadres et militants de l’Udpci ont espéré avoir une réponse à cette question, mais ils sont repartis de Grand-Bassam avec un sentiment de symphonie inachevée. Non seulement Toikeusse Mabri a esquivé le sujet, mais face aux journalistes, lors d’une conférence de presse, le ministre du Plan a fait preuve d’une extrême agilité. «La Constitution de notre pays permet de faire deux mandats. Celui qui est au pouvoir, s’il estime qu’il a encore de la force pour servir son pays, il a le droit de se représenter. Surtout dans notre cas, le gouvernement, qui est en place pour que les Ivoiriens dans leur ensemble sentent la croissance économique, a perdu deux ans du fait de la crise postélectorale. Je sais que les enfants d’Houphouet-Boigny rassemblés donneront le meilleur en termes de paix, de stabilité et de développement à la Côte d’Ivoire», répond-il à la question des journalistes qui veulent savoir s’il va se présenter face à Alassane Ouattara en 2015. Il n’en dira pas plus malgré l’insistance de ses interlocuteurs à qui il donne rendez-vous lors de la convention de l’Udpci censée trouver un candidat pour le parti arc-en-ciel.

Se donner le temps d’agir
En réalité, Albert Toikeusse Mabri ne fait que marcher dans les pas d’Henri Konan Bédié. Dans le parti de l’ancien chef de l’Etat, la question n’est pas encore tranchée, nonobstant le congrès des 4, 5 et 6 octobre 2013 au cours duquel M. Konan Bédié a été reconduit au poste de président. Le candidat du Pdci à la présidentielle de 2015 reste donc toujours à trouver puisque ‘’l’aîné’’ d’Alassane Ouattara, 79 ans, ne peut pas s’aligner dans le starting-block. En renvoyant leurs militants à leurs congrès, Henri Konan Bédié et Albert Toikeusse Mabri, se donnent donc du temps supplémentaire pour manœuvrer. Outre les réglages qu’ils auront à faire d’ici là avec Alassane Ouattara, les retombées de la rigueur dans la gestion de l’actuel chef de l’Exécutif commenceront à se faire sentir.
En ce qui concerne le troisième leader de la coalition houphouétiste, à savoir Innocent Anaky Kobena, il ne devrait pas avoir de difficulté à faire accepter la candidature unique d’Alassane Ouattara, malgré la fronde qui est organisée contre lui. «Déjà en 2010, le président Anaky avait proposé que le Rhdp propose un candidat unique face à Laurent Gbagbo. Si aujourd’hui, les autres veulent aller dans ce sens, nous ne pouvons que saluer cela», fait remarquer Yaya Fofana, conseiller du patron du Mfa. C’est que, l’ancien ministre des Transports qui n’a pas bien souvent passé la pommade au régime Ouattara a été reçu, mercredi dernier, par le chef de l’Etat. Il aurait donc, selon toute vraisemblance, pu obtenir ce qu’il attend de son allié, en contrepartie de son soutien, pour le scrutin de 2015. Avant le congrès du Mfa qui se tiendra début 2014, il réunira ses principaux lieutenants, le week-end prochain, sans doute pour commencer déjà à ‘’vendre’’ son candidat.


Marc Dossa

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